A Turtle in a Kitchen

a déménagé

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Désolée pour le dérangement...

A Turtle in a Kitchen: juin 2006

juin 29, 2006

La Tarte au pavot et citron Meringuée (BBQ Attitud' part 2)




Parmi les desserts favoris de Ma P'tite Caille, il y a la Tarte au citron... Mais quand on touche au dessert préféré de quelqu'un, il s'agit de ne pas se planter... parce qu'on touche souvent à une espèce de mythe...
Alors quand j'ai commencé à me lancer dans la préparation de ma première Tarte au citron, j'avais une légère pression! Je me souviens avoir compulsé un certain nombre de recettes, avant de me décider pour celle que je vous présente aujourd'hui. Contrairement à la P'tite Caille, je n'avais quasiment jamais mangé de tarte au citron, en conséquence de quoi, je n'avais pas d'idées préconçues en la matière, qui auraient éventuellement pu me guider dans l'immense choix offert par les multiples versions disponibles.... Alors pourquoi celle-ci a retenu mon attention davantage qu'une autre? Et bien en réalité, j'avais une idée arrêtée : à l'époque, toute recette où il était noté "Gélatine" coupait net sous le pied toute envie de ma part de la tester et ladite recette partait aussi sûrement qu'était profond mon dédain pour cet ingrédient, au fin fond des oubliettes ! Et pourquoi donc une telle phobie à l'égard d'un ingrédient finalement si banal en cuisine? Et bien c'est directement en lien, en y pensant bien, avec un de ces traumatismes gustatifs de l'enfance...

Un traumatisme vécu à la cantine de l'école primaire de ma douce Drôme natale que je fréquentais pourtant fort peu souvent. Maman, en plus d'élever tout un tas d'enfants, les récupérait à déjeuner tous les jours, sauf quelques rares exceptions. Du coup, c'était jour de fête quand maman nous donnait l'argent nécessaire le matin pour qu'on achète un ticket pour la cantine (et oui, il faut s'y faire, l'enfant, muni de sa prétendue innocence, est souvent bien ingrat!!) .

Pensez donc! 2 heures supplémentaires pour jouer avec les copains, être entourée de mes 5 meilleures amies et 3 amoureux tournants (et oui, l'enfant, en plus d'être ingrat est volage et l'amoureux du lundi n'est pas nécessairement le même que celui du jeudi... jusqu'à, au moins, qu'on lui inculque que ce ne sont pas des manières...) et surtout, surtout les fameux jeux autour d'un simple verre de cantoche ("dis, dis t'as quel âge toi? moi, j'ai 22 ans, alors c'est toi qui va chercher le pot à eau parce que t'as que 9 ans, gros naze!"). Bref toute à mon euphorie d'un jour d'exception, j'avais totalement oublié, ce jour-là, qu'allait aussi de pair, parfois, avec un repas mangé ailleurs qu'à la maison, la découverte d'un plat peu alléchant...

Et ce jour là, cette dure réalité m'a été rappelée violemment lorsque je me suis retrouvée nez à nez avec une espèce d'entrée salée entourée d'une vaste quantité de gélatine.... Et mon coeur a alors cherché à se faire discrètement la malle dans mes souliers, avant de se rapprocher dangereusement du bord des lèvres, histoire de me laisser seule face à cette épreuve....

Vous dire en quoi consistait cette entrée gélatinée? J'en serais bien incapable, la seule image que j'en garde, c'est celle de la gelatine l'entourant qui, non, définitivement, ne me donnait pas du tout, mais alors pas du tout envie d'y goûter... Bref, ce jour là, il a fallu (sous l'oeil sombre de la surveillante de la cantine qui rigolait pas en matière de "on finit son assiette"), aidée par une grande quantité de pain salvatrice, manger fourchettée après fourchettée, lentement mais néanmoins sûrement ce dôme peu ragoûtant... Si, ce jour là, la gélatine avait gagné un round, elle était loin d'avoir gagné la Guerre, et je me suis alors juré, que jamais, non! jamais plus, cette horrible chose ne passerait le tabernacle de ma digne bouche!!! Et c'est ainsi qu'à compter de ce jour mémorable, la gélatine a fait partie de la liste des rares ingrédients bannis à jamais du Turtle's world..., pour cause de profond dégoût...

Mais revenons-en à notre recette... Et bien celle-ci était justement une des rares à ne pas comporter cet ingrédient proscrit et pour cette seule raison avait, d'ores et déjà, gagné ses lettres de noblesses...

Et ce n'était en fait que le début de son entrée triomphale dans mes recettes cultes... Car oui, cette petite recette de rien, et malgré le fait que ma P'tite Caille n'y trouve pas totalement son compte (il n'aime pas la meringue, mais est-ce que toute bonne tarte au citron ne doit pas être nécessairement recouverte d'une douce, onctueuse et aérienne meringue, qui, comme par magie sublime l'acidité du citron? ), m'a fait découvrir qu'une bonne tarte au citron meringuée, bien fraîche, termine admirablement un repas estival!

Depuis, je la refais régulièrement car elle remporte toujours un franc succès (la meringue, son p'tit côté nuageux, un rien féérique, ça fait toujours son petit effet.... )

C'est pour cette raison que cette valeur sûre a survécu à l'écrémage de la longue liste des recettes envisagées un instant pour le BBQ entre amis...(cf la longue méditation générée par l'organisation de ce fameux BBQ).

Mais je n'aime pas refaire exactement à l'identique une recette déjà réalisée et j'avais justement et depuis peu mis la main sur un paquet de graines de pavot, lesquelles s'associent admirablement avec le citron. Ni une, ni deux, j'ai associé cette petite touche d'originalité à la jolie Tarte, laquelle est devenue pour l'occasion La Tarte au Pavot et Citron Meringuée


Ingrédients :
Pour la pâte sablée:

  • 250 g de farine
  • 60 g de poudre d'amande
  • 175 g de beurre
  • 70 g de sucre
  • 1 jaune d'oeuf
  • 2 cc de graines de pavot (facultatif mais tellement bon...)

Pour la crème au citron:

  • 4 gros citrons non traités
  • 150 g de sucre
  • 10 CS de crème fraîche épaisse (moi, c'est de la 30%, parce que quitte à se fait plaisir...)
  • 5 oeufs
  • 2 cc de graines de pavot (même remarque qu'au dessus!...)

Pour la meringue:

  • 3 blancs d'oeuf
  • 100 g de sucre glace (de préférence)

NB: penser à sortir les oeufs et le beurre du frigo, pour les laisser à température ambiante, avant le début de la préparation

Marche à suivre:

Préparer la pâte sablée:

  • Mettre dans un saladier la farine, la poudre d'amandes, le sucre et le beurre ramolli en morceaux
  • Mélanger du bout des doigts afin de bien méler tous les ingrédients ensemble et d'obtenir un mélange plutôt sablonneux (bon, je sais qu'on est à l'ère de la technologie et qu'il existe de fabuleux robots pour faire ça, mais moi, je trouve qu'il est bon de revenir aux petits bonheurs simples et c'est bien de sentir qu'on cuisine, avec les doigts, et la pâte n'en ai que meilleure, si si, je vous assure!)
  • Ajouter les graines de pavot et éventuellement quelques morceaux finement ciselés de zeste de citron
  • Ajouter le jaune et remuer rapidement (toujours avec les doigts, hein, parce que de toute façon, ils sont déjà sales, alors...), de façon à bien le répartir, rapidement (ne pas trop travailler la pâte)
  • Etaler la pâte sur un plan de travail à peine fariné, la foncer dans un moule à tarte (de préférence en silicone, sinon, ne pas oublier de le beurrer)
  • Mettre le plat à tarte au congel 30 minutes si vous avez le temps (cela empêche que la pâte s'effondre en cuisant à blanc)
  • Mettre le four à préchauffer Th 7

Préparer la crème au citron:

  • Zester et presser les 4 citrons
  • Battre dans un saladier les jaunes et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse légèrement
  • Ajouter au mélange précédent les blancs
  • Sortir la pâte du congel et la glisser au four, pour qu'elle cuise à blanc
  • Faire chauffer doucement la crème
  • Quand la crème commence à frémir, mettre à feu doux et ajouter le mélange oeufs/sucre, le jus de citron et les zestes
  • Laisser cuire doucement, en remuant à l'aide d'une cuillère en bois, en veillant à ce que cela n'attache pas au fond
  • Quand la crème commence à s'épaissir (environ 5 minutes), goûter pour voir si la crème n'est pas trop acide, et ajouter, en fonction du résultat escompté et de ses affinités avec l'acidité, soit un peu de sucre, soit un peu de jus de citron (ne pas oublier de jeter un oeil à la pâte qui cuit, pour vérifier que pour elle, tout se passe pour le mieux, c'est à dire concrètement, qu'elle ne crame pas! Il faut la sortir dès que les bords commencent à dorer légèrement)
  • Hors du feu, ajouter les graines de pavot à la crème au citron
  • Sortir la pâte du four (elle doit avoir cuit 10 à 15 minutes)
  • Verser la crème sur la pâte et remettre au four, th 6
  • Laisser cuire une vingtaine de minutes

Préparer la meringue:

  • Monter les blancs en neige ferme
  • Ajouter aux blancs qui commencent à être bien serrés, le sucre glace
  • Sortir la tarte du four, mettre la meringue dans une poche à douille (ou à défaut, dans un sac à congélation dont on a coupé un des coins) et répartir la meringue de la façon la plus esthétique possible (là je suis hilare, parce que, malgré toute la bonne volonté de la Turtle, c'est jamais très réussi, les décos de gâteaux et l'étalage de meringue sur tarte au citron ne déroge pas à la règle!)
  • Remettre la tarte ainsi habillée de sa meringue au four, une dizaine de minutes, jusqu'à ce que la meringue ait bien doré
  • Laisser refroidir la tarte avant de la glisser au frigo quelques heures pour qu'elle soit bien fraîche (une nuit, c'est l'idéal)

Bilan des courses:

C'est marrant, c'est toujours avec les plats qu'on a le plus l'habitude de faire qu'arrive le petit truc imprévu qui met un peu de pep's dans la routine ... (En ce qui me concerne, en tout cas!)

Figurez-vous que cette jolie tarte, qui s'est avérée être une des plus onctueuses et savoureuses jamais réalisées de mes douces mains, a failli finir sa courte vie sur le sol de la cuisine.

Je cherchais désespérément à faire entrer les 3 salades et les 2 gâteaux dans le frigo, au milieu des 12 plaquettes de beurre et autres denrées qui se trouvaient déjà en nombre réunies , quand Pôpa, appelé à la rescousse, a décidé de prendre les choses en main... en tentant des sortes d'échaffaudage dans le frigo. Au moment où il était à peu près parvenu au niveau de difficulté 4 du Tétris, (vous savez? le jeu où on emboîte tant bien que mal les formes sur Game Boy), il a attrapé d'une main le moule en silicone de la tarte au citron meringuée (j'avais choisi de laisser la tarte dedans afin d'attendre qu'elle ait bien refroidi , pour ne pas risquer en la démoulant précocément de casser la pâte encore friable...) , tout en surveillant, du coin de l'oeil, l'équilibre précaire mis en place dans le frigo, omettant ainsi un élément important de l'équation : le moule en silicone est mou! Et, conformément à la fameuse loi de l'attraction, le plat, maintenu seulement par un bord a dangereusement mais néanmoins sûrement commencé à s'affaisser, au ralenti, sous mes yeux ahuris, pendant que je hurlais un "NNNNOOOOONNNNNNNN!!!!!!!" désespéré et voué à empêcher par magie le moule de finir sa course à la verticale.... Papa, interpelé, a réussi de justesse à sauver le coup!!

Néanmoins et parce qu'il n'y pas encore de miracles dans ma cuisine à signaler au Vingt heures, la tarte était cassée par le centre!!! Et comment maintenant envisager de la démouler sans risquer de perdre la moitié de la crème dans l'opération???!!Imaginez mon désespoir, qu'on pouvait aisément lire, rien qu'en jetant un regard à mes yeux, restés bloqués sur l'option "horrifiés" : la Turtle était en état de choc...

Pôpa a fermé le frigo, m'a dit d'aller me coucher et qu'on verrait bien demain... (sur le coup, j'avoue que cette phrase ne m'a guère semblée satisfaisante, mais il était tard... et de toute façon, à une heure du mat, il n'y avait guère d'autre option)

Confirmant le fameux "la nuit porte conseil", je me suis réveillée le lendemain, avec en tête l'idée du siècle (et modeste avec ça!) : il suffisait de congeler la tarte, afin de la solidifier. Après une heure au congel, j'ai pu, sans risque, la démouler, avant de la remettre au frigo, pour qu'elle attende patiemment l'heure du dessert. Et une tarte au citron de sauvée!

Des trois desserts servis ce soir là, cette tarte est celle qui a fait le plus l'unanimité... Elle était ultra fraîche, acidulée, tout en étant malgré tout douce en bouche grâce à la meringue... Le pavot ajoute une petite note très légère, que peu ont décelé (surtout que nous dinions à l'extérieur, éclairés par des bougies, ce qui n'aidait pas à admirer les subtiles petites billes noires présentes dans la crème) mais que les amateurs apprécieront, j'en suis sûre!

C'est véritablement un dessert parfait pour les longues soirées d'été, à déguster de préférence autour d'une table en teck (et oui, la Turtle se lance aussi dans les conseils déco, maintenant!), exhalant légèrement l'odeur du bois qui a longuement chauffé dans la journée, juste éclairé à la lueur des bougies, et ainsi se rendre compte que c'est définitivement trop bon d'être en vacances....

PS: ça marche aussi pour ceux qui ne sont pas en vacances, la fin devient alors tout simplement : "et ainsi se rendre compte qu'on a drôlement l'impression d'être en vacances" ;-) ...

Conté par Alhya at 6/29/2006 10:00:00 PM | 59 comments Fiche recette

juin 28, 2006

Quelques propos Turtleinèsques à l'attention d'une Grande Généreuse


Voilà, aujourd'hui, vous voyez, je suis sensée travailler d'arrache pied à la rédaction de ma thèse... Pourquoi aujourd'hui, particulièrement? Et bien d'abord parce que si je ne me botte pas les fesses de temps en temps, et bien... je n'écrirai jamais rien, et puis parce qu'il y a des périodes où on peut écrire et d'autres non, pour tout un tas de raisons, dont je ne maîtrise pas encore totalement le pourquoi du comment et qui mériteraient probablement en elles-mêmes une thèse...( ;-b... mais je laisse cette riche idée de sujet à quelqu'un que ça tente, parce que moi, j'ai déjà la mienne, et une pour une vie, cela me semble déjà amplement suffisant (ne jamais abuser des bonnes choses!) et il se trouve qu'en ce moment je suis dans une phase d'écriture, c'est suffisamment rare pour que surtout, je ne prenne pas le risque de freiner le mouvement!!
Pourtant, il me paraît important de prendre un instant pour vous expliquer un peu quel est mon état d'esprit aujourd'hui (ceux qui recherchent une recette de cuisine, repassez dans quelques jours, désolée, mais la Turtle a envie de se confier, aujourd'hui!)
Dans ma vie bien rythmée, organisée, les blogs de cuisine sont devenus un élément important de mon quotidien. Important, en termes de temps passé (notamment à la rédaction de billets, à laisser des commentaires, à lire ), mais surtout en termes de découvertes, de rencontres... je visite le petit monde merveilleux des autres, j'apprends au fil de leurs billets, ou au hasard des commentaires qu'ils peuvent laisser de-ci de-là, à percevoir certains aspects de leur personnalité... et je me régale... je ris, je suis émue, surprise, tout ça, face à un simple ordinateur et à l'aide d'une connexion internet!! Probablement que ce sentiment est un rien amplifié par ma nature profondément joyeuse et sensible, ou encore par le fait que naturellement, j'ai un immense besoin de sociabilité, lequel a été quelque peu freiné, depuis trois ans, par un travail certes passionnant, mais qui suppose de devoir régulièrement s'isoler, afin de pouvoir réfléchir et écrire... or, les blogs, et notamment le mien, me permettent de trouver un espace de dialogue, compatible avec mon travail (enfin, du moins, en principe, c'est à dire à condition que je me discipline un peu et ne passe pas des heures à vous lire!;-p)
Je me suis lancée assez vite dans l'aventure, quelques semaines à peine après avoir découvert l'existence de la blogosphère culinaire et je ne savais pas trop ce que j'en attendais, si ce n'est de pouvoir à mon tour créer un lieu de partage et de contacts... Au fil des semaines, je constate que ce que j'écris, là, chez moi dans mon p'tit coin, vous plaît, suscite vos commentaires, des compliments... cela ne cesse de me surprendre, j'en reste totalement ébahie, doutant tout à coup et me disant ne pas mériter autant de gentillesse, en tout les cas profondément heureuse... Et puis, il y a aussi les réelles relations qui se filent avec certains, les rencontres toujours plus nombreuses de personnes, que jamais, sans cela, je n'aurai rencontrées...
Ce que je ressens face à tout cela? Probablement une grande fierté, un rien de vertige, et surtout une immense envie de poursuivre...
Mais il y a plus encore...
En fait, cet espace qui me permet de vous rencontrer et de partager avec vous, c'est une parenthèse dans un monde qui finalement laisse fort peu de place à la générosité,
l'amitié, la gentillesse.. comme si chacun se blindait, dès la porte de son chez soi passée, pour être sûr de ne pas risquer de donner un rien d'attention aux personnes qu'il croise, se munit d'une bien solide indifférence, voire d'un manteau d'agressivité, car ainsi paré au moins, c'est sûr, pas de risque qu'on le surprenne en flagrant délit de partage...
Je suis souvent frappée par cette réalité , mais aussi par la facilité avec laquelle on peut parfois changer le cours de cette indifférence admise et partagée... il suffit souvent de trois fois rien, et d'une phrase, d'un sourire, d'une attention, pour faire tomber cet artifice dont certains se blindent et pouvoir rencontrer l'humain, au détour d'un chemin. J'avoue que je joue souvent à cela et ressens un grand sentiment de satisfaction et tout simplement de bonheur lorsque je transforme l'anonymat et l'indifférence en contact...
Et tout à coup, je me demande si ce qui me plaît le plus, dans ce petit univers privilégié, riche de personnalités et non moins divers, de la blogosphère, ce n'est pas finalement que l'on y trouve une forte concentration de personnes qui sont spontanément dans cette logique de partage et d'abandon à la gentillesse (car oui, je crois que cela demande une certaine forme d'abandon de donner, une forme de lâcher-prise et finalement de courage, car c'est toujours un risque que l'on prend...), pas besoin de ruser pour accéder à ces humains là ! Quant à leur générosité? J'en ai eu une preuve de plus ce matin même (ça y est, je rentre enfin dans le vif du sujet!! pffff... il était temps!)
Cette preuve en fait, je savais qu'elle allait arriver parce que l'attentionnée personne qui est à son origine m'avais déjà prévenue...
Allez, je vous explique en deux mots : il y a quelques jours à peine, Claire Emma fêtait par l'intermédiaire d'un fort beau billet l'anniversaire de son Sens du goût, référence s'il en est au sein de la blogosphère culinaire, et un des tout premiers blogs à m'avoir séduite d'entrée de jeu ... je lui laissais à cette occasion un message, car oui, j'aime dire ce que je ressens (vous l'avez probablement remarqué) et, en l'occurence, j'avais envie de lui dire ô combien ce qu'elle avait écrit à cette occasion si particulière trouvait d'échos chez moi.
Jusque là, rien de bien nouveau ou surprenant sous le soleil , en tout cas du point de vue de la Turtle...
Ce qui, en revanche, m'a suprise, c'est la réponse de Claire Emma : elle m'envoyait un message pour me dire qu'elle me remerciait et qu'elle avait elle-même été très touchée de ce que je lui avais écrit.
Alors là, faisons brièvement le point, ça donne : Une Turtle touchée qui touche une Claire Emma, un point partout la balle au centre!! lol!
J'adore ce genre de moments , vous voyez? ça démontre combien on a peu l'habitude de recevoir des compliments, combien la vie ne nous habitue plus à donner, encore moins à ce que les gens à qui l'on donne vous remercient... C'était moi, qui me sentait redevable (si l'on peut parler ainsi, bien que ce ne soit pas le terme réellement approprié) en tout cas, enrichie par la lecture d'un blog qui m'émerveille régulièrement, et qui, à travers ce petit commentaire de rien ne faisait que l'exprimer et c'était elle, au final, qui me remerciait?! Et après tout pourquoi pas? Remercions nous réciproquement, alors!! c'est toujours ça de pris sur tous les moments où on se demande s'il reste encore un soupçon d'humanité dans ce p.... de monde ;-))!
Pour me remercier, donc, Claire Emma m'annonçait l'envoi d'un petit colis de spécialités de sa région... Là, imaginez ma tête! Je n'en croyais pas mes yeux!! Une fois ma première réaction (je peux pas accepter.... enfin... je ne le mérite pas...il n'y a pas de raison....) passée, écrasée par un splendide crochet du droit de ma légendaire gourmandise et un placage remarqué de ma non moins grande curiosité, j'ai consciencieusement noté mon adresse à l'attention de Claire Emma et attendu, depuis, ledit colis...
Et ce matin, coup de sonnette à 7 heures 30 (petit message à l'attention de mon gentil facteur, prière d'attendre la prochaine fois que je sois sortie de ma douche, avant de sonner!), il était là!!!!
Une gamine, dix ans à peine, devant ce jolis colis (je vous l'ai mis, en haut, à côté d'une de mes mascottes, la Vache, grande copine de la Turtle, reçue à l'occasion de mon anniv' de la part de mes frérots)! et regardez un peu ce qu'il contenait : d'abord une jolie carte avec une coupe de champagne... et puis tout un tas de spécialités de la région de Claire Emma...!!
Au delà du GRAND GRAND MERCI que j'adresse à cette dernière, si j'ai écrit ce long billet aujourd'hui, c'est que je ressens profondément le besoin de vous dire, au risque que l'on m'accuse, moi aussi, de vivre à Ingall's Land (hein, la Be Good?), que oui, je crois que c'est ici une preuve supplémentaire qu'on peut parfois rendre le monde un peu moins chiant, noir, sombre, égoïste, avec des petites choses, des phrases, des attentions qui coûtent bien peu, sur le moment... et ont impact réel sur les gens qui en bénéficient. Alors, bon sang, pourquoi s'en priver??!!
Surtout quand ces petites attentions permettent (accessoirement, cela va de soi) à la Turtle de se régaler!! (alors n'hésitez pas, surtout, si vous voulez, vous aussi, m'envoyer les spécialités de votre région...hein, je suis toujours dispo!! ;-). Merci, Claire Emma, car ton colis me va droit au coeur (et sous peu, les petites merveilles qu'il contient seront bien au chaud dans mon estomac!)
Et franchement, elle est pas belle, la vie?

