A Turtle in a Kitchen

a déménagé

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Désolée pour le dérangement...

A Turtle in a Kitchen: novembre 2006

novembre 29, 2006

Pôste Gourmande #2 ou le jeu de piste et le Punch d'un Noël sous les cocotiers


Grâce à Marie Laure, d'Ô délices, j'ai participé au jeu la Pôste gourmande #2. J'ai donc envoyé une carte à un petit elfe et attendu à mon tour une carte d'une mystérieuse bloggeuse. Reçue lundi en huit, la jolie carte a failli rester tout aussi mystérieuse qu'avant son envoi, car son expéditrice avait semble t'il décidé de ne pas trop faciliter la tâche de la Turtle et avait signé celle-ci de son vrai nom (inconnu jusque là de la Turtle), sans préciser ni le nom de son blog, ni son pseudo! Héhé, une mission parfaite pour la Turtle-détective qui, aussi sec, enfila ses habits de Sherlock et partit sur la piste d'une bloggeuse de l'Est (trop intuitive la Turtle?... bon ok, c'était pas sorcier, l'enveloppe était estampillée du Bas Rhin). A l'aide de cette première information, la carte reçue bien calée sous le coude pour l'inspirer, elle est alors allée piocher au fin fond de sa boîte mail un vieux courrier envoyé par Belleblé au mois d'octobre pour battre le rappel des bloggeuses de l'Est.. Et là, elle vit le nom de son expéditrice.... au milieu de celui de dizaines d'autres bloggeuses... elle n'était en fait guère avancée... La piste était chaude, mais pas encore brûlante... Pourtant, à ce stade, elle était de plus en plus persuadée que la première intuition ressentie en lisant la carte était la bonne, ce devait être cette bonne vieille Cocotte en Chocolat de Popotte Mania l'expéditrice ! Afin d'en être tout à fait sûre, elle fit appel à sa botte secrète ;-), nommée dans le milieu la Belle et celle -ci, après l'échange de quelques pots de vin culinaires de rigueur, lui confirma que c'était bien Cocotte. Héhé, Démasquée, Cocotte!!! ;-)
Alors Cocotte, que te dire, si ce n'est un grand merci pour cette très jolie carte qui va m'être d'un grand service car elle comporte la recette du fameux pain d'épices et que je suis précisément en train d'imaginer une entrée de Noël avec cet ingrédient! Enfin, à Marie-Laure, un grand merci de cette fort sympathique initiative qui permet de rendre plus concrètes et tangibles des rencontres restées, pour l'instant, virtuelles!
Bon et puisqu'on y est et que j'ai une furieuse envie de faire la fête et de penser à l'été, aux vacances et aux apéros partagés au bord de l'eau, je vous livre aujourd'hui une petite recette alcoolisée, pour changer, et interdiction de dire quoi que ce soit du type, "ah ben ça ne m'étonne pas, j'comprends mieux quelle soit moitié timbrée celle-là, elle abuse de la bouteille!".
Non, mes amis, c'est juste que vous ne m'ôterez pas de l'idée que sans forcément en abuser, un verre partagé entre amis et bien... c'est sacrément convivial, ça émoustille un tantinet le cours des soirées, rend même la vie un peu plus colorée et agréable. N'avez-vous jamais, après avoir avalé une bonne gorgée de cidre, confortablement installé sur un gros rocher de granite rose, face à la mer, respiré une grande vague d'air frais en vous disant "mais que la vie est belle"? Et bien, moi... si.... et puis, pour tout vous dire, pas besoin de prévoir des litres pour m'enivrer, en brave petite Turtle économique que je suis, un ou deux verres et je suis définitivement on the Road for a World où ALL is beautifull ! Et oui, je ne fais pas partie de ces gens qui ont l'alcool mauvais, bien au contraire, une goutte, et je suis hilare.....c'est d'ailleurs sûrement pour ça que j'ai un tel amour de l'apéro.
Bref, revenons-en à l'essentiel. La recette que je vous présente aujourd'hui a été tissée au fil de mes recherches sur le net, lesquelles avaient pour objectif de trouver la recette du punch parfait. Oui, certains se livrent à la Quête du Cookies au Chocolat Idéal, ou au Fondant Number One, moi, c'est celle du Punch Qui Assure. D'abord parce que trop sympa, lorsqu'on reçoit beaucoup de personnes, de pouvoir dire "tiens, veux-tu un verre de punch?", dans un grand sourire. Et comme par magie, ça intègre illico tous les participants dans une espèce de grande communauté des Puncheurs : les gens s'approchent les uns des autres, un verre à la main, tentant désespérément de pêcher un morceau de fruit qui s'enfonce dès qu'il voit arriver les gros doigts tentant de s'emparer de lui et tout cela, tout en parlant de la pluie et du beau temps et comment vont les enfants? les cours? le job? Magique vous dis-je! Ensuite, parce que j'adore boire un grand verre de punch autour d'un BBQ. Et, enfin, parce que, quand je fais des BBQ, il y a toujours des tas de personnes qui ne se connaissent pas forcément et la magie du Punch est sacrément bienvenue!
Cette recette, je l'ai réalisée une première fois pour mon anniversaire , puis pour le buffet de pendaison de crémaillère en Bretagne (je sais, je sais, mais on en a bientôt fini avec ce maudit buffet, rassurez vous, moi aussi, il me sort par les yeux ;-) . Les deux fois, il a eu un réel, mais alors très réel succès (si vous comptez bien, ça fait 45 personnes à l'avoir apprécié, si c'est pas percutant comme argument!). Bien qu'il n'ait pas du tout été inventé pour les périodes des fêtes, je m'aperçois au moment de taper la recette qu'il réussit l'exploit de mêler les saveurs des îles à celles de Noël, trop fort!! Voici donc,
Le Punch d'un Noël sous les cocotiers qui fait adorer le Rhum et les épices:
Ingrédients pour 5 litres:
  • 1 Litre de rhum
  • 1 Litre de jus d'Orange
  • 1 Litre de jus de goyave
  • 1 Litre de jus d'ananas
  • 1 Litre de jus de mange
  • 1 citron vert
  • 1 gousse de vanille
  • 4 clous de girofle
  • 1 CS rase de noix de muscade
  • des fruits coupés en cube: poires, pommes, ananas, pêches, kiwi, brugnons, abricots.... (frais ou en sirop)