Conté par Alhya at 6/28/2006 11:25:00 AM | 36 comments Fiche recette

juin 25, 2006

Taboulé oriental maison (BBQ attitud number one)


L'été, même chez nous, on mange des salades.
Je dis "même chez nous" parce qu'il est malgré tout assez courant de trouver au sein des salades des légumes (et je vous ai déjà parlé de l'amour fort modéré et tout en nuances de mes proches pour ces derniers), par conséquent, il y aurait pu y avoir comme un doute.... même si, vous vous doutez bien que le fait que Pôpa ne raffole pas des légumes(consciencieusement assisté, en cela, par sa nombreuse progéniture ) , a forcément influencé la physionomie des salades servies dans notre chez nous à nous!
Outre la question des légumes, un autre élément a beaucoup joué, faisant que ces dernières ne gardent, à mon sens, du concept initial que l'idée de manger des ingrédients froids, coupés en dés et mélangés avec une vinaigrette.
En effet, figurent au fronton des conquêtes "d'homme ayant enfin atteint l'âge adulte" de mon père (Vous savez, ces conquêtes dont on rêve souvent, enfant, mais plus encore adolescent , et qui trouvent leur source dans l'immense frustration que l'on ressent quand on se trouve contraint de faire, parce qu'on est encore trop jeunes et dépendants de nos parents pour les refuser, tout un tas de choses que l'on trouve "débiles" dont on se dit, "et ben plus tard, j'aime autant te dire que ça se passera pas comme ça, chez moi!", petite pensée qui aide un peu, sur le moment, à faire passer la pilule de l'obéissance) l'éviction du concept d'entrée dans un repas. Pour lui, hors de question de s'embêter la vie avec des repas à rallonge, comportant une entrée, un plat, un fromage et un dessert (si vous vous l'assassinez, vous lui parlez de changer entre chacune des étapes d'assiettes et de couverts et là, C'est le pactole! ).
C'est pourquoi, chez nous, nous ne mangions jamais d'entrée, laquelle était définitivement associée à la catégorie des choses emmerdantes dont on peut très bien se passer...
On commençait directement par le plat principal (et unique), pour aller ensuite directement au dessert, non sans un certain sentiment de liberté, voire d'euphorie (vous avez déjà remarqué comme les enfants ont des radars pour sentir qu'un truc réalisé par les parents est pas conforme aux règles? Quand ils s'en aperçoivent, ils sont surexcités, car quoi de plus exaltant pour un gosse que la découverte que pôpa et môman aussi, ils font des trucs interdits!!! Et Pôpa était très très fort, pour procurer ce genre de sensations..!) .
Ainsi, les salades ne pouvant faire partie des entrées fantômes d'une famille réfractaire à ce concept , elles n'ont pu faire leur place dans notre quotidien gastronomique que dans la catégorie des plats principaux, forcément!
C'est ainsi que parmi les Classico-classiques de l'été chez nous, on trouve la Salade composée. Alors, cette fameuse salade ne comporte pas moins, comme ingrédients de base que (... attention....) : des oeufs durs, du maïs, du riz et du thon (tout ceci, en quantité, cela va de soit) et, histoire de faire bonne figure et de se donner bonne conscience, quelques tomates.
Il ne manque finalement plus que quelques patates pour compléter le tableau de cette salade bien nourrissante (m'étonnes que j'ai désespérément et néanmoins vainement tenté de perdre des kilos, adolescente, à l'aide de cette association qui tue ! "je comprends pas, je mange pourtant que de la salade, midi et soir", pestais-je du haut de toute mon innocente ignorance du moindre principe de base d'une alimentation équilibrée et diététique !!!)
Profitant de ce que cet adoré classico-classique finissait à la longue par lasser même les enfants peu aventuriers que nous étions (et parce que l'été c'est long, et que ça fait bon nombre de déjeuners, finalement!) , d'autres petites salades ont pu, en sioux, franchir la porte de la maisonnée. Parmi elles, le taboulé oriental, avec sa semoule vendeuse, avait ses chances et a vite fait ses preuves, pour finalement gagner sa place de bon deuxième, au fil du temps.
Acheté au rayon traiteur des supermarchés, sous vide, il traîne toujours l'été dans le frigo parental, au milieu du non moins traditionnel melon charentais et d'un sempiternel reste de la fameuse salade composée, qui n'a finalement de salade que le nom.
Forcément, ce genre d'habitudes ça marque, même une Turtle qui, dès son envol du nid familial pris (ben pourquoi, ça volerait pas une Turtle, d'abord?), a rétabli dans ses habitudes culinaires la fameuse entrée et découvert les véritables salades légères, variées et bien plus fournies en légumes que la Salade composée made by Pôpa.
C'est probablement pour cela que lorsque j'ai réfléchi aux salades qui pourraient accompagner le poulet du BBQ, je me suis dit qu'un taboulé, frais et plein de saveurs, serait particulièrement adapté à la petite soirée que j'organisais, c'était une valeur sûre : s'il plaisait à mes frères, il plairait à mes amis!!
N'ayant jamais assisté à la préparation-maison d'un taboulé, je me suis promenée sur les différents sites de cuisine à la recherche de la recette qui m'apparaissait la plus alléchante, et j'ai finalement tiré plusieurs versions, dont les méthodes de préparation variaient ainsi que les ingrédients...
J'ai mixé les techniques, les ingrédients et j'ai finalement abouti à cette version (cette fois,-ci je n'ai pas voulu y associer d'ingrédients sucrés, le poulet servi avec étant mariant déjà des saveurs sucrées/salées, mais je pense les ajouter dans la prochaine version).
J'avais un peu peur de ne pas obtenir le résultat escompté, puisque c'était la première tentative (courageuse, hein, la Turtle de se lancer dans une grande première alors qu'elle risque de s'humilier devant pas moins de 14 personnes ;-)!!)
Bien que l'envie me taraude de vous laisser mariner jusqu'à la fin de la recette sans savoir si elle a fonctionné... ;-D, je précise, d'ores et déjà, qu'elle appartient pour moi à la catégorie des bonnes versions de base, desquelles on peut tirer de multiples variations.
Elle permet de réaliser un taboulé simple, plein de saveurs et par conséquent très bien adapté, dans sa version ici livrée, aux goûts de tout un chacun... elle pourrait également se revêtir, à l'occasion, d'une robe d'originalité, ce qui fait qu'elle entre pour moi dans la liste des recettes somme toute parfaites (si avec ça, vous ne vous laissez pas tentez, franchement!)
NB: Message tout particulier aux personnes pour qui la cuisine reste un domaine mystérieux, voire un peu terrorisant (meuh non, je ne vise personne en particulier... n'allez pas interpréter, tout de suite... ce n'est pas mon genre, enfin!), lancez vous sur ce type de plats, c'est absolument inratable et le succès est garanti (la Turtle s'y engage, satisfait ou remboursé!! ;-)
Ingrédients: (pour un gros saladier)
  • 500 g de graines de semoule
  • 5 à 6 tomates
  • 1 concombre
  • 2 poivrons rouges
  • 1 poivron vert
  • 4 oignons nouveaux
  • Le jus de 3 à 4 citrons
  • 10 cl de très bonne huile d'olive
  • 20 g de feuilles de coriandre fraiche
  • 40 g de feuilles de menthe fraîche
  • persil plat (moi, je n'en ai pas trouvé et me suis contentée de persil séché)
  • Sel, poivre

Marche à suivre: (à préparer la veille, ou au moins 4 à 5 heures avant le repas)

  • Emonder les tomates (pour ceux qui n'ont encore jamais émondé, cours de rattrapage-express: on met un grand volume d'eau à bouillir, on dessine une croix sur le fond des tomates, à l'aide d'un couteau fin, une fois que l'eau est bouillante, on met les tomates dedans, dix secondes, et on les passe tout de suite après sous l'eau froide : le choc thermique permet à la peau de se décoller, sans cuire les tomates: Magique, la cuisine, vous dis-je !! ;-))
  • Les couper en dés, en enlevant les graines
  • Eplucher le concombre et le couper en dés (j'ai enlevé la partie centrale, afin de ne pas détremper la semoule)
  • Laver les poivrons, les détailler en dés
  • Couper les oignons nouveaux en fin morceaux (je sais que mes proches n'aiment que peu l'oignon, je les découpe donc très finement, pour qu'ils ne tombent pas sur un gros bout et ne s'exclament alors "beurk, de l'oignon!")
  • Mettre la graine de semoule dans un grand saladier, y verser le jus des 4 citrons et 10 cl d'huile d'olive, bien mélanger (à la main, cela permet de ne pas faire une bouillie ;-), ni une boule informe, ou bien à la fourchette si vous préférez...)
  • Ajouter les morceaux de légumes, bien mélanger à nouveau
  • Ciseler 20 g de menthe et 20 g de coriandre, les ajouter au mélange, avec un peu de sel et de poivre et le persil plat
  • Mettre le saladier au frigo toute la nuit
  • Le jour même, bien mélanger (normalement, la semoule a bien gonflé, à l'aide du jus de citron et de l'huile d'olive), goûter et rectifier l'assaisonnement (la veille, je n'avais mis que le jus de 3 citrons, j'en ai ajouté un autre, le jour même, car je trouvais cela trop fade)
  • Ciseler les 20 g de menthe fraîche restants et les ajouter au tout
  • Servir bien frais
Bilan des courses:
Je ne vous cache pas qu'au regard de la quantité de taboulé réalisée et compte tenu du fait qu'il y avait trois salades, il en est resté...
Pourtant cette version a fait l'unanimité, (et à mon sens, ce n'était pas gagné, car il arrive parfois, lorsqu'on est trop habitué aux versions industrielles, qu'on ait du mal à apprécier les saveurs d'une version maison... ). Dans toute sa simplicité, elle s'est avérée très savoureuse... et se mariait admirablement avec les saveurs du Poulet qui tue de Véro.
Après l'avoir fait goûter aussi à mes parents, le lendemain (servie alors avec la quiche aux légumes et P'tit Billy de la fête des pères , avec laquelle le mélange fonctionnait aussi très bien) et avoir été littéralement baignée d'un flot de compliments (pas moins, je vous assure! ;-), je crois pouvoir affirmer haut et fort que ce Tout Premier Taboulé est une réussite! D'ailleurs, à la fin du week end, il n'en restait plus...
La qualité du taboulé dépend grandement de la qualité des produits utilisés : de beaux légumes, gorgés de soleil (mûrs mais pas trop , si vous voyez ce que je veux dire...), des herbes fraîches, et une bonne huile d'olive sont indispensables....(ce qui est vrai, bien sûr, de la plupart des plats, mais plus encore de ceux où les ingrédients ne sont que peu transformés)
La texture de la semoule était parfaite alors qu'elle n'est pas cuite préalablement (de nombreuses recettes disent de précuire la semoule, mais je ne le conseille vraiment pas, ainsi, elle n'est pas trop humide et se nourrit de l'eau des légumes).
L'ajout de coriandre (qui n'apparaît que rarement dans les recettes) et la présence de beaucoup de menthe donnent au taboulé la magie des saveurs orientales... Bien sûr, on peut y ajouter des raisins de Corinthe, ou encore, pourquoi pas, quelques morceaux de figues ou d'abricots secs, finement détaillés... des épices, bref, faire marcher son imagination et sa créativité et laisser parler ses envies les plus folles!
C'est une recette ultra rapide à réaliser (le tout étant quand même de prévoir la veille pour le lendemain, ce qui, je vous l'accorde, empêche d'assouvir une brusqu'envie de taboulé qui s'éveillerait sur les coups de 20h pour le soir même ;-D, c'est le genre d'envie le taboulé qu'il faut un rien anticiper, suffit de le savoir...), peu chère (attention, ce n'est pas l'expression marseillaise qui est mentionnée juste avant, ;-)!) , idéale à servir sous un soleil de plomb, avec une bonne viande grillée au barbecue, sans vouloir vous influencer, bien sûr....!
ps: pour ceux qui seraient intéressés par la Salade composée version t'es-calé-pour-la-journée-et-jamais-tu-perdras-un-gramme, laissez un message!! ;-)

Conté par Alhya at 6/25/2006 10:32:00 PM | 36 comments Fiche recette

juin 22, 2006

Plan de bataille pour un Barbecue d'anniversaire ou comment cuisiner avec calme et sérénité pour quinze














A moins d’être vraiment un très peu attentif (ou assidu ;-)!!)) lecteur de ce blog, vous ne pouvez être passé à côté du fait qu’encore cette année , j’ai brillamment, et contre toute attente, pris une année supplémentaire ;-)!! Alors bien que je n’aime pas du tout cet évènement qui me rapproche dangereusement d’une nouvelle ère où je serai définitivement une Madame, (adieu les beaucoup plus doux à mon oreille "Mademoiselles") pour tous les êtres humains qui m’entourent (petite pensée émue à l’attention de mes étudiants chéris qui m’habituent depuis déjà 3 ans à cette perspective en m’appelant « Modame », ce qui, au début et du haut de mes à peine 23 ans de l'époque, me faisait systématiquement sursauter !!), j’ai sacrifié à la traditionnelle organisation d'une soirée d’anniversaire.

En effet, et par principe, il ne faut jamais dire non à une occasion supplémentaire de bien boire, bien manger et recevoir quelques amis autour d’un bon BBQ, et l’anniversaire tombant à une époque où le BBQ est de rigueur, ma foi, l’occasion est trop belle pour la laisser filer !!


Et nous voici comme chaque année parties, la Turtle et moi, dans l’organisation de The petite fête.

Alors vous imaginez bien que la Turtle ne se lance pas dans une telle aventure sans un plan de guerre bien établi.


  • J-8 : Je commence tranquillement à réfléchir à ce que je vais bien pouvoir concocter , parce que je me connais, et je sais que je vais hésiter… Concrètement, je manipule en tout sens le Livre de recettes, un stylo dans la main droite qui, sur le qui-vive, est prêt à sauter en plein vol sur tous les titres alléchants susceptibles de trouver rien qu'une ch'tite place dans le menu dudit anniversaire…

Mais voilou, il est clair que cette année, plus encore que les précédentes (avant, elle était encore un peu endormie, elle avait pas encore trouvé sa forme olympique d'aujourd'hui), la Turtle ne va pas passer à côté d'une si belle occasion de mettre son grain de sel et d'influencer la préselection.

Ben attends!! Tu parles! Une si belle opportunité de réaliser tout plein des recettes, marquées "Urgentes, A tester rapido presto" sur the Livre de Recettes magiques, ça se loupe pas, foi de Turtle !!

Et du coup, de fil en aiguille, et malgré la volonté initiale de restreindre le nombre de plats , histoire d’adapter malgré tout la quantité de nourriture à la taille de l’estomac (supposée normale) des convives, la liste s'est progressivement étendue....., étendue encore.... , telle une célèbre Grenouille, qui cherchait à se faire aussi grosse qu'un certain boeuf!!

  • J-7 : Me voici tout à coup (et sans m'en être réellement rendu compte) à la tête d'un menu composé de pas moins de cinq plats de viande, 3 poissons, 6 quiches, tartes et autres cakes, autant de salades sympa pour l’accompagnement des plats de viande et de poisson, 10 desserts potentiels, 12 sortes de biscuits apéros, tuiles, bouchées salées et autres bouchons, sans compter la série de mignardises dans laquelle se sont allègrement glissés les cookies, muffins et autres bouchées chocolatées…

Là, je prends une grande inspiration, je me mets à tendre la liste à bout de bras, dans le prolongement de mes yeux grands ouverts, afin de prendre un recul nécessaire sur ce programme de festivités, avant d'admettre, dépitée, que là, non définitivement, cela fait trop. Même en pariant sur le fait que mes invités aient sagement envisagé de faire un jeun Pré-anniversaire et en tenant compte du fait qu'il y aura 15 personnes, non, on ne peut raisonnablement engloutir tout ça!

Mais pas de panique! on a le temps!! on y reviendra demain et la nuit portant conseil, on arrivera sûrement à réaliser les certes nécessaires, mais non moins sombres, coupes dans cette liste de mets tous plus alléchants les uns que les autres

  • J-6: Je reprends la longue liste et là, je commence, la mort dans l'âme, à rayer (selon des critères qui se veulent bien établis -trop dangereux, trop long, déjà fait, pas envie ou encore très original, risque de ne pas faire l’unanimité- mais qui, en fait, évoluent tout le temps, en fonction des recettes que je veux ABSOLUMENT SAUVER!!!), à hiérarchiser, bref à moduler le fameux repas... bon, à ce stade je commence doucement à y voir plus clair…on a plus que 4 menus de BBQ possibles (lol!) , on recommencera encore demain… !
  • Et ainsi de suite jusqu’au J- 4 : là, le compte y est ! Y'a des petits trucs pour l’apéro, un plat principal et ses accompagnements, le choix des desserts est fait et j'ai raisonnablement renoncé aux mignardises qui risquent de faire rendre l’âme à des convives déjà fort bien nourris par tout ce qui précède. Là, je laisse pauser.

  • J-1 : l'épreuve des courses.

Après une journée bien remplie et la liste des ingrédients consciencieusement notée sur un papier, je donne rendez-vous à Pôpa au supermarché à 18 heures pétantes (Pôpa, il est sympa, il donne toujours un coup de paluche à sa p’tite fille chérie qui va devoir porter des tonnes de bouteilles et autres sacs de courses bien garnis…) .

Tout à l’air super bien calibré et là, en réalité, ça donne :

coup de téléphone n° 1 de Pôpa : « c’est à quelle heure, le rendez vous ? », moi : « 18 heures » lui : « Bon, ok »

coup de tel n° 2, 20 minutes après : Pôpa : « c’est où le magasin ? » moi : « c’est L......c », lui « Bon, ok » (il dit souvent ça, Pôpa) ;

coup de tel n° 3, moi : « Ben t’es où, il est 18h20 !!! » lui : « Ben, devant la porte ! » moi : « Quelle porte ? » lui : « Ben la porte » (parce que ce genre d’info, ça éclaire, tout de suite !), moi : « ben entre, moi, je suis dedans et je t’attends depuis 15 minutes », lui : « ben moi je t’attends depuis 20 minutes, devant la porte »…

Bref, une pure organisation!!


Mais ce n’est qu’un début parce que là.... là, commence réellement le périple :

En deux mots, Pôpa, il comprend pas qu’il y a une liste, lui, son but c'est de mettre dans le caddie tout ce qui, selon lui, entre nécessairement dans tout BBQ digne de ce nom. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je me retrouve comme par miracle avec en vrac dans le caddie : cinq paquets de chips, des chippo, des merguez, des côtelettes, alors que moi j'ai opté pour le poulet qui tue de Véro pour le BBQ, (du coup, exit les côtelettes, chippo et merguez!).

Après quinze bonnes minutes de discussion passionnante, devant le rayon boucherie ("mais si, c'est bon du poulet pour un BBQ", "mais non, ils seront pas déçus, les gens" -qu'il commence pas à me foutre le doute, hein, parce que ça a été assez dur de se décider, bon sang!!-), j'obtiens enfin que Pôpa s'intéresse un peu à ma liste pour m'aider à remplir le caddie. Et là, c'est le début du round 2 : "Pôpa a des idées aussi arrêtées que la Turtle".

V'latipas qu'au lieu de suivre les instructions, il se concentre à doubler en douce les doses que j' ai consciencieusement notées sur la liste des courses (parce que, franchement, est–ce qu’il vaut pas mieux prendre 3 paquets de pâtes, 4 litres de lait, 48 œufs et 12 plaquettes de beurre, histoire d’être sur de pas manquer ?)

Et s'enchaînent alors les conversations de haut vol, sous le regard ahuri des quelques badauds pour qui faire des courses ne signifie pas se poser quatre questions existentielles par demi heure : "mais laisse-le là où il est ce beurre (c'est-à-dire dans le caddie), de toute façon, c'est pas grave, le beurre ça se garde (ouais, et au pire Pôpa se dévouera pour le manger, hein!), et puis s'il y a trop de pâtes, on les mettra dans les placards, pour la prochaine fois" . La Turtle cède, après tout, c'est vrai, les placards sont faits pour être remplis et accueillir quelques denrées dites impérissables qui finiront malgré tout par périr, disparues au fin fond dudit placard et ainsi ensevelies ne risquant pas de revoir de si tôt la couleur d'un rayon de soleil...!!

Bon, il est maintenant 20 heures, les 4/5 èmes de ma liste de course sont rayés (quelques ingrédients n'ont pu être trouvés, malgré l'acharnement de Pôpa, qui , pour se racheter courrait désespérément les rayons à la recherche tantôt d'une orange sanguine, tantôt d'un jus de goyave ou encore de gelatine après, toutefois, s'être écrié d'abord "de la quoi??", d'un air franchement dégoûté!) , on a payé, rangé les courses dans le coffre de la voiture de Pôpa (archi-plein comme d'habitude , mais pourquoi y'a t'il toujours dans ce coffre 12 bouteilles d'eau pétillante, 4 paires de chaussettes à l'allure douteuse, 1 basket esseulée, 3 raquettes de tennis, quatre cartouches de cigarettes, ...? hein, pourquoi??), sorti les courses, déposé tout en plan dans la cuisine et on s'attable pour le dîner, parce qu'il faut pas charrier, tout ça, ça creuse!

21 heures 30: il est temps de passer aux choses sérieuses : branle bas de combat, on commence à mitonner les petits plats qui méritent de poser un peu dans le frigo d'ici demain.

Au programme:

  1. Préparation de la marinade du poulet qu'on cuira au BBQ (ô rage! ô desespoir, j'ai oublié de le photographier!!)
  2. Préparation du Punch (élément totalement indissociable d'un BBQ réussi!)

1 heure du mat: Tout roule! Grâce à l'aide précieuse de mon p'tit frérot (autrement dénommé ma Ratatouille, p'tit surnom affectueux qui, le pauvre, lui colle à la peau depuis 15 ans!!), qui, en plus de me tenir compagnie, m'a franchement donné la main (notamment quand il y avait d'un côté le chocolat à remuer, d'un autre, les oeufs à monter bien serrés, sans oublier le four à surveiller : et oui!, la Turtle adore quand il y a plein de chantiers en cours, ça l'amuse, mais parfois, il lui arrive d'être un rien dépassée, il faut bien l'avouer!!), tout est à présent prêt, la cuisine est nettoyée, et tout est casé, tant bien que mal, dans le frigo (mais pourquoi, bon sang de bois, ai-je consenti à acheter 48 oeufs et 4 tablettes de beurre qui empêchent maintenant le frigo de se fermer,hein? pourquoi???!!!)... Il est temps d'aller un peu se reposer!

le lendemain, Jour J:

Reste plus qu'à préparer les dernières petites choses prévues:

  1. Les feuilletés jambon-mozzarelle-basilic
  2. La sauce Fromage blanc- herbes-noix
  3. Les petits légumes frais pour manger avec la sauce au fromage blanc (carottes en bâtonnets et radis frais)

9h30 heures: La maison est encore endormie et tranquillement mais sûrement, je réalise une à une les dernières recettes... La maison se réveille, mes frérots râlent, plus pour le principe, de sentir l'odeur de l'oignon alors qu'ils n'ont pas encore pris leur p'tit déj', mais tout est calme et serein, pas d'angoisse existentielle en vue, ça continue à rouler

11h30 heures: ça y est, tout est prêt! J'ai vraiment pris mon temps, mais tout est définitivement ficelé, les tartes et gâteaux sont même découpés!

Un doute m'assaille : n'y aurait-il pas trop??? ;-) !! Ma foi, tant pis!!

A ce stade, il ne reste plus qu'à profiter tranquillou de la vie, prendre quelques photos, mettre la table, pester contre le temps qui a décidé de faire des siennes, et surtout, point important, se faire une tête à peu près décente pour accueillir les convives!! et voilou, le tour est joué!!

Si c'est pas de l'organisation, ça franchement???!!!

Alors, maintenant que je vous ai donné la marche à suivre pour définitivement faire exploser l'estomac de quinze personnes , passons aux choses sérieuses : les recettes!!

Aujourd'hui, on commence par celle des traditionnels petits feuilletés, les Tourbillons Jambon Mozzarelle basilic. J'avais déjà réalisé des Tourbillons Tapenade, fromage de chèvre frais et Romarin, et j'ai suivi le même principe.

Ingrédients:

  • Une pâte feuilletée
  • 6 tranches de bon jambon blanc
  • Une boule de mozzarelle
  • Un jaune d'oeuf
  • Basilic Frais

Marche à suivre:

  • Etaler la pâte feuilletée
  • Répartir les tranches de jambon, de telle façon que toute la pâte soit couverte
  • Découper la boule de mozzarelle en fines rondelles et en recouvrir la pâte, en les plaçant au bord de la pâte feuilleté
  • Saupoudrer de baies roses fraîchement concassées
  • Disposer des feuilles de basilic (je les ai laissées entières, mais il est tout à fait possible de les ciseler, moi, je voulais qu'on les voit)
  • Rouler la pâte en partant de l'extérieur vers l'intérieur et en s'arrêtant au centre, faire la même chose en partant du bord opposé (on obtient ainsi deux boudins, pour plus de détails, cf. les explications ici)
  • Badigeonner au pinceau le boudin avec l'oeuf battu pour le dorer
  • Mettre le boudin au congélateur 30 minutes
  • Préchauffer le four th 7
  • Couper le boudin dans la largeur, en rondelles de 1 cm
  • Mettre les feuilletés à cuire 10 à 15 minutes sur une plaque couverte de papier sulfurisé, au four, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés

Bilan des courses:

Une fois de plus, ils ont eu un franc succès et vraiment ça en jette !!

Le mélange mozza/jambon/basilic fonctionne très bien! Simple, mais bon!

Une petite recette facile à réaliser et rapide, à tester définitivement et adaptable à l'infini, en fonction des envies!

Et de ces petits tourbillons, plus une trace n'est restée!

Vous vous laisserez bien tenter par un petit, non???

Conté par Alhya at 6/22/2006 08:24:00 AM | 71 comments Fiche recette

juin 19, 2006

Tarte salée d'un dimanche soir de fête des mères ....et... sa grand copine

Je vous vois d'ici, en train de vous interroger (oui, oui, ça se voit quand on s'interroge, on a tous une tête particulière à cette occasion là, tout à fait caractéristique et généralement, peu flatteuse pour tout dire ;-) : Elle plane la Turtle!, ou bien, elle a fait une faute de frappe, ce n'était pas la fête des mères, dimanche, mais celle des Pères !! Et bien oui, je sais, et pourtant il n'y a pas de faute de frappe, c'est bien la tarte d'un dimanche de fête des mères que je vous présente et tout cela, parce que.... je suis en retard, et même sacrément en retard!!!
Petite précision : au début de cette aventure, pour tout vous dire, j'avais peur de ne pas avoir assez de matière pour "nourrir" ce petit espace régulièrement (je ne savais pas trop d'ailleurs comment ça se nourrissait ces bêtes là, ni de quoi exactement, mais ça, c'est une autre histoire... :-) ). Et puis, très vite, je me suis dit qu'on verrait bien, et qu'après tout, il n'y avait pas de règle, qu'on pouvait, au moins là, se laisser aller, faire selon son feeling, ses envies... que c'était justement l'avantage principal d'un tel espace: on le modèle, on l'adapte selon ses propres rythmes et règles du jeu... un espace de liberté en somme, pas formaté comme le sont tant d'autres lieux ... Du coup, je me suis mise à photographier, au fur et à mesure, certains des petits plats que je réalisais et à stocker les photos, sans idée préconçue, en me disant qu'on verrait bien, après, celles que je sélectionnerai ...
Mais alors que j'allais gaiement, traçant ma route, pétrie d'une bienheureuse sérénité, j'ai tout à l'heure yeuté quelques instants dans le rétroviseur : en effet, alors que je chargeais les photos faites ce week end, j'ai tout à coup réalisé que mine de rien, il y en avait beaucoup, approximativement une tonne (ne prenez pas au pied de la lettre cette dernière information, il semble qu'en plus du reste, la Turtle soit un peu marseillaise sur les bords), et autant de billets potentiels à la clé... Me demandant alors si toutes méritaient vraiment un tel traitement, je n'ai pu que constater que oui!, pour bon nombre d'entre elles et chaque fois pour une (bonne) raison différente!
Alors, en réalité, face à ce constat, on serait tenté de dire "ben rien de grave", voire de s'exclamer "tant mieux" ! Oui! mais le problème, c'est que je n'arrive plus à tenir le rythme, et du coup, le moment séparant le jour où je réalise effectivement le plat et celui où je mets la recette en ligne... commence à s'allonger... Et autant vous le dire tout de suite, il n'est hélas! pas possible d'augmenter le rythme des billets (on va même devoir se calmer un peu les quelques semaines qui viennent :-( car j'ai beaucoup de travail , urgentissime, à accomplir.....)
Et du coup, je ne sais plus par quel bout présenter les recettes que j'ai photographiées en l'espace d'un mois et demi, je suis face à un dilemne :
  • D'un côté, j'ai une furieuse envie de commencer à vous raconter toutes les super-extra-méga-top recettes que j'ai utilisées, hier, pour sustenter pas moins de quinze personnes autour d'un barbecue (sachez d'ores et déjà que je considère ce dernier comme "The instrument" , L'outil carrément indispensable à cette époque de l'année pour tout forgeron de la cuisine qui se respecte... Alors, si d'aventure vous n'en avez pas, et plus encore s'il vous manque le jardin qui permette d'y mettre The instrument, un petit conseil de la Turtle: trouvez au plus vite une bonne âme, - un voisin, un cousin, un pote, une vieille tante -qui ait l'option jardin-BBQ et squattez!!!) à l'occasion de ma fête d'anniversaire (une fête traditionnelle chez moi, dont je vous reparlerai).
  • ...d'un autre côté, si je ne suis pas du tout l'ordre chronologique dans lequel j'ai réalisé les plats, je risque de me retrouver à vous parler de la tarte d'un dimanche de fête des mères un onze novembre (et je vois d'ici votre tête !!). Sans compter que j'ai peur que certains paniquent, qu'ils se demandent si la Turtle n'est pas définitivement siphonnée de fêter sa mère le 10 novembre.... ou bien, plus grave encore, qu'ils appellent tout de suite ce bon vieux Jacques pour lui demander de quel droit il a remplacé la traditionnelle fête de l'armistice par celle des mères, tout président de la République qu'il est.... Et puis à quoi bon présenter une recette de bûche de Noël, un 12 août? Non, définitivement, il y a trop de risques à ne pas du tout respecter le cycle de la vie, le cours des saisons et ainsi, aussi sûrement que 2 et 2 font 4, il m'apparaît indispensable de tenter autant que faire se peut de respecter l'ordre dans lequel j'ai réalisé les recettes ...

Après avoir tergiversé un long moment, et au terme de cette immense réflexion existentielle (dont je ne viens de vous livrer que les grandes lignes, cela va de soi, car c'était bien plus intense ;-)), je décide de garder, provisoirement, les recettes du fameux BBQ, bien au chaud, dans mon ordi et aujourd'hui, je rattrape un peu mon retard en vous livrant la recette de la Tarte salée d'un dimanche soir de fête des mères, "Tomates, Aubergines, Ricotta et Pignons". Cette recette, c'est celle du dimanche soir... et comme les dimanches soirs, c'est un truc qui revient finalement assez souvent, fête des mères ou pas d'ailleurs (si c'est pas parfait la vie, hein, franchement?), il me semble important de vous la livrer.

Elle est parfaitement adaptée aux dimanches soirs du printemps, ceux où on rentre tardivement chez soi, la peau encore gorgée de soleil, un peu groggy d'avoir bronzé plusieurs heures, fatigué d'avoir discutaillé longuement autour d'un apéro prolongé avec autant de monde (ouais, ça il faut bien dire que c'est un truc super dur : un vrai challenge d'enchaîner les conversations tout en sirotant son verre, prouesse dont je suis néanmoins passée maître, au fil des années... ), ou encore d'avoir glandouillé autour de la piscine (si on a de la chance), au bord de la mer (si on est franchement vernis) ou proche d'une bassine d'eau fraiche (option Turtle Gyver, quand définitivement, elle n'en peut plus, et qu'elle n'a pas pu s'échapper des quatre murs de son appart adoré, sexy touch' garantie !!) ...
Ces fameux dimanches soirs, donc, on n'a pas franchement envie de se lancer dans de la grande cuisine, pas envie en tout cas de réfléchir trop longuement, ni d'avoir à suivre millimètre après millimètre, une recette qui a le bras long comme... la liste des choses que je n'ai pas le temps de faire et que je reporte à plus tard (vous sentez que la turtle se sent coupable? Ben ouais, elle stresse un peu, en ce moment, mais ça va lui passer!)
Bref, ces soirs là, on veut des recettes qui "swinguent" (autrement dit, qui roulent), des plats que les mains ont tellement l'habitude de faire, qu'elles demandent même pas un chouillat d'aide au cerveau : celui-ci est ainsi totalement libre de vaquer à ses occupations favorites : se la couler douce, tout simplement, ou tenir une conversation passionnante avec un pote sympa qui est venu l'accompagner dans la cuisine, pendant que les autres profitent tranquillement des derniers rayons déclinants de ce bon vieux soleil (à ce propos, t'étais où, hier, en fin de journée????J't'ai attendu, moi!!)...
Pour moi, les tartes salées entrent dans cette catégorie.... Une pâte faite main avec trois fois rien, une garniture variable à l'infini et adaptable en fonction du contenu du frigo, pour un résultat toujours ultra satisfaisant.
Or, il se trouve qu'après avoir réalisé les Raviolis chinois aubergines, ricotta, pignons (vous vous souvenez? C'était le jour où j'avais décidé de sauver tout plein d'aubergines qui allaient périr au fond du frigo, mais si! - J'en profite pour préciser que cette recette là est typiquement le contre-exemple de la recette du dimanche soir. Ne jamais se lancer dans ce type d'aventures un dimanche, jamais !! Pas d'erreur, hein, sans quoi, j'ai bien peur que jamais plus vous ne la retentiez après !!-), il me restait sur les bras une bonne partie de la préparation à base d'aubergines/ricotta/pignons que j'avais faite ... Il fallait donc lui trouver une autre utilisation, et ce fût une tarte. Facile à réaliser, pouvant être dégustée aussi bien chaude que froide, selon l'envie du moment, bref, impeccable pour le dîner du dimanche soir de la fête des mères.


Ingrédients:

  • 250 g de farine
  • 125 g de beurre salé (sinon, prévoir 1 cc de sel)
  • un peu d'eau
  • 2 grosses aubergines
  • 85 g de ricotta (environ)
  • 20 g de pignons grillés à sec dans une poêle
  • 1 CS d'huile d'olive
  • 3 tomates bien mûres
  • Herbes de provence, basilic, thym, selon les fonds de placard
  • 1 cc de noix de muscade (parce que j'en avais envie, mais facultatif)
  • 50 g de parmesan

Marche à suivre:

  • Préparer un Suprême d'aubergines selon la méthode expliquée ici (ou bien, si vous n'avez pas le temps, couper les aubergines en dès après les avoir bien lavées, les mettre dans un tuperware au Micro ondes 7 minutes puissance maximale)
  • Ajouter aux aubergines cuites, les pignons grillés à la poêle et concassés ainsi que la ricotta, réserver
  • Préparer la pâte : mettre la farine dans un saladier, ajouter le beurre mou en morceaux, travailler les deux, de façon à obtenir une préparation sablonneuse ; ajouter peu à peu de l'eau tiède, en remuant bien, jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène et lisse (surtout pas trop d'eau, sinon, elle ne pourra pas être étalée... au pire, si vous avez eu la main un peu lourde ou les yeux plus gros que le ventre -j'adore cette expression!- rajoutez un peu de farine. Dans cette version, je n'ai pas mis d'oeuf pour alléger le tout, mais il est possible de remplacer l'eau par un oeuf)
  • Etaler la pâte, foncer un plat à tarte avec placer le plat au congel 30 minutes (cela évitera que la pâte s'effondre lors de sa cuisson)
  • Faire préchauffer le four Th 7
  • Laver les tomates, enlever le pédoncule, les couper en rondelles
  • Dans une poêle bien chaude avec juste un filet d'huile d'olive, faire cuire à feu vif les tomates, en les salant, poivrant,
  • Saupoudrer d'herbes de provence, de basilic, de thym, ou autres, ajouter la muscade
  • Remuer à l'aide d'une spatule en bois les tomates, afin qu'elles grillent sans brûler (c'est mieux ;-), vous pouvez, cela dit, opter pour un mode de cuisson moins violent, mais j'aime cette technique qui "saisit" les tomates, leur donne un léger aspect braisé et évite qu'elles se transforment en purée... enfin, en général!
  • Après 5 à 7 minutes, réserver
  • Mettre la pâte à cuire à blanc 10 minutes
  • Répartir au fond de la pâte les tomates braisées, ajouter par dessus le mélange Aubergines/ ricotta/pignons,
  • Ajouter ,sur le dessus de la tarte, des copeaux de parmesan (découpés à l'économe, super efficace)
  • Glisser le tout au four entre 25 et 35 minutes, en fonction du four.
  • Servir une belle part de tarte avec une petite salade de mesclun

Bilan des Courses:

C'est vraiment une recette sans prétention, mais qui se révèle très savoureuse.

La pâte réalisée ici a l'avantage de rester très sableuse, car elle ne contient pas d'oeuf, ce qui lui donne un petit goût de crumble salé. Ceci crée un contraste dans les textures que j'aime beaucoup : d'un côté, l'onctuosité de l'aubergine et de l'autre, le sablé de la pâte. Comme dit ma soeur, la pâte était"craquante juste ce qu'il faut, pas sèche, avec du goût, sans être trop salée"... Les herbes et les pignons relèvent la douceur de l'aubergine qui risquerait sinon de rendre cette tarte un peu doucâtre...

Du poulet, du jambon ou encore du saumon, s'associeraient, je pense, à merveille avec l'ensemble, pour en faire un repas encore plus complet.

Dévorée le soir de la fête des mères, après un apéritif prolongé, au champagne s'il vous plaît!, ( mais, ma Maman mérite bien ça car, mine de rien, elle l'est 5 fois, maman!), il n'en est pas resté une miette!


Et parce qu'hier, c'était la fête des pères et qu'on était dimanche (lol!), je vous présente la Quiche froide aux légumes, petit Billy, herbes, noisettes et pistaches du dimanche soir de fête des pères!

Ingrédients:

  • 250 g de farine
  • 100 g de beurre
  • 1 oeuf + 2 pour la garniture
  • 5 tomates
  • 2 courgettes
  • 1 aubergine
  • 1 petit billy (ou tout autre fromage de chèvre frais)
  • 3 petits oignons nouveaux
  • 10 cl de crème fleurette
  • quelques noisettes et pistaches concassées
  • menthe fraîche
  • basilic frais

Marche à suivre:

  • Epucher les courgettes, laver les aubergines et les tomates, soigneusement
  • Couper en dès toute la smala précitée
  • Jeter dans une poêle, à peine huilée, saupoudrer de sel et de poivre
  • Laisser cuire 20 à 30 minutes les légumes, tout en remuant (c'est toujours la même technique, je les mets à feu moyen d'abord et quand ils commencent à rendre leur eau, j'augmente le feu, afin de les saisir, et je remue très régulièrement, mais pour plus de rapidité, la pré-cuisson au Micro ondes est aussi possible)
  • Pendant que les légumes cuisent, préparer la pâte comme au-dessus, en remplaçant l'eau par l'oeuf et en ajoutant du basilic frais (que j'ai laissé pour ma part en assez gros morceaux)
  • Etaler la pâte, mettre dans un moule à tarte, placer au congel 30 minutes
  • Préchauffer le four Th 7
  • Pendant ce temps, battre dans un saladier les deux oeufs, le petit billy, les 3 oignons nouveaux finement ciselés, et la crème fraîche
  • Ajouter les noisettes et pistaches concassées
  • Faire cuire à blanc la pâte 10 minutes
  • Ajouter les légumes au reste de la garniture, puis les herbes ciselées
  • Verser sur le fond de tarte
  • Cuire 30 à 40 minutes

Bilan des courses

J'ai préparé la quiche tôt dans la journée et j'ai pu, du coup, la mettre quelques heures au frigo. Au moment de passer à table, je l'ai servie froide, avec un taboulé et un verre de vin blanc...(je suis très fan du vin blanc depuis peu, vous l'avez remarqué?)

Mon père a trouvé ça "Curieux" (je pense que signifie, en langage Pôpa, qu'il n'en raffole pas ;-)), mon grand frère s'est écrié "oh! y'a du fromage de chèvre, j'aime pas le fromage de chèvre!", avant de discrètement partir (probablement afin de jeter en douce sa part , mais bon, n'en tenons pas compte le jeune homme a été traumatisé au plus jeune âge par ledit fromage, son avis n'est donc pas révélateur), mais les autres ont apprécié,et ils se sont amusés à chercher quels étaient les ingrédients présents, ravis dès qu'ils avaient une bonne réponse! La turtle était aux anges, vous vous en doutez...

Cette petite quiche, tout droit sortie de son imagination, est truffée de saveurs (menthe et basilic, oignon nouveau) avec une texture encore plus variée que d'habitude (notamment grâce aux noisettes et pistaches), très fraîche et agréable. Bien que ne l'ayant pas goûtée chaude, je vous recommande vivement de la faire refroidir, car elle sera ainsi parfaitement bien adaptée à un soir de dimanche où on a eu chaud, très chaud...!

Conté par Alhya at 6/19/2006 09:15:00 AM | 41 comments Fiche recette

juin 16, 2006

La Tarte au chocolat noisettée, spéciale dédicace à la Marmite de Cathy

Vous pensiez que ç'en était fini avec le fameux anniversaire de Pôpa???
... et bien NON!!!! Comme je le dis souvent (surtout dès qu'il s'agit de nourriture) quand on aime, on ne compte pas et voici comment j'ai, contre toute attente..., ajouté une p'tite dernière à la liste des recettes préparées pour l'occasion ...


Alors, pour que vous compreniez, Reprenons au commencement....
Le fameux jour où je m'apprêtais à fêter l'anniversaire de mon Pôpa , (ou plutôt devrais-je dire : le jour où je m'apprêtais à vivre une journée-marathon pour fêter en beauté l'anniversaire de mon Pôpa, consistant en 2 mots à:
NB: avant de poursuivre la lecture, il faut bien comprendre que pour la Turtle, le week end est, tout au long de la semaine, une sorte d'Eldorado auquel elle pense souvent et reporte tout un tas de choses, et notamment un certain nombre de corvées, "oh, je ferai ça samedi", se dit-elle régulièrement -comme si pour l'occas, le fameux samedi allait comporter les 70 heures nécessaires pour y caser tout son programme, mais revenons à nos moutons ou plutôt, à notre petit programme du samedi, il s'agissait donc de :
  1. faire le ménage de mon appart,
  2. faire tourner les machines, les étendre,
  3. faire les courses pour ma semaine, remonter mes courses chez moi après avoir tourné 30 minutes pour trouver une place un samedi aprem en plein centre ville, ranger les courses, puis vite, vite
  4. filer chez mes parents, sans oublier de m'embouteiller dans les rues de cette fort jolie ville sympathique qu'est Lyon,
  5. me précipiter aux fourneaux pour tenter de rattraper le temps perdu (ah, celui-là, si d'aventure j'étais amenée à croiser sa route, autant vous dire que je saurai lui dire le fond de ma pensée!)
  6. réaliser tout ce que j'ai prévu, sans trop m'énerver,
  7. pour finalement, déguster autour d'un bon repas un instant merveilleux méritant tout ce mal qu'on s'est donné, et se dire qu'en fin de compte, c'était pas si compliqué...)
... je me lève, me prépare comme d'habitude un bon p'tit déj' option réveil/énergie/réconfort (un grand café noir, une grosse tartine de pain complet, beurrée et confiturée -en ce moment, framboise- et une pomme bien fraîche, sucrée et croquante), et décide de jeter un p'tit coup d'oeil rapido presto sur mes blogs chouchou, petit plaisir volé du matin, pendant que mon café refroidit gentiment (ah, l'odeur du café chaud le matin..., j'adore!).
Et là, je tombe littéralement en arrêt devant ça, sur le blog de la Marmite de Cathy.
Ce démon tentateur de Cathy, en quelques photos consciencieusement choisies fort alléchantes, m'a ainsi de la plus fourbe des façons cueillie, alors que j'étais à peine sortie des nimbes de la nuit, toute fragile et réceptive, là, face à mon écran d'ordinateur... et en deux temps, trois mouvements cette crapule a réussi son coup : me mettre les papilles en éveil et me donner une furieuse envie de croquer, dans l'instant (vous savez ce que c'est, le genre "envie de femme enceinte irrépressible, à satisfaire dans l'instant") dans une belle part de tarte au chocolat onctueuse.... (je précise à ton intention, Cathy, que je trouve que ce ne sont pas des manières, non... définitivement pas ! ;-))
Terriblement frustrée de ne pouvoir assouvir ma soudaine envie irrépressible de chocolat, et n'ayant aucune solution expresse pour contrecarrer cette frustration immense (aucun ersatz en vue dans le frigo, hélas!), j'ai dégainé mon bic préféré, ouvert the Livre de Recettes Magiques et relevé, dans les moindres détails (oh! la torture!!), les proportions et la marche à suivre pour réaliser cette bête fort alléchante, tout en me disant bien :
"ce sera pour une autre fois, parce que ce n'est pas au
programme de la journée (déjà passablement garni... ) et parce que j'ai déjà
choisi un dessert, sans chocolat, qui sera probablement tout aussi bon et
plus léger" (car, oui Môdame, ça existe des desserts légers et bons... et
sans chocolat...)
Mais voilà qu'une fois dans la cuisine parentale, après avoir, avec moult application et la plus grosse dose de concentration dont j'étais encore capable (après avoir réalisé déjà les 2/3 du programme susmentionné), tenté d'appliquer à la lettre la recette des Corolles aux mousses de framboises, (cf. pour plus de détails ladite recette... ;-)) ... et avoir constaté, dépitée, que non, je n'aurai probablement pas au final les jolies corolles tant espérées..., une petite voix est venue murmurer à mon oreille :

"et si tu faisais la tarte au chocolat si jolie et tentante vue chez Cathy,
souviens-toi comme elle avait l'air fondante et bonne... oui, souviens-toi ! "
(imaginez la p'tite voix qui susurre, telle celle du serpent, dans
le Livre de la Jungle, qui disait au p'tit d'homme "aies confiance...", ça y est,
vous y êtes?)

Et là, de façon irrépressible, je fus prise d'une envie soudaine : réaliser la tarte au chocolat pour sauver la mise...
Mais voilà, suite aux corolles, il me restait sur les bras des jaunes d'oeuf sans les blancs... et on allait quand même pas les priver de participer à la p'tite fiesta en les mettant à la poubelle (ça ne serait pas sympa, a dit la Turtle) , alors... alors il n'était pas possible de faire La recette made by Cathy vue le matin ( je vous vois, hein, derrière votre écran vous vous dites "tout ça pour ça!!" ... et ben ouais, j'suis désolée, j'y suis pour rien, la Turtle a des principes que voulez-vous!)
... et c'est comme ça que la Turtle's Tarte au Chocolat n'a plus grand chose à voir avec celle qui a été son inspiratrice... ;-)).
Pourtant, cette Tarte au chocolat noisettée, ma Cathy, je te la dédicace, à toi qui, sans le savoir, a largement encouragé une gourmande patentée à ajouter un excès supplémentaire à la longue liste de ceux qui étaient déjà prévus pour la soirée... et ce, sans l'ombre d'un remord car, que ce soit dit, même si
"y'a pas que le chocolat dans la vie",
son p'tit goût si particulier, riche, corsé, définitivement suave, éclaire différemment un instant de vie partagé avec ceux qu'on aime, autour d'une jolie table ... Sur fond de légère culpabilité (celle que ressent ma maman qui, après avoir tergiversé quelques instants, en reprend "juste une lichette" en disant dans un souffle, les yeux gourmands "Ohhh ...je devrais pas..") , il épice d' un soupçon de générosité une fin de repas, ayant le goût unique des petits plaisirs chapardés ...
Ingrédients: pour une belle tarte (c'est comme ça, je propose que du beau, moi! ;-)
Pour la pâte:
  • 200 g de farine
  • 100 g de sucre
  • 100 g de beurre (demi sel, of course, mais pas obligatoire, le sel, j'entends...)
  • 50 g de poudre de noisettes torréfiée quelques minutes au four, th 6
  • 1 oeuf

Pour la garniture de la tarte:

(NB: Je mets entre parenthèses les proportions que je suis habituellement, pour une tarte au chocolat, encore plus généreuse... ;-))

  • 200 g de très bon chocolat noir, si possible à 70% cacao (300g)
  • 1 oeuf et 4 jaunes (3 oeufs et 3 jaunes)
  • 20 cl de crème fleurette (30 cl)
  • 50 g de beurre (80g)
  • 40 g de sucre
  • 30 g de poudre de noisettes (facultatif)
  • 1 CS de grand marnier (facultatif, mais on ne le sentait pas assez , j'en mettrai plus, la prochaine fois)

Marche à suivre:
Préparer la pâte :
  • Mettre dans un saladier la farine, la poudre de noisettes (torréfiée au four si possible, une dizaine de minutes) et le sucre
  • ajouter le beurre mou en morceaux
  • Mêler du bout des doigts jusqu'à l'obtention d'un mélange sableux
  • Ajouter l'oeuf, et mélanger jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène
  • Laisser reposer 30 minutes au frais (étape non respectée pour cause de "en retard, en retard, je n'ai pas le temps de dire au r'voir", entonné par un lapin blanc, pour continuer sur les Walt Disney qui ont bercé mon enfance !! )
  • Etaler la pâte et garnir un plat à tarte, en veillant bien à ce que les bords remontent jusqu'en haut et adhèrent au moule
  • Cuire la pâte à blanc, une dizaine de minutes th 6-7, (je ne mets rien dans la pâte, pour qu'elle tienne sur les parois, certains mettent des billes spéciales cuisson. Si vous avez peur que les bords s'effondrent, vous pouvez passer la pâte 15 minutes au congel avant de la cuire, je trouve cette technique très efficace)

Préparer pendant la cuisson de la pâte, la garniture:

  • Chauffer doucement la crème dans une casserole
  • Verser la crème très chaude sur les copeaux de chocolat finement hâché auparavant au couteau (autre méthode, plus rustique, mais néanmoins fort efficace : faire fondre les morceaux de choc dans la crème, sur le feu, en veillant bien à ce que cela n'aille pas jusqu'à ébullition, et en tournant tout le long, pour que cela n'attache pas)
  • Hors feu, ajouter le beurre en petits morceaux, bien mélanger
  • Dans un saladier, battre les oeufs, et le sucre ensemble jusqu'à ce que cela blanchisse, puis la poudre de noisettes
  • Ajouter le grand marnier, et le mélange oeuf/sucre à la crème chocolatée
  • Verser le tout sur le fond de pâte précuit
  • Mettre le tout au four, th 5-6, 20 minutes

Cette tarte peut se manger tiède, mais je recommande vivement de la mettre au frais quelques heures, voire une nuit entière, elle n'en sera que meilleure : moins écoeurante et surtout, tous les arômes du chocolat et de la noisette se seront révélés...

Bilan des courses:
C'est un grand classique... toujours aussi bon, pour celles et ceux qui apprécient tout particulièrement le chocolat...
Cette version est finalement peu sucrée, ce qui a l'avantage de la rendre moins lourde, mais qui pourrait déplaire à ceux qui préfèrent le goût du chocolat au lait, à adapter, donc, selon les préférences! La touche de noisettes dans la pâte et dans la crème au chocolat est subtile, apportant juste un rien de douceur supplémentaire au tout... Quant au Grand Marnier, il faut en mettre davantage, si l'on veut corser un peu le tout.
J'ai fait de petites lichettes que j'ai servi avec mes corolles à la mousse de framboises... Découvrant les assiettes, le regard des amateurs de chocolat s'est soudainement fait plus lumineux...
Nul doute possible, les deux se mariaient remarquablement bien... la fraîcheur et l'acidité de la framboise et le côté fort en goût du chocolat noir à 70%... Que du bonheur!!!!
Alors, maintenant que vous savez tout, dites-moi, franchement, ou plutôt, osez me dire que vous, vous n'auriez pas craqué, à peine réveillé, face à une telle tentation, osez!

Conté par Alhya at 6/16/2006 09:00:00 AM | 30 comments Fiche recette

juin 14, 2006

Corolles presque réussies de mousse aux framboises

Voici .........The dessert du menu d'anniversaire de mon Pôpa ! J'ai nommé, les Corolles presque réussies de mousse de framboises

Parmi les sites de cuisine que je ne manque jamais de visiter, il y a le magnifique Cuisine Campagne... Quand on franchit les portes de cet endroit douillet où nous accueille très chaleureusement la douce Lilo, on découvre des tas de recettes merveilleuses, alliant saveurs, plaisir des yeux, tout ceci dévoilé avec juste ce qu'il faut de poésie et de détails pour qu'on puisse s'imaginer, pauvres de nous devant nos écrans d'ordinateurs par les sublimes photos alléchés , en train de dévorer les petits plats concoctés avec brio par la maîtresse des lieux...

Entre toutes les recettes de ce fabuleux endroit, des Corolles à la mousse de framboise et de citron m'avaient particulièrement donné envie...

J'avais là, tout trouvé, le dessert idéal pour un grand jour... et celui-ci était arrivé!

J'étais, telle une puce, excitée comme tout et un peu anxieuse, et j'avais, la veille, consciencieusement relu à plusieurs reprises la marche à suivre, afin de ne rien louper...

Et le jour J, et bien le Jour J... et bien je dois bien l'avouer... non allez, je vous laisse plutôt découvrir tout seuls, allez, jugez vous même :

Vous avez vu? Vous avez Compris?

Je n'ai pas réussi à faire les jolies corolles comme Lilo les avait si bien réalisées....le socle des miennes était tout craquelé !!

Alors, que Lilo se rassure immédiatement, ceci n'a rien à voir avec sa recette mais est directement en lien avec cette sacrée tête de linotte que peut être parfois cette fichue Turtle...

En effet, pas moins de trois explications peuvent expliquer cette demi-réussite (la Turtle étant susceptible, je préfère dire cela ainsi plutôt que du parler de demi-échec... on ne tire pas sur l'ambulance... ;-D)

  1. J'avais pas tout le matériel approprié (ça me fait penser aux tennismen qui accusent toujours leur cordage, après avoir loupé un match... ;-)) ). Primo, au moment de faire les disques de pâte, impossible de réunir la totalité de ma poche à douille.. Alors, oui, je vous entends penser d'ici "Pourquoi, n'a-t-elle pas tout simplement utilisé un sac congelation coupé au bout...." Ben oui? pourquoi? et ben parce que sur le coup et face à l'affolement qui ramenait ses fesses à toute vitesse, je dois bien l'avouer, j'ai oublié cette option. Mais, mettez vous à ma place, j'étais un brin perturbée de ne pas remettre la main sur la douille de ma vénérée poche qui avait évidemment disparu au moment où j'avais besoin d'elle (et puis, je rappelle à ceux qui l'auraient oublié, qu'il y avait BEAUCOUP de pain sur la planche ce jour là, cf. les autres plats réalisés pour l'occasion..., non mais!). Du coup, j'ai étalé la pate sur la plaque au couteau, grosso modo et je n'ai pas obtenu des disques très réguliers (ils n'avaient, pour tout dire, pas la même taille... ;-O). Secondo, j'ai utilisé des moules individuels rigides et j'aurais pas dû, les silicones c'est quand même incomparable (j'ai tellement l'habitude d'utiliser ces derniers que j'ai pas pensé à huiler les rigides, ce qui est aussi problablement un des facteurs qui a favorisé la rupture des corolles : une partie de la pâte avait tendance à rester accrocher au fond des moules, saleté!). Probablement qu'en mettant du papier sulfurisé au fond des moules, on facilite le démoulage et qu'on évite ce genre de demi-catastrophe... (oui, je sais on a dit demi-réussite... allez, c'est pas grave la Turtle, inutile de te planquer sous ta carapace...!)
  2. J'ai jamais réussi à gérer le côté "t'as trente secondes pour agir parce qu'il faut pas que les tuiles de pâte refroidissent trop, sinon, ça casse"... ça me fout la pression et du coup, dans ces cas là, j'arrive à rien! (je fais tomber dix fois la spatule qui m'aide à les décoller, je m'assomme avec la porte du four, le chien vient me lécher scandaleusement le mollet, détournant mon attention au moment le plus critique... bref, j'ai la poisse!) Or, il semble bien que l'astuce soit là : il faut décoller hyper rapido les tuiles brûlantes, avec la première pelle à tarte qui passe par là (et qui, bien sûr n'est pas réellement adaptée pour ce genre d'exercice) et tout de suite, en évitant au maximum de se brûler le bout des doigts, dont mine de rien, on a besoin par la suite, mettre les tuiles de pâte dans les moules pour former les corolles... et là, passe encore pour les premières, mais quand on arrive à la septième, et bien croyez moi, c'est carrément plus dur de pas la casser... bon, sauf si y 'a qu'à moi que ça arrive, auquel cas, je retire et je dis que c'est moi le problème... et que je suis juste pas douée de mes dix doigts (mais, sincèrement, je préfère la première option... si ça vous dérange pas, hein?)
  3. Pour finir, et pour expliquer la difficulté à réaliser des corolles qui ne soient pas des tuiles ultra cassantes.. et bien il y a le fait que la Turtle, au lieu, bien sagement, de suivre à la lettre la recette, voilou qu'elle s'est lancée. Il fallait modifier les proportions un rien pour passer de 6 à 7 corolles, mais alors qu'elle tentait tant bien que mal de calculer combien il fallait ajouter de chaque ingrédient, de tête, et probablement parce que c'était pas une mince affaire (alors 70 g de farine, divisé par 6 et multiplié par 7 ça fait? ... ça fait?... heu... -la règle de 3, j'ai jamais aimé de tête, jamais!) et bien tout d'un coup ça a fait "zouing zouing" dans son cerveau d'illuminée et il lui a pris la brillante idée d'y aller au feeling... juste pour voir.... et Ben croyez moi, elle A BIEN VU, là, oui, et elle a bien Pesté ensuite... mais trop tard il était... alors à l'avenir, Turtle, tiens -le toi pour dit, et suis un peu plus attentivement ce que te dit Lilo, non mais! (et n'oublies pas la calculette quand tu dois modifier les proportions - petite pensée émue pour ma maîtresse de CE2 qui nous disait que les maths, ça servait même pour la cuisine, remarque vouée à attirer notre attention, mais qui ne m'interpelait pas plus que ça, à l'époque, lol!)

Alors, la recette originale, la vraie, celle qu'à mon avis, vous devriez suivre, elle est juste au dessus, sous son nom, il suffit de cliquer un coup.

Malgré tout je vous glisse celle que j'ai suivie, car en réalité hormis le fait que cela explique peut être qu'on n'obtienne pas d'aussi belles corolles que Lilo quand on les démoule, ces corolles étaient très bonnes au goût, et après tout, qui a dit qu'il fallait absolument mettre les mousses dans des corolles, hein? qui?? Parce que des jolies tuiles servies avec de jolies verrines remplies de mousse de framboises, c'est pas mal aussi :-) !

Ingrédients: pour 7

Pour les corolles :

  • 90 g de farine (alors qu'il aurait fallu en mettre 81 g)
  • 90 g de sucre semoule (idem)
  • 70 g de beurre (et là, ça aurait dû être 64g)
  • blancs de 2 gros oeufs (ou 3 petits)
  • un chouillat de poudre de noisettes (parce que c'est trop bon ;-)

Pour la mousse de framboises :

  • 1 boîte de framboises (250 g)
  • 100 g de sucre
  • 300 g de crème fraîche épaisse
  • 2 c. thé d'agar agar (moi, j'ai mis 1 feuille de gelatine, mais je ne suis pas sure que cela corresponde aux proportions exactes... en tout cas, c'était suffisamment solide à mon sens)
  • du sucre glace
  • 4 blancs d'oeufs et une pincée de sel.

NB: Lilo, dans sa recette fait deux mousses, l'une aux framboises, l'autre au citron, pour la même quantité de pâte. Moi, j'ai fait une seule mousse, dont j'ai doublé les proportions, et j'ai même pu mettre de côté de la mousse de framboises pour le déjeuner du lendemain

Marche à suivre:

Préparer la crème de framboises

  • Mettre la gelatine à tremper dans un peu d'eau une dizaine de minutes
  • Laver les framboises et en mettre une vingtaine de côté. Les écraser au presse purée (mais à la fourchette ça marche aussi )
  • Les passer au tamis avec une casserole placée en dessous (moi, je ne l'ai pas fait, j'avais pas de tamis et j'aime bien les graines...)
  • Mettre deux cuillères à soupe de côté
  • Ajouter le sucre, la crème fraîche et la gelatine essorée.
  • Faire cuire sur feu doux et éteindre dès que le mélange commence à épaissir.
  • Laisser refroidir.

Réaliser la pâte pour les corolles:

  • Dans un saladier, travailler en pommade le beurre et ajoutez le sucre
  • Incorporer les blancs d'oeufs, légèrement fouettés avant
  • Ajouter ensuite la farine tamisée et la poudre de noisette torréfiée au four
  • Bien mélanger
  • Ajouter les deux cuillères à soupe de purée de framboises mises de côté au préalable.
  • Placer la préparation au réfrigérateur 30 min
  • Préchauffer le four à 180°C
  • Sortir la pâte du réfrigérateur et l'introduire dans une poche à douille.
  • Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, dessiner en spirale serrée 7 disques de 10 cm de diamètre (bon, ça vous l'avez compris, je l'ai pas fait ainsi, mais il FAUT le faire!)
  • Les faire cuire au four jusqu'à ce que les bords soient légèrement dorés ( et là, je suis rassurée parce que Lilo, elle-même, dit :"Ne faites pas comme moi qui les a fait cuire un peu trop longtemps. Résultat, les disques étaient un peu trop rigides pour la manipulation mais très craquants au final", vous voyez, y'a plein de trucs qui peuvent expliquer mon plantage... et p't être bien que c'est pas ma version de pâte à moi qui est forcément responsable... )
  • Tout de suite à la sortie du four, placer chaque disque dans un petit moule dentelé, du type cannelé ou mini-tartelettes hautes (moi, c'était des moules à muffins rigides, et je recommande d'y mettre du papier sulfurisé, vraiment, car plus j'y pense, plus je me dis que c'est ça qui a provoqué la rupture du fond des corolles... vraiment!). Bien appuyer au fond du moule pour obtenir la forme de corolle.

Finir les mousses :

  • Monter les deux blancs d'oeufs en neige restant avec le sel.
  • Incorporer délicatement les blancs dans la crème de fruit à l'aide d'une fourchette
  • Mettre la mousse dans les corolles
  • Placer au réfrigérateur au moins 2 heures
  • Au moment de servir : mettre quelques framboises sur les corolles, saupoudrer d'un peu de sucre glace (j'ai oublié..!)

Bilan des Courses:

Même si la Turtle, exigeante, était furieuse dans sa cuisine, pestant contre la terre entière et surtout contre ces fichues corolles qui ne s'étaient pas correctement démoulées à l'instant T tant attendu et bien ...

et bien... tout était oublié, dès qu'une cuillérée de ce merveilleux dessert a franchi ses lèvres!

C'était tout simplement délicieux! Frais, léger et plein de saveurs. La mousse de framboises (une première pour moi) était incroyablement onctueuse... acidulée et sucrée à merveille, tout simplement idéale !

C'est définitivement un dessert parfait à cette époque de l'année. Même les plus chocoholics de mes proches (j'ai nommé ma bien aimée Soeur, son mari et mon dernier p'tit frérot) ont adoré!

Alors qu'est-ce qu'on dit??? Un grand, grand merci à toi, Lilo, pour m'avoir permis de découvrir cette sublime recette!

(et regardez, cette petite corolle là est moins cassée!, en fait, c'était vraiment qu'une demi catastrophe!)

Conté par Alhya at 6/14/2006 09:00:00 AM | 41 comments Fiche recette

juin 12, 2006

Tarte Tatin de légumes, option soleil




J'aime les légumes, sous toutes les formes, quelle que soit leur mode de préparation (cru, cuit, à peine cuit, chaud, froid, ...), on pourrait presque dire que je les aime sous toutes les coutures et quasiment tous ... J'en découvre régulièrement de nouveaux, mon regard s'étant posé sur eux au détour d'un passage à proximité des étals colorés d'un marché du dimanche matin (ah... se balader, au petit matin, le dimanche, sur un marché... ).
Parfois, je les achète sans même savoir comment les cuisiner et encore moins quel goût ils peuvent avoir (d'ailleurs, j'en profite une fois encore pour vous dire à quel point vos blogs me sont utiles pour accroître mes connaissances: je trouve chez l'un ou l'autre la recette et la méthode pour les sublimer...)
Il faut dire que je pars de loin, même de très très loin en matière de connaissances légumières (???!) : j'ai longtemps pensé que cette catégorie d'aliments était composée des seuls haricots verts et pommes de terre, et mon coeur penchait sincèrement pour les seconds...!
Vous l'avez compris, cette passion immodérée pour ces aliments est relativement récente et ne m'a pas été transmise par mon éduction...loin s'en faut....
Du coup, lorsque je reviens au sein de ma famille bien-aimée qui me cède volontiers les fourneaux, j'essaie de transmettre un peu de mes découvertes, d'ouvrir à ces êtres (peu aventuriers... si, si, je crois qu'on peut le dire...et même s'ils s'en défendent !) que j'aime tant, de nouveaux horizons, tâche qui s'avère particulièrement ardue dès lors qu'ils aperçoivent l'ombre d'un légume. Il s'agit donc de les préparer de façon à les rendre ... comment dirais-je? .... plus accessibles... et c'est un vrai exercice de style...

Il faut dire que certaines idées ont la peau dure et on a beau tenter de la leur faire, de toutes ses forces, à grands renforts d'imagination, d'heures à penser l'inconcevable d'hier (des raviolis aux aubergines par exemple), à le mettre en pratique et à lire petit à petit dans les yeux des membres de la famille, que" oui, c'est pas mauvais, finalement", il reste toujours un rien de vivacité aux a priori ancrés bien profonds dans l'enfance...
Et le Cerbère du "je hais les légumes et j'en veux pas, parce que les légumes, d'abord c'est pas bon" (on sent le petit garçon traumatisé par les choux de Bruxelles et autres salsifis dans son enfance, derrière cette affirmation, n'est-ce pas?), le gardien donc de cette traditionnelle maxime familiale, généreusement transmise dès leur plus jeunes âge à ses enfants adorés (vite, vite, jette ton assiette d'haricots à la poubelle, pendant que maman ne voit pas...ou encore nous regardant tergiverser devant nos assiettes de légumes déjà refroidis: "Moi non plus je n'aime pas, mais ce n'est qu'un mauvais moment à passer, après t'auras un dessert"), n'est autre que mon Pôpa...
Alors, pensez donc! Lui infliger à lui, pour SON anniversaire, un accompagnement à base de légumes, et de vrais légumes (donc pas des pommes de terre, mais ces dernières se classent-elles vraiment parmi les légumes de chez légumes, telle est la question)... c'était... un véritable truc de OUF pour parler comme mon pt'it Frérot... Et on a failli friser la catastrophe.. autant vous le dire tout de suite !
Pourtant, dopée par mes précédentes réussites ayant consisté à associer des légumes dans des tartes, pâtes ou cake, le vent en poupe (j'adore cette expression, vous m'imaginez, là, moi, la Turtle, la carapace au vent, prête à affronter tous les dangers???), j'ai enfin osé affronter ce mythe à la dent dure :
"Non, les légumes c'est pas Dégueu (mot prononcé avec la
mimique qui va avec, évidemment... ;-))
".
La preuve en une recette: La Tatin de légumes du soleil, servie pour l'anniversaire avec Les filets de cabillaud citronnées en crumble
Ingrédients:
Pour la pâte:
  • 1 pâte feuilletée
Moi, j'ai utilisé la recette de la pâte feuilletée-minute : une recette géniale et ultra simple, découverte sur marmiton.
Les proportions sont les suivantes : 1 pot de petit suisse, pour un pot de farine et 1/2 pot de beurre, ce qui fait, pour 6 petits pots de petits suisses, environ 360 g de farine et 180 g de beurre. J'en fais en grandes quantités, ensuite je divise pour avoir des boules de pâte d'environ 250 g, et je congèle, pour les décongeler ensuite au fur et à mesure, en fonction de mes besoins.
Pour la garniture:
  • 500 g de carottes (les carottes étaient épluchées, quand je les ai pesées)
  • 300 g de navets ou de celeri rave (moi, c'était celeri, parce que vous vous souvenez? Je suis dans une période celeri, mais pour ceux que ce légume rebute, l'association carottes/navets marche très bien aussi, ou encore, plus classique Carottes/courgettes... )
  • 300 g de pois gourmands
  • le jus d'un citron et d'une orange (facultatif)
Marche à suivre:
  • Préparer la pâte : mêler dans un saladier, la farine, le beurre, les petits suisses, mélanger le tout jusqu'à l'obtention d'une boule bien élastique, saler un peu, mettre le tout sous un torchon, au frigo, le temps de préparer la garniture
  • Eplucher les carottes et le celeri-rave
  • Couper les carottes en rondelles d'1/2 cm et le celeri en cubes de même taille
  • Casser le bout des pois gourmands, les rincer et les détailler en morceaux d'1/2 cm
  • Faire chauffer une grande poêle, y mettre d'abord les morceaux de carottes, poivrés et salés, dans un filet d'huile d'olive, à feu moyen
  • Le concept est de laisser cuire doucement les carottes, en remuant régulièrement pour qu'elles cuisent de manière uniforme
  • Après 5 minutes de cuisson environ, ajouter les morceaux de celeri
  • Cuire une vingtaine de minutes, en couvrant éventuellement pour aider à la cuisson et en remuant toujours régulièrement
  • Ajouter alors les pois gourmands
  • Saupoudrer du sucre roux
  • Poursuivre la cuisson 10 bonnes minutes, en remuant toujours (un vrai sacerdoce!!)
  • Ajouter alors le jus de citron et le jus d'orange
  • Cuire encore 5 bonnes minutes
  • à ce stade, les légumes doivent être tous fondants, même si les pois gourmands restent un rien croquants, ils sont tous dorés, légèrement caramélisés et le liquide s'est évaporé
  • Mettre les légumes au fond d'un moule à manquer,
  • Etaler la pâte feuilletée sur le dessus, en bordant bien sur les bords, de façon à ce que les légumes soient bien entourés de pâte jusqu'au fond du plat
  • Faire cuire 20 à 30 minutes, th 6, au four.

NB:La cuisson a duré une heure environ, ce qui ne m'a pas gênée, parce que je faisais parallèlement le reste des plats pour l'anniversaire. Pour celles et ceux qui voudraient un résultat plus rapide (ce que je peux tout à fait comprendre ;-)), il est possible de pré-cuire les légumes à la vapeur ou au Micro ondes, et de ne faire que caraméliser une dizaines de minutes les légumes à la poêle.

Bilan des courses:

J'ai servi cette tatin de légumes du soleil avec les filets de cabillaud en crumble, et l'association des deux était parfaite (en toute modestie, bien sûr ;-)), par rapport à ce que je cherchais , c'est à dire un accompagnement léger et coloré, à base de légumes.

Quand je l'ai servie, la tatin s'est avérée difficile à couper : les petits morceaux de légumes se faisaient gaiement la malle, une fois le cercle de pâte rompu... du coup, niveau présentation... c'était pas évident et c'est un point à améliorer...

Dans un premier temps, mon Pôpa a proposé de donner la moitié de sa part de tarte tatin à toute la tablée, prétendant en avoir eu double ration et ne vouloir priver personne... (vous notez qu'il essayait d'y mettre les formes... L'homme n'aime guère les légumes mais n'ose pas affronter la Turtle directement, il préfère tenter le coup de la feinte.... mais la Turtle a vite vite flairé la chose et mis un terme à l'entourloupe: "mais non tu en as autant que les autres... ne t'inquiètes pas!") ... Malgré tout, c'était plutôt mal barré... Allais-je me retrouver avec des assiettes couvertes de petits morceaux de légumes tentant désespérément de jouer les caméléons avec les fleurs dessinées sur les assiettes?? La turtle était à deux doigts de paniquer...

Heureusement, un petit quart d'heure après, il ne restait plus une miette de la tatin dans les assiettes... tout le monde avait mangé ses légumes et mes frérots et mon Pôpa ont même dit avoir "beaucoup" aimé (lol!!).

Essai marqué!! La turtle pouvait respirer et déguster, satisfaite en pensant à toutes les bonnes petites vitamines faisant leur petite vie dans les ventres de ses proches, son petit verre de Saint Véran... elle l'avait bien mérité!

Même si tout est bien qui finit bien..., je ne suis pas dupe! je sais que, quoi qu'ils en disent, les mâles de cette famille préfèreront toujours les légumes avec au moins un peu de crème... Pourtant, je persiste à penser que l'avantage de cette recette réside précisément en ce que les légumes, même s'ils sont associés à une pâte feuilletée, restent légers et leur saveur est préservée quasiment intacte, car il n'y a ni appareil à base de crème ou d'oeufs, ni fromage. En revanche, cela suppose d'avoir bien ajusté la cuisson des légumes et de les avoir rendus très savoureux avant, sinon, rien ne dissimule dans cette version leur éventuelle fadeur!!! (d'où la pression sur les épaules de la Turtle pendant la préparation!!)

Cette fois-ci, j'avais opté pour une cuisson sans herbes aromatiques, car ces dernières étaient déjà en nombre dans le poisson servi avec, je voulais des légumes juste caramélisés et pas trop forts... mais je compte bien la refaire, en ajoutant cette fois des épices et herbes originales pour un plat encore plus savoureux (et rien n'interdit, après tout, d'y ajouter un rien de fromage ou de crème... pour ceux qu'une version tout légume impressionnerait un peu trop !)


Conté par Alhya at 6/12/2006 09:40:00 AM | 37 comments Fiche recette

juin 10, 2006

Filets de Cabillaud citronnés en crumble parmesané de noisettes et pignons



Poursuivons la présentation du Repas d'anniversaire de mon Pôpa...

Après avoir pensé aux Soufflets de Ricotta et Saumon fumé, pour l'entrée, j'avais décidé de poursuivre avec des filets de poisson. Bien qu'adepte des poissons cuits en papillote, je voulais cette fois-ci trouver une méthode de préparation plus généreuse et réaliser une sorte d'explosion de saveurs (modeste, hein? la Turtle... elle doute plus de rien, on dirait!)...

Plus précisément, je voulais tenter de retrouver le goût et la texture d'un tout à fait délicieux et savoureux crumble de filet de perche, dégusté dans mon resto italien favori, quelques jours auparavant.

Il s'agissait donc de retranscrire cette association de saveurs et de texture, mêlant le moelleux du poisson, et le croustillant du crumble... le tout sous une note un rien citronnée...

J'avais senti, au restaurant, qu'en plus d'être légèrement citronné, le crumble était constitué notamment de noisettes...

Ayant cette idée en tête et quelques jours encore devant moi, je parcourais la blogosphère, à l'affût de toute recette s'approchant de celle que je souhaitais réaliser...

C'est alors que sur le fabuleux site d'Eric Boire et manger je découvre d'abord une recette d'aiguillettes de canard en panure noisettée. Bon, bien sûr, ce n'était pas du poisson, ni un crumble, mais il y avait l'idée de panure et des noisettes... c'était déjà une première piste.. Me voilà, ni une ni deux, en train de laisser un message à Eric pour savoir ce qu'il ferait, lui, s'il voulait réaliser un poisson en crumble... à tout hasard... Nous étions alors vendredi matin et tic, tac, tic, tac, le compte à rebours était déjà largement enclenché...., plus que 24 heures avant le fameux dîner d'anniversaire....

Le soir même, je vérifie si Eric a répondu, et là, je lis... qu'il faut que je revienne le lendemain... qu'il y aura quelques info utiles pour moi!! lol!! Pas de doute, il sait créer le suspense cet homme là, en plus d'être un remarquable cuisinier...!

Le samedi matin, dès mon réveil, je me précipite, les yeux à peine ouverts, sur mon ordinateur, clique, impatiente, sur son blog pour voir apparaître, sous mes yeux incrédules... une recette de cabillaud en crumble publiée à point nommé par Eric!!!

Je me jette sur mon bic préféré, prends le premier bout de papier disponible, note la main émue et tremblante d'impatience ses ingrédients, la marche à suivre, et met le p'tit bout de papier en lieu sûr, au fond de ma poche de jean...

Au moment de me lancer dans la préparation du dîner, je ressors le bout de papier de sa planquette (c'est comme ça que je disais cachette quand j'étais petite, et c'est toujours le premier mot qui me vient quand je pense à un lieu où je cache un trésor...), le déplie fébrilement, relis ce qui y est noté.

Là, je prends une grande inspiration, en renversant la tête en arrière (ouais, je sais, c'est tout un spectacle quand la Turtle réfléchit...), ajoute la pincée de mon envie initiale, je mixe vingt secondes, secoue bien, passe rapido au four de mon imagination le tout et cela donne :

Les filets de Cabillaud citronnés en crumble parmesané de noisettes et pignons rien que ça !! ;-)

Ingrédients: Pour 6 ou 7

  • 4 beaux filets de cabillaud
  • 4 CS de ricotta (ou de crème fraîche épaisse)

Pour la marinade:

  • le jus de 2 citrons,
  • au moins 3 CS d'huile d'olive,
  • des herbes en quantités généreuses: Sauge, ciboulette, cerfeuil, et un peu d'anis vert, des baies roses et du sel

Pour le crumble:

  • 70 g de Parmesan fraîchement et finement râpé
  • 65 g de noisettes (la moitié, légèrement concassées, l'autre, passée quelques instants au mixer)
  • 65 g de pignons (mixés quelques instants)
  • un peu de chapelure
  • Les zestes des 2 citrons

Marche à suivre:

  • Une heure au moins avant de cuire le poisson, installer confortablement les filets dans la marinade. Concrètement, il s'agit de les mettre dans un grand plat en verre allant au four, d'y verser les jus de citron, de recouvrir de quelques CàS d'huile d'olive, de saupoudrer généreusement d'herbes le tout avant de parsemer d'un soupçon de fleur de sel de Guérande et de poivre fraîchement moulu (vous pouvez chantonner, pendant ce temps, ils aiment bien ça, les filets, ils sont heureux quand on leur parle et plus encore quand ils entendent le champ des sirènes et comme à n'en pas douter... vous en êtes une... ), pour enfin les oublier... au frais... (éventuellement, vous pouvez passer les voir une ou deux fois, pour vérifier qu'ils ont bien tout ce qu'il leur faut, les retartiner d'un peu de marinade, les retourner pour qu'ils profitent bien du mélange, mais après, c'est vous qui voyez, d'accord?)
  • Vingt minutes avant l'heure du dîner, sortir les filets de cabillaud de la marinade, et les mettre dans un cuit-vapeur, en les ayant juste préalablement recouverts d'une cuillérée à soupe de ricotta ou de crème fraîche, les laisser cuire 7 à 8 minutes, selon leur épaisseur
  • Pendant ce temps, préparer le crumble en écrasant grossièrement les noisettes, pignons, au mixer ou mieux, à l'aide d'un mortier. Ajouter le parmesan fraîchement râpé, un peu de chapelure, jusqu'à l'obtention d' un mélange bien sablonneux, ajouter enfin les zestes de citron coupés très, très fin (j'ai utilisé mon zesteur, en prenant la partie qui permet de faire des tous petits filaments de zeste) Réserver.
  • Sortir les filets du cuit vapeur, les mettre dans un plat allant au four (celui du début par exemple, qui doit pas traîner bien loin, mais préalablement vidé de la marinade), recouvrir de la pâte à crumble
  • Mettre le four en marche, th 7
  • Au moment de passer à table pour les entrées, glisser le plat dans le four,
  • Laisser dorer 10 à 15 minutes, en ayant baissé à 180 ° (th 6)
  • Servir immédiatement

Bilan des courses:

J'ai bien retrouvé le mélange des textures que je cherchais : la cuisson vapeur qui préserve le moelleux du poisson, associée au côté croustillant du crumble est très réussie.

Le mélange noisettes /pignons pour la pâte du crumble est absolument terrible, surtout si vous faites attention à laisser des morceaux de tailles différentes, notamment en laissant certaines noisettes à peine concassés... qui vont attirer ponctuellement l'attention sur elles au fil de la dégustation...tout comme les petits bouts de zestes de citron... un régal!

La cuillérée de ricotta donne de la générosité et de la douceur à l'ensemble et accroît encore l'onctuosité du poisson.

Ce dernier est extrêmement parfumé grâce la marinade aux herbes, lesquelles apportent à mon sens, beaucoup en raison de leur diversité (Un gros coup de bol, d'ailleurs, elles se mariaient très bien entre elles... Or, rien n'était moins sûr compte tenu de la méthode employée pour les associer... En fait, je venais de faire les soufflés -vous vous souvenez, ils sont pleins d'herbes, eux aussi- quand je me suis lancée dans la marinade et tout à coup j'étais devenue Herb-addict. Grosso modo, la Turtle devant son placard à épices ça donnait: "Ouais, des herbes!!! Tiens, celle -ci, oh ,pourquoi pas celle là, et allez, un soupçon de cette dernière là! ", ce qui explique pourquoi je me suis un rien lâchée en associant au pif un grand nombre de celles que j'avais de disponibles ce jour-là!). Le tout était très fin et délicat, et je suis tout particulièrement satisfaite d'avoir associé de l'anis vert qui se marie remarquablement bien avec le tout.

En revanche, et bien que tout le monde se soit extasié à table, j'ai un léger regret d'avoir ajouté du parmesan : son goût était trop présent pour mes papilles ;-), un rien trop fort par rapport aux autres saveurs.

A l'avenir, je pense essayer de le refaire en l'enlevant totalement, au risque de perdre un peu du côté moelleux qu'il apporte au crumble, ou alors d'en diviser au moins par deux les quantités.

Bref, une recette à refaire et à affiner, mais définitivement une façon originale, simple et savoureuse de cuisiner le poisson!

Dites, vous la voyez, la grosse noisette, là sur la photo? Elle était tout particulièrement bonne celle-là et j'en ai fait mon affaire, croyez moi!

Conté par Alhya at 6/10/2006 11:29:00 AM | 36 comments Fiche recette

juin 08, 2006

Soufflé froid à la Ricotta et au Saumon fumé

Chez nous, le mois de mai et le mois de juin sont des périodes fastes en anniversaire...
Après celui de ma soeur, ça se poursuit par celui de mon père pour se terminer en sorte

d'apothéose par le mien (;-)), qui a eu lieu hier (un grand grand merci à tous mes amis qui y ont pensé, les autres, vous avez compris le message??? vous ne faites plus partie de cette catégorie ou alors améliorée de l'adjectif "ingrats" ... Meuhhh nooonnnnn!!! je rigole, je vous pardonne aisément, d'autant plus que je suis une spécialiste Es Oubli d'Anniversaire...)
Bref, tout ça pour dire qu'un de mes amis a gentiment pris l'initiative d'aller dans une des plus jolies épiceries fines de Lyon, Chez Malleval, dans le 2ème (sachez, cependant, que je trouve leurs prix totalement prohibitifs, mais après tout, c'est peut être le principe de ce genre de magasin "fin" qui veut ça).
Juste pour le remercier et lui redire combien ça me touche qu'il ait pensé à ma nouvelle lubie de me lancer dans la cuisine intensive et élaborée, et jolie, et fine et, et, et ... (et oui, c'est de votre faute tout ça, je veux pas dire, mais quand on voit combien vous brillez à vos fourneaux, ça fait rêver, et moi, quand je rêve, et bien après l'étape suivante c'est essayer: c'est comme ça que j'ai eu toute mon enfance les genoux couverts de bleus, ne réalisant pas forcément que quand mon grand frère accomplissait certains exploits du haut de ses trois ans de plus, et bien, je pouvais pas forcément faire de même avec mon mètre douze... -et oui, j'ai longtemps était une "puce" avant d'être une Turtle, c'est à dire une rase-moquette, toute ch'tite... et ça n'a d'ailleurs pas beaucoup changé... mais je m'égare)... et d'en quelque sorte la consacrer en m'offrant tout un tas de petits cadeaux merveilleux.
Alors, je vous fait la petite liste de ces merveilles, j'ai eu : Deux belles gousses de vanille de Tahiti, oui! Môdame, de Tahiti...pas moins, trois petits pots de moutarde parfumée (au pain d'épices, à l'estragon et au cassis de Dijon), une jolie petite boîte contenant des caramels ... au Beurre Salé, s'il vous plaît, (ce sont les petites billes, là) et enfin Last, but not Least ...( le fou... ), du THE MATCHA!!! oui!!!!
Bon, maintenant que je vous ai dit ô combien j'ai été gâtée, revenons à nos moutons.
Si vous avez bien suivi, avant de fêter mon anniversaire, nous avons fêté celui d'un Homme qui m'est tout particulièrement cher, j'ai nommé Mon Pôpa... je l'écris comme ça, parce que même si j'ai maintenant 27 ans et un jour (ouch! ça fait mal, j'essaie de m'y habituer en me le répétant réguilièrement, parce que, va savoir pourquoi, pour moi le compteur est resté bloqué à 24 , va savoir ....), il sera toujours Mon Pôpa, qu'il se le dise, une bonne fois pour toutes (et même s'il n'aime pas quand je dis comme ça, c'est pas lui qui choisit, d'abord!).
Et pour fêter l'anniversaire de mon bien-aimé Pôpa, j'avais opté pour un véritable dîner avec Entrée-plat-dessert.
Jusque là, certains se disent rien que de bien normal pour un dîner... Et bien non! Ce n'est pas si normal ou logique dans ma famille à moi, cela ne va pas de soi. Parce que les dîners assis où il faut nourir au bas mot 8 personnes tout en profitant de l'apéro et de la soirée, donc sans être collé derrière ses fourneaux, ce n'est pas si évident... cela demande un certain Savoir-faire (et je salue bien bas tous ces hommes et femmes, dissimulés derrière leur joli tablier de ménagère, dont le mérite est ô combien méconnu, et qui pourtant réalisent régulièrement cet exploit qu'on ne salue pas assez).
Pour notre part, cela fait belle lurette que nous privilégions plutôt l'option "apéro dînatoire", (pour un exemple, cf l'anniversaire de ma soeur), solution fort sympathique et surtout très pratique.
Mais cette fois-ci, point d'apéro dînatoire au programme, je voulais un vrai repas...
Il me fallait donc trouver une entrée pour commencer...
J'avais vu, il y a peu sur le splendide blog Péché de Gourmandises de Choupette une recette de "soufflé froid à la ricotta et au speck", qui m'avait plus que tapé dans l'oeil ...

Je voulais tenter cette petite chose qui en plus a le grand avantage de se préparer en amont.
Ayant une furieuse envie d'un dîner à thématique poisson, j'ai changé le Speck pour du Saumon fumé. Ce qui m'a donné de fabuleux petits Soufflés froids à la Ricotta et au Saumon fumé.
Hormis cette légère modification, j'ai suivi à la lettre la recette de Choupette (en augmentant légèrement les proportions qui étaient prévues pour 6 alors que nous étions 7), qui se révèle d'une facilité qui n'a d'égal que le goût... et qu'en conséquence je me précipite de recopier tout bonnement ici :
Ingrédients: pour 7 personnes


  • 350 g de ricotta (au lieu de 300g)
  • 7 tranches de saumon fumé
  • 7 blancs d'oeufs (au lieu de 6)
  • 25 cl de crème liquide (au lieu de 20)
  • 5 feuilles de gélatine
  • 4 c à s d'huile d'olive fruitée
  • 1 c à s de thym frais ciselé
  • 1 c à s de romarin frais ciselé
  • 1 c à s de ciboulette ciselée
  • 1 c à s de cerfeuil ciselé
  • 1 c à s de sauge ciselée+ le jus d'1 citron (ce n'est pas dans la version initiale, mais avec le saumon, cela s'accorde remarquablement bien!)

Marche à suivre:

  • Ramollir les feuilles de gelatine dans de l'eau froide
  • Mettre à chauffer la crème liquide et ajouter les feuilles de gélatine ramollies et égouttées
  • Mélanger jusqu'à ce que la gélatine ait bien fondu
  • Dans un saladier fouetter la ricotta avec les herbes ciselées et 3 c à s d'huile.
  • Ajouter la crème et assaisonner (pas de sel car le saumon fumé est déjà bien salé)
  • Battre les blancs en neige ferme avec une pincée de sel
  • Les incorporer délicatement au mélange ricotta-herbes-crème.
  • Recouvrir les parois des ramequins d'un film plastique transparent (Choupette conseille d'huiler les parois des ramequins, mais j'avais peur que cela soit trop difficile à démouler, j'ai préféré, pour une fois, être prudente ;-)) en laissant du papier déborder des parois
  • Les tapisser avec une tranche de saumon (si vos ramequins sont volumineux comme les miens, vous n'aurez assez de saumon que pour former le dessus du soufflé, mais ce n'est pas grave et je ne vous conseille pas de mettre davantage d'une tranche de saumon par personne, sous peine de faire une entrée trop conséquente...)
  • Verser l'appareil à soufflé à l'intérieur des ramequins et mettre au froid 3 h minimum (moi, ayant pris un peu de retard dans mon planning pour cause d'embouteillage à la sortie de Lyon, merci les longs week end de juin...., j'ai préféré les mettre 30 minutes au congelateur, pour être sûre qu'ils aient bien pris).
  • Au moment de servir, renverser les ramequins sur l'assiette, tirer un peu sur le film plastique, et appréciez le tour de passe-passe, ça y est c'est démoulé!! ;-)

    J'ai servi ces merveilleux soufflés avec une salade verte assaisonnée ainsi:
  • 2, 5 CS d'huile de noix
  • 1/2 jus de citron
  • 1CS de vinaigre d'estragon
  • 2cc de ricotta
  • 1 CS de ciboulette
  • Sel et poivre

Bilan des Courses:

Si je vous dis que c'était tout simplement à tomber!!! Frais, onctueux, léger et très fin, le rêve, la panacée!!
Même mon p'tit frère de 15 ans, qui déteste par principe le fromage a adoré, tout le monde s'est régalé... et a particulièrement apprécié les multiples saveurs que recèlent ces petits soufflés si faciles à préparer!

NB: Au départ, j'étais sceptique en voyant toutes ces herbes, je me disais qu'il y en avait beaucoup en quantité (1 Cuillère à soupe!) et que "trop, c'est parfois trop" (pas mal, hein la maxime... ;-)!) . En fait, ces quantités doivent être suivies à la lettre car ce sont ces fameuses herbes qui donnent au soufflé toute sa subtilité... c'est vraiment très bon ainsi, et il ne faut définitivement pas y toucher!

Pour finir, observez quelques instants encore les deux dernières photos, où vous voyez le soufflé ouvert...

Je vous laisse apprécier le caractère nuageux de l'ensemble, observer les jolies herbes que ces merveilles dissimulent...

Maintenant, imaginez-vous, sous un rayon de soleil, sur une terrasse, face à la mer, un bon verre de Saint Veran à la main, en train de déguster ces petites choses toutes fraîches...

et osez me dire que ça, ça n'a pas le goût du bonheur...!

Un grand merci à toi Choupette pour avoir partagé cette merveille!

Conté par Alhya at 6/08/2006 09:40:00 AM | 37 comments Fiche recette

juin 06, 2006

Millas aux Pommes, Pralin et Rhum, version Remasteurisée


Cela faisait fort longtemps que j'avais grande envie de tenter une recette de gâteau à base de semoule. Mais j'attendais, pour cela, de lire la recette parfaite...
Finalement, j'avais noté au cours d'une petite visite sur le blog de Salwa qui allie si bien les cuisines et saveurs de tous pays, une petite recette appelée "Millas", sorte de gâteau de polenta au Rhum, que j'avais soigneusement recopiée dans mon Livre de Recettes Magiques .
L'autre jour, de passage chez mes parents et alors qu'une fois de plus, le soleil tant attendu tout l'hiver tardait à montrer sa trogne, pour finalement se faire la malle discrètement au cours de l'aprem et laisser ce dernier se transformer en véritable après midi pluvieux, digne d'un mois de novembre, je me suis dis qu'il fallait remonter les manches et tenter une réconciliation avec la bonne humeur, et quoi de mieux pour rehausser un peu les coeurs qu'un bon gâteau pour le goûter comme quand on était tout petit, hein, quoi de mieux???
Alors que j'effeuillais consciencieusement mon Livre magique, apercevant du coin de l'oeil batifoler autour de moi mes deux petites abeilles (mes petits frères, dont la P'tite caille...) qui, sentant chez moi l'appel de la cuisine se faire, tentaient discrètement d'orienter selon leurs préférences respectives, l'heureux futur élu...
et alors que je poursuivais, imperturbable, à éliminer l'une après l'autre les recettes (non, pas celle là, trop compliquée... celle là, non plus, trop d'ingrédients... oh, et celle-ci, pourquoi pas? Non... pas aujourd'hui...), mon oeil a tout à coup été attiré par le fameux "Millas"...
Ce coquin d'oeil est alors resté planté là, à déchiffrer les différentes étapes et ingrédients jusqu'à ce que mon cerveau lui réponde que oui, ce serait pas mal, une petite recette comme ça, pour un jour comme celui -là (un vrai travail d'équipe l'oeil et le cerveau chez la Turtle!!).
Mais plus je lisais cette fameuse recette, plus je l'imaginais associée avec des raisins secs et des noisettes ou amandes, à peine concassées... allez savoir pourquoi... probablement un besoin tout particulier de réconfort...
Bref, m'étant levée, prête à organiser mon petit plan de travail, en sortant tous les ingrédients (étape que je n'ai pas toujours mise en pratique, mais qui est ô combien salutaire et évite bien des déconvenues...), j'ai repensé aux raisins secs... et bien qu'ayant chassé du revers de la main les petites abeilles butineuses de tout à l'heure ("Zou, fichez moi le camp, vous verrez tout à l'heure ce que je prépare, en attendant, déguerpissez!"), je ne pu m'empêcher d'imaginer leur déception face à un gâteau comportant des raisins secs... ils ne les aiment pas... alors bien sûr j'aurais pu passer outre... j'aurais pu... mais après un rapide coup d'oeil par la fenêtre au ciel noir et à la pluie s'abattant maintenant violemment en biais sur les carreaux, j'ai pensé que sur ce coup-là, il fallait la "jouer serré" et tenter une recette qui à coup sûr, leur ferait "définitivement plaisir pour de vrai" et que pour cette fois, ce serait sans les raisins...
Et face à un placard ne comportant plus une malheureuse noisette ni l'ombre d'une amande entière....je me suis dit "Et bien! qu'à cela ne tienne, on fera sans... "
Mais parce que je ne démords jamais d'une idée quand je la tiens et après avoir fait un rapide tour d'horizon des ingrédients disponibles, c'était parti pour une version remasteurisée du Millas au Rhum, avec Pommes et pralin :
NB: je vous mets entre parenthèses les ingrédients tels que mentionnés dans la vraie version du millas au Rhum)
Ingrédients :
  • 175 g de polenta (200 g)
  • 3/4 L de lait (1 L)
  • 125 g de sucre (150 g + 40 g de sucre roux)
  • 4 oeufs : 2 entiers et 2 jaunes
  • 80 g de beurre (130 g dont 30 pour l'étape où on flambe le millas, pas réalisée cette fois-ci)
  • 1 cc d'extrait de vanille
  • 3 CS de Rhum (normalement c'est 4, mais 2 sont utilisées pour flamber le millas à la fin)
  • 4 pommes de type Gala ou Pink lady (qui ont l'avantage d'être sucrées mais aussi légèrement acidulées et de bien se tenir à la cuisson)
  • 50 g de pralin

Marche à suivre :

  • Eplucher les pommes et les couper en lamelles fines à l'aide d'une mandoline
  • Mettre les pommes à sec, dans une poêle, à feu moyen,
  • Saupoudrer à peine les pommes de sucre et de 30 g de pralin
  • Faire cuire une vingtaine de minutes en remuant souvent pour qu'elles caramélisent sur toutes les faces (là, ça sent délicieusement bon la noisette et le caramel, c'est une véritable torture! Les p'tites abeilles ont tout de suite accouru, spéculant sur l'issue de la recette "tu fais un crumble???, tu fais une tarte aux pommes???, allez, dis, c'est quoi???")
  • Mettre le four à préchauffer th 6
  • Pendant ce temps, faire chauffer le lait avec l'extrait de vanille et le sucre, puis le beurre
  • Quand le lait frémit, verser la polenta en fouettant rapidement, baisser le feu, et poursuivre la cuisson environ 7 minutes (le mélange épaissit et se décolle des parois)
  • Sortir la casserole du feu et ajouter les 2 oeufs entiers et les 2 jaunes, en mélangeant vivement
  • Ajouter le rhum, le reste du pralin, et les pommes cuites
  • Mettre le tout dans un moule à manquer (c'est mieux dans un plat en terre cuite, si vous en avez un ), au four, 30 minutes
  • Normalement, on laisse refroidir, on découpe en petits carrés et on fait revenir les morceaux dans une poêle, avec 30 g de beurre , 40 g de sucre roux et on flambe le tout avec 2 CS de rhum
  • Moi, je n'ai pas fait ces étapes car j'ai servi le gâteau pour le goûter, et que du coup, je ne trouvais pas cela pratique ;-)!

Bilan des courses:

J'ai fait deux tentatives :

D'abord, je l'ai servi chaud, sur l'assiette blanche, là, juste au-dessus. C'était ultra onctueux, cela ressemblait en texture à une crème, un peu granuleuse. Tout le monde a beaucoup aimé, même si cela ne ressemblait pas à proprement parler à un gâteau. Maman et Papa m'ont dit que cela leur rappelait le goût des goûters de leur enfance...

Puis, j'ai mis le reste du gâteau au frais, une heure, et là, d'une part la découpe était beaucoup plus facile, d'autre part la texture était devenue plus solide et donc plus proche de celle d'un gâteau. Différent, mais tout aussi bon.

Rafraîchi, c'est un gâteau très agréable, que l'on peut très bien servir après un repas léger, accompagné par exemple d'une petite salade d'agrumes ou une boule de glace, ou encore pour le goûter, avec une crème anglaise .

Le lendemain, mes parents l'ont fini au petit déjeuner, et il était semble-t-il encore meilleur après une nuit entière au frigo...

Je recommande vivement cette recette de gâteau ultra simple à réaliser et à la texture originale (liée à la présence de la polenta) et fondante. Elle est faite en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire (le plus long étant la préparation des pommes qui ne sont pas dans la vraie version et peuvent donc être éliminées pour aller plus vite) !

La prochaine fois, j'essaierai de flamber au Rhum les carrés de Millas, après les avoir dorés à la poêle quelques minutes, mais je pense que cette étape fera perdre un peu de sa légèreté au tout !

Pour les amateurs de fruits secs, je pense que quelques petits raisins (voire des lamelles de figues ou d'abricots secs), ajoutés aux pommes n'enlèveraient rien à l'ensembe ! J'imagine également l'associer à des noisettes et quelques épices... pour les plus courageux...

(Sur les deux dernières photos, on voit que la texture est encore fragile à cause des pommes, mais après plusieurs heures au frais, plus de souci et, vous avez vu? Pour l'heure du goûter, le soleil avait refait son apparition, saluant mon initative et me permettant quelques photos dans l'herbe! Elle est pas belle la vie franchement?)

Conté par Alhya at 6/06/2006 11:51:00 AM | 27 comments Fiche recette

juin 05, 2006

Le questionnaire de Salwa... et plus si affinités...!

Salwa a gentiment pensé à me faire suivre un questionnaire, c'est le premier que je remplis (émotion... ;-))
Alors, je vous livre un peu tel quel, là, mes réponses, sans réfléchir :
Attention, vous êtes prêts? ça donne:


-Attrapez le livre le plus proche , allez à la page 18 , écrivez la 4ème ligne... :

"dès lors, ces malheureux étaient condamnés au mouvement perpétuel, sans pouvoir espérer, emportés par ce courant, "jeter l'ancre un jour".

Désolée, hein, j'ai suivi la règle sans tricher et on est tombé sur la fort honnorable thèse de Paul Bernard (la notion d'ordre public en droit administratif) qui, comme vous le voyez ici, est un ouvrage on ne peut plus positif, fondé sur un franc humour de l'écrivain, bourré d'anecdotes rafraîchissantes... comme vous le voyez!

- Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télé?

heu.. sans tricher... ça donne Médium, que j'avais enregistré vendredi soir... et que j'ai regardé hier soir, affalée sur mon canap', sous une petite polaire (il fait toujours un peu frisquet' à Lyon le soir, en ce moment), en me délectant d' un Petit Magnum (je dis petit, parce qu'ils sont pas petits précisément les Magnums....ceci explique aussi probabement la présence de la polaire... peut être..), mon pécher mignon, et c'était Le pied, The foot, quoi!!!!
j'adore toutes les séries américaines... enfin, toutes, j'entends, toutes les récentes du genre qui passent entre autres sur HBO, les Sex and the city, les desperates Housewives, les Six Feet Under, Soprano, Nip Tuck (et tous les autres) et je me laisse parfois tenter par un petit Les experts ;-)), je l'avoue

- Sans vérifier , devinez l'heure qu'il est...

Va pour 10 h30...

- vérifiez , il est...

10h44, pas mal ! Bon il faut dire que dès que je suis sur les blogs ou en train d'écrire un billet pour mon blog à moi... le temps s'écoule deux fois plus vite, si , si, je vous assure... c'est scientifiquement prouvé, ça peut pas être qu'une impression...
Voyez, par exemple, quand je lis Paul (Si, Paul, je vous en ai parlé juste au dessus, c'est lui, la première phrase...) et bien, elles sont bien plus longues les minutes... j'ai parfois l'impression d'avoir travaillé une bonne heure, et là, quand je relève la tête, à peine 22 minutes se sont écoulées... c'est comme ça, alors moi je dis que dans la blogosphère, le temps s'accélère, qui osera me contredire?? franchement...!

-En dehors du bruit de votre ordinateur, vous entendez quoi?

Les voitures qui passent dans la rue... ce matin, cela dit, c'est plutôt calme parce que même si Pentecôte c'est pas censé être ferié, ça y ressemble drôlement ... mais, passons!
De toute façon, j'aime entendre le bruit des gens et des voitures dans la rue, j'habite en plein centre ville et après avoir passé les 19 premières années de ma vie dans des petits villages, je me suis bien adaptée à ma vie de citadine... Ce que j'aime le plus c'est le dimanche matin et son rythme ralenti mais vivant.. mais c'est une autre histoire
-Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait?

A 8 heures, ce matin, je suis allée acheter mon abonnement de parking... pour me garer dans la rue sans récolter une prune de plus ... je me suis dit que Pentecote ou pas, peut être bien qu'avec ma chance légendaire, les pervenches allaient pas chômer aujourd'hui et ayant déjà été verbalisée la semaine dernière, je ne voulais pas retenter ma chance....
Voilà comment, un peu râleuse, je l'avoue, je me suis levée, suis sortie et suis allée juqu'à la mairie... Mais, une fois de plus, le sort m'avait réservé une petite surprise : en fait, c'était hyper agréable de marcher comme ça, tôt dans mon quartier, un rayon de soleil m'accompagnait, il y avait quelques commerçants courageux discutant de tout et de rien avec quelques habitués... et pas de doutes, j'aime observer ces petits moments de vie...

- Avant de faire ce questionnaire, que regardiez-vous ?

Le blog de Christine, et j'étais en train de lire ses premiers billets qui m'avaient échappé...

- Que portez- vous?

Alors, aujourd'hui c'est cool attitude: ça donne, une petite robe violine type pour aller à la plage (vous savez, les robes bain de soleil, elle appelle ça ma maman, y'a deux petites bretelles fines et elle tombe tout simplement en trapèze), mais comme il fait frisquet' en ce moment (et oui, le matin aussi.. ;-)), j'ai mis un petit pantacourt noir en dessous pour le bas, et un t-shirt noir manches 3/4 petit Bateau pour le haut)!

- Avez-vous rêvé la nuit dernière?

Oui. Mais je ne vous raconte pas... c'est toujours des rêves très riches... ils me parlent ou me dérangent et je prends le temps souvent d'y repenser le matin, au réveil, encore au chaud dans mon lit...

- Quand avez-vous ri la dernière fois?

Il y a deux minutes, en voyant un des mails qui m'a été envoyé par une copine qui s'est plantée en me souhaitant mon anniv aujourd'hui alors que c'est dans deux jours et que je lui ai redit la date il y a 4 jours!!

- Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?

C'est plein de trucs, je mets des photos noir et blanc, des posters, il y a essentiellement des choses relatives à la mer, à la Bretagne, c'est très au "feeling" c'est à dire que j'accroche sans trop réfléchir, en fonction de mes envies et de mes coups de coeur du moment, et puis du coup, ça évolue, ça change, c'est pas calculé...

- Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?

Pas encore, mais ça ne saurait tarder. Je suis souvent surprise par les choses et j'observe beaucoup, je prends le temps, justement, de noter les détails.... et de savourer ce qui est beau, ce qui l'est moins, et j'ai tendance à tout trouver un rien étrange, ou au moins, original...

- Que pensez-vous de ce questionnaire?

Il me plaît bien, merci encore Salwa!

- Quel est le dernier film que vous avez vu?

"Ma vie en l'air" avec Marion Cotillard et Vincent Elbaz, j'ai beaucoup aimé, on a bien ri en le regardant avec ma P'tite caille qui était de passage, ce soir là!

- Si vous deveniez multi-millionnaire dans la nuit, qu'achèteriez-vous?

oh et bien une vieille bâtisse en Drôme Provençale, avec une immense cuisine et tout le matos de mes rêves pour cuisiner... je planterais un potager.. des herbes aromatiques, et j'y accueillerais tous les gens que j'aime, tous les week end...autour de bon petits plats...

- Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas à propos de vous...

J'ai tout le temps peur de ne pas bien faire, je suis tout le temps en train de tester mes limites du coup, et de vérifier auprès des miens qu'ils m'aiment toujours, un peu glonflant pour eux, mais j'ai beaucoup de mal à lutter contre!!!

- Si vous pouviez changer une chose dans le monde , en dehors de la culpabilité ou de la politique, que changeriez-vous?

Le pessimisme ambiant qui me gonfle.. les gens qui voient toujours le verre à moitié vide et sont incapables de se réjouir de rien... La vie est difficile parfois mais j'ai croisé dans ma vie des gens qui bien que traversant les pires épreuves étaient encore capables de voir de la beauté dans des petits détails du quotidien et de trouver ainsi l'énergie nécessaire pour avancer... Je crois que c'est vraiment une question d'état d'esprit. Pour faire simple, je rejette ce que j'appelle la Calimero Attitude!! (j'chui tout p'tit, tout noir, et personne m'aime...) ;-)

- Aimez-vous danser?

Oui, avec mon grand frère, le rock, on s'éclate, littéralement... c'est pas du tout la méthode traditionnelle, mais ça fait son petit effet :-))

- Georges Bush?

No comment

- Quel serait le prenom de votre 1er enfant si c'était une fille?

Celui que j'aurais trouvé avec la personne qui m'aura donné envie de me lancer dans cette belle aventure, mais de préférence, original!

- Quel serait le prenom de votre 1er enfant , si c'était un garçon?

même réponse!

- Avez-vous déjà songé à vivre à l'étranger?

Pas vraiment parce que je suis bien en France, j'aime la culture française et j'y ai vraiment mes racines. En revanche, j'aime découvrir les autres pays et cultures, m'immerger dans autre chose et revenir, ensuite, emplie de nouvelles richesses, dans mon chez moi!

- Que voudriez-vous que dieu vous dise quand vous franchirez les portes du paradis?

"Bienvenue chez toi!", ;-)) et puis après :"Regarde, je vais te montrer les dessous de l'existence, tu vas tout comprendre et tout voir, regarde comme c'est beau"

- Quelles sont les 4 personnes qui doivent faire le questionnaire sur leur blog?
C'est dur de choisir, alors tant pis, je triche (hihihi, j'en mets 5) et je transmets à Tit', Liliravioli, Christine, Liza, et Thalie, en espérant qu'ils ne l'aient pas déjà fait!

Conté par Alhya at 6/05/2006 10:34:00 AM | 17 comments Fiche recette

juin 04, 2006

Poêlée Gnocci, jambon, celeri rave, figues OU Gnocci, jambon carottes, courgettes, celeri et figues

Aujourd'hui, je vous présente une petite recette toute simple : une de mes fameuses poêlées d'un déjeuner de semaine...

Oui, je sais, certains vont être surpris, "quoi? du celeri rave, comme ça, en poêlée et pas en remoulade ou en soupe ou encore en purée, ou que sais-je encore?".
Et bien oui, je vous comprends, moi aussi, je me serais dis ça, avant...
Mais, il y a quelques temps déjà, j'ai pu tester le celeri cuit.
C'était un jour sans grande inspiration, (oui, ça arrive, même aux meilleurs ^-^).
Mon celeri crillait "mange moi, vite" au fond de mon bac à légumes et j'avais trop la flemme de le râper et de faire une mayonnaise pour le cuisiner en rémoulade. J'ai donc opté pour une pré-cuisson quelques minutes au micro-ondes (en grosse flemmarde que je suis), pour ensuite, le jeter, sans ménagement, dans une poêle où je l'ai laissé à peine quelques instants faire connaissance avec une noix de beurre et un rien de jus de citron, je l'ai ensuite très délicatement saupoudré d'un rien d'épices et de baies roses fraîchement concassées et j'ai, contre toute attente, adoooré....
Voilà, c'est dit.

Du coup, maintenant, j'en mets souvent dans mes poêlées du midi.

Et cette fois-ci , comme c'était à la fois la fin de la semaine, synonyme de frigo quasiment vide et qu'il me restait quelques gnoccis, ça a donné La Poêlée de Gnoccis, Celeri rave et jambon , agrémentés de quelques figues....

Et ma foi, j'ai trouvé cela fort bon!! ;-)



Ingrédients:

  • 150 g de gnocci (on peut les faire soi -même, mais il faut pas exagérer la durée de la pause déjeuner, alors...)
  • 250 g de celeri-rave
  • 1 tranche de jambon
  • 1 figue séchée (facultatif)
  • 2 CS de jus de citron
  • Sel et poivre concassé
  • 1 grosse noix de beurre
  • 1 CS d'huile d'olive

Marche à suivre:

  • Tronçonner le celeri rave (je trouve que c'est exactement ça, tant la peau de c'te bête peut parfois être dure), et l'éplucher tant bien que mal, (il est possible de le faire à l'économe si la peau n'est pas trop dure, sinon avec un petit couteau à la lame bien éguisée)
  • Couper le celeri en cubes
  • Le mettre dans un tuperware fermé, 5 à 7 minutes au micro-ondes (il faut que la lame d'un couteau le traverse facilement)
  • Pendant ce temps, faire chauffer une casserole d'eau bouillante salée et y plonger les gnoccis quelques minutes, jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface, les égoutter et réserver
  • Faire chauffer une poêle (je rappelle aux gens peu concentrés que nous réalisons une poêlée, et oui!), y verser un filet d'huile d'olive
  • Mettre les morceaux de celeri avec les 2CS de jus de citron, la fiche séchée découpée en fins morceaux, à feu vif
  • Laisser dorer quelques minutes en tournant fréquemment, pour que les morceaux de celeri dorent un peu,
  • Ajouter le beurre et les gnoccis, faire griller le tout encore quelques instants, en remuant toujours
  • Saler et poivrer, servir immédiatement, en saupoudrant éventuellement d'un peu de parmesan
  • Manger et être surpris!

Bilan des courses:

Un petit plat sans prétention, mais que j'affectionne, j'aime vraiment la texture fondante du celeri ainsi cuit, qui n'a rien de filandreux contrairement à ce que j'aurai pensé de prime abord. J'aime aussi le p'tit goût sucré de la figue, mais évidemment, cet ingrédient n'est pas indispensable et peut être remplacé par des épices, des herbes ou des graines, selon votre goût.

Bon, et comme je sens que j'en laisse certains, sceptiques, sur le carreau, je vous propose aussi la poêlée du lendemain, plus colorée, jugez plutôt:

Alors là, les ingrédients sont les suivants:

Marche à suivre:





On peut varier avec d'autres protéines comme du poulet, du poisson ou même une petite omelette parfumée de quelques herbes...

Bon, si avec tout ça, je ne vous ai pas convaincu, ... et bien... ma foi! Tant pis (parce que j'entends pas rendre mon tablier, moi!, Hors de question, n'y pensez même pas, d'abord je l'aime trop mon tablier, non mais !)

Conté par Alhya at 6/04/2006 01:57:00 PM | 19 comments Fiche recette

juin 03, 2006

Raviolis chinois Aubergines Ricotta Pignons, "Maison," s'il vous plaît!

Mais qu'est ce que c'est???

Oh! Et bien... le résultat d'une petite recette toute simple, facile à réaliser, rapide, et délicieuse...
Bon allez, j'avoue, là je RIGOLE!!! Vous pouvez enlever les trois premières caractéristiques pour ne garder que la dernière... qualité qui, je l'espère, vous encouragera vivement à passer le cap et à vous lancer malgré tout !!

Mais, je le reconnais très humblement, cette recette, j'en suis TRES FIERE ;-) Oui!

Et pourquoi, vous demandez-vous?
Et bien précisément parce qu'elle fait partie des bien nommées Recettes Longues et Fastidieuses.
Cette catégorie fait l'objet d'annotations spéciales dans Mon Livre de recettes Magiques (Non, n'insistez pas, je ne vous dirai pas comment je les distingue des autres... Ce qu'il y a de sûr, c'est que ça ne passe pas inaperçu, histoire qu'un jour mal réveillée, je ne me lance pas dans la réalisation de l'une d'elles en toute méconnaissance de cause.... chose qui pourrait s'avérer catastrophique! c'est qu'il y a chez la Turtle toute une préparation psychologique avant de les affronter... Promis, un jour, je vous raconterai)
Mais Samedi dernier, m'étant levée d'un pied fier (?!) et alerte, je me suis senti pousser des ailes et me suis dit,
"Zou! C'est parti, c'est pour aujourd'hui, les raviolis! "
(Heureusement que je ne me dis pas ça tout les matins, car sinon, c'est ma bonne vieille copine la thèse qui en prendrait un coup!)
Pour ceux que la perspective de passer plus d'une heure et demi en cuisine (sans compter la cuisson, et oui, je sais, c'est pourtant déjà beaucoup !), dont une bonne partie, courbé sur un plan de travail, à modeler tendrement et avec le plus de patience possible des petits raviolis, hérisse, je vous dis, Non! Surtout ne quittez pas prématurément ce billet, il existe une alternative que je vous livrerai ici même, mais un rien plus loin...
D'abord, je dois parler aux téméraires...

Ingrédients: pour 4
Alors là, j'aime autant vous prévenir, je ne sais pas trop quelles sont les proportions exactes...
Je vous explique (car, comme je vous l'ai déjà dit, en cuisine, tout s'explique! ;-)
J'avais 6 ou 7 aubergines au frais qui étaient lentement mais sûrement en train de dire adieu au triste monde du bac à légumes dans lequel elles résidaient bien à l'étroit depuis une (peut-être deux?) bonne(s) semaine(s).
Dès qu'elle a vu ça, Wonder Turtle a décidé d'en sauver un max et sans l'ombre d'une hésitation (on la retrouve bien là, hein, la Turtle au grand Coeur tout jaune) ni la moindre peur, de toutes les cuisiner d'un coup (et oui, c'était un grand jour... Je vous ai prévenu d'entrée de jeu!)... ce qui fait que ces aubergines mourantes ont permis de réaliser pas moins de Trois plats (oui Môssieur, oui Môdame, quand on aime, on ne compte pas!) avec une préparation de base réalisée en une seule fois (vous me suivez???)
En conséquence, je ne sais pas très bien combien il y avait de préparation aux aubergines dans les raviolis, car cette même préparation a servi aussi à faire une délicieuse tarte salée et pleins de petits clafoutis en ramequins, à voir très prochainement... (si c'est pas du teasing ça...!).
Je vous propose donc une recette faite "au juger", si cela ne vous dérange pas trop et en vous remerciant de tout coeur pour votre grande compréhension :-)) !
  • 1, 5 Grosse aubergine (vous avez vu combien c'est précis ;-)
  • 75 g de ricotta
  • 15 g de pignons de pin (grillés à sec, vous connaissez la ritournelle, maintenant...)
  • 1,5 cs d'huile d'olive
  • 250 g de farine
  • 4 CS huile
  • 1 pincée sel
  • 10 cl eau
  • 50 g de parmesan
  • 25 cl de crème fraîche + 2 CS
  • 4 cc de basilic (mieux si frais)
  • Baies roses, poivre concassé

Marche à suivre:

D'abord, préparer les aubergines

  • Laver les aubergines et les couper en fines rondelles (hyper rapide à la mandoline), sans les peler (sauf, si bien sûr, vous préférez)
  • Les mettre dans un plat allant au four, en les saupoudrant d'un peu de sel, avec 1 CS d'huile d'olive
  • Mettre au four, th 6, 35 à 45 minutes
  • Mélanger régulièrement (environ toutes les 10 minutes) les morceaux d'aubergines, en faisant passer celles du dessus en dessous, afin qu'elles cuisent uniformément
  • Au fur et à mesure, la chair devient une espèce de purée, la peau croustille et c'est bien ;-), (moi, j'adore quand les aubergines sont cuites ainsi, elles sont tout à la fois un peu grillées, croustillantes et surtout terriblement fondantes, d'ailleurs on pourrait appeler les aubergines ainsi préparées le SUPREME D'AUBERGINES, ça vous plaît?)

NB: J'en profite pour vous dire qu'il est possible de parfumer les aubergines en mettant avec elles dans le plat des tomates qui vont confire, ou encore des échalotes, des oignons, épices ou herbes, selon vos préférences

Pendant que les aubergines cuisent, préparer la pâte à ravioli

NB: il est tout à fait possible d'acheter de la pâte à ravioli chinois, dans les magasins spécialisés et peut être même dans certaines grandes surfaces

  • Mettre la farine dans une jatte, ajouter l'huile, le sel, bien mélanger jusqu'à ce que cela fasse comme du sable
  • Ajouter l'eau petit à petit en mélangeant bien, afin d'obtenir une pâte bien homogène
  • Laisser reposer 30 minutes

Préparer la farce des raviolis:

  • Mettre les aubergines qui sont maintenant bien cuites dans un saladier (hacher la chair des aubergines, éventuellement, si les morceaux sont trop gros), ajouter la ricotta, les 2 CS de crème fraîche, les pignons grossièrement hachés, et 1/2 CS d'huile d'olive
  • Mélanger le tout, ajouter les baies et le poivre fraîchement concassé

Façonner les raviolis, en S'armant de patience (s'installer confortablement, sans oublier le conseil de la Turtle, à la fin du billet) :

  • Etaler la pâte le plus finement possible sur le plan de travail (1 ou 2 mm max), si possible sous forme de rectangle
  • Découper des petits rectangle à l'aide d'un couteau, de 5 cm par 3,5 cm (environ ;-), plus grands, si vous voulez des raviolis plus grands)
  • Mettre sur la moitié du rectangle un peu de préparation à l'aubergine, replier la pâte sur la farce, de façon à former un carré et souder bien les bords (là, bon courage!)

Cuire les raviolis :

Je l'ai fait selon une méthode chinoise (enfin... je crois ;-), lue quelque part, (où? je ne sais plus), mais il doit être possible de les faire à la vapeur pour une version plus light

  • Faire bouillir de l'eau dans une sauteuse (pour certains de mes amis mâles peu connaisseurs des multiples variétés de poêle et de leurs p'tit noms, je précise : c'est une espèce de poêle à bords hauts ;-D) ou à défaut, dans une casserole (NB: je n'ai pas salé l'eau car la sauce au parmesan est déjà salée par le fromage et la préparation aux aubergines aussi)
  • Mettre les raviolis dedans, en baissant un peu le feu, de façon à ce que cela frémisse juste
  • Après 3 à 4 minutes, sortir les raviolis à l'aide d'une écumoire (un ou une?), et réserver sur un plat couvert de papier sopalin
  • Vider l'eau de la sauteuse, mettre un peu d'huile au fond , faire chauffer
  • Pendant ce temps, mettre dans une petite casserole à chauffer la crème fraîche, le parmesan et le basilic, à feu doux, en remuant régulièrement
  • Une fois l'huile bien chaude, mettre les raviolis à griller dedans, en les retournant et en veillant à ce qu'ils grillent sur toutes les faces, 5 à 10 minutes
  • Poser les raviolis quelques instants sur du papier sopalin pour enlever le surplus d'huile
  • Mettre quelques raviolis dans chaque assiette,
  • Ajouter le poivre dans la crème parmesane au basilic, goûter et rectifier éventuellement l'assaisonnement
  • Verser un peu de crème sur les raviolis, saupoudrer les assiettes de quelques baies rouges concassées, de quelques feuilles de basilic et de copeaux de parmesan, servir immédiatement

Bilan des courses:

Du point de vue de la cuisinière : Dieu, que c'était long à préparer!! et que j'avais mal au dos après (bon, ok, promis la prochaine fois, je penserai à m'asseoir dès le début autour d'une table, plutôt que d'attendre d'avoir hyper mal aux reins, courbée en deux sur le plan de travail avant d'y penser;-p!)

Du point de vue des dégustateurs : Dieu que c'était bon et que ça valait tout ce temps passé à modeler les petits carrés avec amour!!!

Les quatre gourmands ont dévoré leur assiette, sans se faire prier.

Sincèrement, c'était un régal.

La pâte est croustillante à l'extérieur et fondante à l'intérieur, l'aubergine, les pignons, la ricotta se mêlent parfaitement, la sauce parmesane corse un peu les saveurs de l'ensemble.

A refaire, donc, dès que j'aurai oublié les douleurs de l'enfantement ;-)) !

Quoi? Qu'entends-je? on m'interpelle? on me demande où est l'alternative dont j'ai parlé au début? Et bien... à vrai, dire....

(silence gêné, la Turtle a déjà caché sa p'tite trogne dans sa carapace, évidemment...)

Il n'y en a pas... Oui! je sais, c'est pas très gentil de vous avoir fait lire la totalité de ce billet pour vous dire ça, comme ça... Mais, c'est que vraiment, elle vaut le coup, cette recette, alors ça aurait été dommage que vous ne la lisiez pas, vous comprenez??? En fait, c'était pour VOTRE BIEN (oui, comme quand votre maman vous disait, petits, que manger de la soupe ou se brosser les dents, c'était pour votre bien... le même!).

Oui, parce que ces raviolis, ceux que vous aurez amoureusement façonné à l'aide de vos petites mimines, ils seront vraiment meilleurs que ceux vous pouvez acheter tout prêts, même frais, dans les magasins. Et puis comme ça, vous pourrez vous regarder dans la glace et vous dire que Oui! c'est vous qui les avez fait!!, un grand sourire sur les lèvres!

Et tenez, allez, pour me faire pardonner... un petit conseil :

N'oubliez pas, à côté de votre plan de travail, de prévoir un bon poste de radio avec une musique que vous appréciez tout particulièrement (à ce propos et si vous ne voyez pas l'utilité d'un tel ingrédient en cuisine, lisez ceci), un bon verre de vin, quelques amuses gueules et je vous assure, tout se passera bien et peut-être même qu'au détour du quinzième petit ravioli, vous vous direz qu'en fait, vous aimez bien ça, mettre la main à la pâte... pour de vrai...

Conté par Alhya at 6/03/2006 01:53:00 AM | 31 comments Fiche recette

juin 01, 2006

Risotto Poulet, Courgettes, Carottes, Mozza pour ma P'tite Caille




J'ai découvert le risotto il y a seulement quelques mois et depuis, c'est devenu la méthode de préparation du riz que je préfère. Je n'ai pas encore réussi à obtenir le goût fabuleux du Risotto aux aubergines réalisé par un merveilleux resto italien que je côtoie régulièrement (et dont j'essaierai de vous parler, photos à l'appui, prochainement), néanmoins, il est tout de même très savoureux.
Ici, je vais vous conter l'histoire du risotto improvisé d'un soir de semaine... pour Ma P'tite Caille!
Rentrée chez moi après une dure journée de travail (lol!), ayant ôté mes chaussures et me dirigeant, avec un sentiment de devoir accompli et le niveau de "bonne conscience" au vert, droit sur mon ordinateur pour une p'tite virée sur blog actu (ah... comme les heures passent vite dès que je me balade sur cette page, je traverse vos petits mondes, visite vos plats, vos univers... j'adore...), soudain, on sonne à la porte ...
Surprise, je me dirige vers elle et découvre alors la tête de l'importun : mon p'tit frérot, ma P'tite Caille à moi qui, habitant tout prêt, a décidé de passer à l'improviste...
Là, vous pourriez fort légitimement vous dire : quelle chaleur familiale, quelle proximité bon'enfant entre ces deux jeunes personnes, qui, bien qu'ayant quitté le nid familial, continuent à se voir régulièrement...
Evidemment, vous pourriez...et je pourrais, pour ma part, me contenter d'hocher la tête, un sourir un rien béat sur le visage, sans rien ajouter, afin de ne rien enlever du charme se dégageant de ce touchant tableau...
Cependant, je ne peux. Il est de mon devoir de vous préciser que s'il y a certes une grande affection nous liant, une grande proximité, forgée par un passé commun , chargé de merveilleux souvenirs (mais oui, ma P'tite Caille, je t'assure, que de l'amour en bouteille tout ça), il y a surtout chez moi, dans mon Antre de Turtle, un point fort, un élément fort attractif : un ordinateur avec une connexion Internet , vous saisissez?
Mais, (et c'est là, où le charmant tableau revient à l'assaut) au moment où, après avoir passé quelques instants (soit 45 bonnes minutes) sur Internet, mon p'tit frérot m'a regardée, un grand sourire aux lèvres en me disant de son ton bourru "Bon, et bien je vais y aller"... j'ai craqué! Je me suis entendue lui dire "Tu ne veux pas manger un bout avec moi, avant de partir?" et...
Adieu veau, vache, blog-actu, .... à moi la route des fourneaux pour substenter un peu ce grand gaillard...

Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire je nous ai concocté un p'tit risotto rapido-presto (c'est juste pour la rime, car c'est pas si rapido que ça, un risotto, en réalité) :

Ingrédients: pour 2

  • 120 g de riz arborio
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • 3 courgettes coupées en cubes
  • 3 carottes en rondelles
  • 150 g d'escalopes de poulet coupées en lamelles
  • 1 cc de curry ou 2cc de thym (ou les 2, ça a été mon option)
  • 1 échalote détaillée en fins morceaux
  • 50 g de mozzarelle fraîche (c'est mieux ;-))
  • 4CS de crème fraiche (facultatif)
  • 2 CS d'huile de noix et une noix de beurre

Marche à suivre:

S'organiser:

  • Mettre dans une petite casserole de l'eau à chauffer avec le cube de bouillon (le bouillon doit frémir tout au long de la cuisson du risotto, pour pouvoir le verser au fur et à mesure de la cuisson dans la cocotte)
  • Mettre une cocotte en fonte à chauffer sur une seconde plaque avec l'huile de noix et la noix de beurre, ainsi que l'échalote
  • Eplucher tous les légumes et les détailler en petits cubes ou rondelles, l'escalope de poulet en lamelles

Mettre la cuisson du risotto en route:

  • Verser le riz dans la cocotte, en remuant bien pour que tous les grains de riz soient bien imprégnés de l'huile et du beurre (ils deviennent translucides)
  • Laisser dorer quelques instants en remuant bien à la cuillère en bois
  • Couvrir juste à hauteur avec le bouillon de volaille bouillant (verser à l'aide d'une louche)
  • Attendre 5 minutes, ajouter les rondelles de carottes et du bouillon si nécessaire
  • Le concept est simple, il faut régulièrement remuer, en veillant à ce qu'il y ait toujours suffisamment de bouillon
  • 10 minutes environ après les carottes, mettre les courgettes
  • Une vingtaine de minutes environ après le début de la cuisson, vérifier en goûtant la cuisson du riz, il doit être tendre (sinon, poursuivre la cuisson), ajouter alors les lamelles de poulet, en augmentant un peu le feu, afin de faire rissoler un peu les morceaux
  • Quand les morceaux de poulet ont l'air bien cuits, ajouter le curry, le poivre faîchement concassé, les cuillères de crème fraîche, bien mélanger, attendre encore quelques instants
  • Puis servir, sans oublier de parsemer sur le dessus des assiettes, quelques morceaux de mozzarelle qui vont fondre lentement sur le dessus.... sourire au frère tant aimé... et lui souhaiter "Bon appetit" d'un ton enthousiaste

Bilan des courses:

Ma p'tite Caille a été bien nourrie, par un plat complet et équilibré, plein de saveurs et simple à réaliser (on peut, Grand point positif, prendre le temps, pendant la cuisson, de papoter un peu, tout en sirotant un bon p'tit verre).

A l'issue de cette soirée, il a dit qu'il reviendrait souvent manger par ici, que le p'tit voyage valait le détour ;-))

Cette histoire a eu lieu il y a quelques temps déjà et depuis, une question tourne dans mon esprit : "Ai-je bien fait de séduire son estomac, ai-je bien fait ? "

Cette petite voix revient régulièrement, chuchoter à mon oreille cette ritournelle, lorsqu'une sonnette se fait entendre, alors que je viens d'enlever mes chaussures, prête à voyager sur blog actu et que lentement mais sûrement... l'heure du dîner approche...

Juste parce que c'est une veille photo et que je la trouve mignone...




Voici la p'tite Caille et la Turtle , avec à peine à peine quelques années de moins , sur un Rocher(c'était "Mon Bateau", pour la p'tite Caille), en Bretagne, bien sûr!

Quand je vous parlais de complicité, de souvenirs partagés (et croyez moi, ceux-là, de souvenirs, c'est du pur jus!) et d'aventures au long cours... Finalement...

Et si tout venait de là....!

(vous percevez le regard coquin de la p'tite caille, essayant de répondre tant bien que mal à la consigne maternelle: "allez, fais pas l'andouille et souris pour la photo!" )

Conté par Alhya at 6/01/2006 08:12:00 AM | 31 comments Fiche recette