Marche à suivre : à faire la veille (au moins 24 heures à l'avance, 48 heures, c'est idéal)

  • Mettre dans un grand grand saladier, une soupière ou n'importe quel récipient apte à accueillir Cinq litres de liquide, le rhum, les jus de fruits, la gousse de vanille fendue en deux, les clous de girofle, la noix de muscade (bon évitez le seau qui sert à laver le sol, première proposition de mon Mac Gyver de père, refusée parce que l'est bien trop chic la Turtle pour accepter de servir son merveilleux punch dans un vulgaire seau à serpillière, faut pas charier!)
  • Eplucher les fruits, les couper en cubes d'environ un cm de côté, les ajouter au mélange.
  • Verser le jus du citron vert
  • Laisser poser à température ambiante, pour que ça macère, brasser de temps en temps à la louche
  • cinq ou six heures avant que les invités arrivent, placer le mélange au frais
  • Au moment de l'apéro, ôter la gousse de vanille et les clous de girofle, déposer au milieu de la table, avec tout plein de verre et une grosse louche et laisser la magie opérer...

Bilan des courses :

La première fois que je l'ai fait, il y en avait 5 litres, la seconde 10 litres... Les deux fois, il y en a eu tout juste assez. L'avantage immense de cette recette est qu'elle n'oblige pas à ajouter de sucre canne, ce qui est le cas de beaucoup de recettes faites avec des jus de fruits plus traditionnels. Elle est juste sucrée à point et les saveurs dégagées par ses fruits originaux est très agréable. Le clou de girofle, la muscade et la vanille ajoutent une touche gourmande très douce et subtile en parfumant agréablement l'alcool. En somme, c'est tout le goût des îles dans un mélange de saveurs épicées qui rappelle Noël, un cocktail qui tombe pas à pic, franchement!

Je vous recommande tout particulièrement de mettre des tas de petits morceaux de fruits, qui flottent sur le dessus, comme autant de petits radeaux à la dérive sur leur mer orange. Lorsque l'on sert, nulle obligation d'ajouter les morceaux pour ceux qui n'aiment pas. D'ailleurs, si tel est le cas et qu'il en reste dans le saladier à la fin de la soirée, il suffit de les mettre au frais et qui pourra, le lendemain, déguster une fabuleuse salade de fruits frais, légèrement alcoolisée et épicée, à tomber de sa chaise tellement elle est succulente?

Bon, en bonne citoyenne respectueuse de la maxime "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé", je me dois de vous prévenir que cette salade, tout comme le punch d'ailleurs, sous leurs allures de pas y toucher, sont susceptibles de vous assaillir brutalement, en traître, et de vous tournebouler légerement le cerveau. D'ailleurs, au détour d'une conversation au cours de laquelle on sirote tranquillement son p'tit verre, il se peut qu'une légère, mais néanmoins certaine, sensation de chaleur et d'euphorie, apparaisse.... Pas de doutes, si tel est le cas, c'est que vous êtes bien en train de siroter cette merveille ;-) ... à bon entendeur!

Conté par Alhya at 11/29/2006 11:42:00 AM | 49 comments Fiche recette

novembre 26, 2006

Problèmes de votes pour le KiKiVeuKiVienKuisiner 14, les amis, on recommence!!

Grosse panique dans la maison de la Turtle ce soir!
Contre toute attente, le système de vote mis en place par l'ami de Lilo à la précédente édition et qui fonctionnait alors parfaitement, a décidé de faire des siennes, il est bloqué par les mécanismes anti-spam des navigateurs et même pour ceux qui réussi à y accéder, je n'ai pas reçu le résultat de leur vote! je reçois des votes blancs par des utilisateurs anonymes!! Autant vous dire que mon sang n'a fait qu'un tour lorsque je m'en suis rendu compte à l'instant! Alors, après discussion avec Lilo et son ami , et afin de ne pas risquer de perdre vos votes avec un mécanisme instable, j'ai décidé de supprimer le mécanisme de votes et de vous faire voter par le biais des commentaires.
Je vous demande donc de me laisser vos votes dans la zone de commentaires, y compris pour ceux qui ont déjà voté (je suis navrée pour vous qui avez déjà pris la peine de voter, mais je n'ai pas le contenu de vos votes)!
Lilo, son ami et moi sommes navrés de ce contretemps, mais allez, c'est un jeu, et finalement, je suis sûre que vous serez ravis de pouvoir à nouveau regarder ce défilé haute couture du Ravioli !!
Merci encore de votre compréhension et très bonne soirée à tous !
Alors amis, amies de la blogosphère, pour retrouver le billet et y laisser votre vote, c'est ici

Conté par Alhya at 11/26/2006 05:47:00 PM | 23 comments Fiche recette

KiKiVeuKiVienKuisiner 14 : le Défilé des Ravioli en folie!

Prenez une bande de cuisiniers qui ont tous un point commun, avoir eu envie, un beau jour, de créer un blog. Laissez les découvrir petit à petit qu'ils forment une vaste communauté qui partage, bavasse, commente, conseille. Prenez, parmi eux, une Manue qui n'a rien trouvé de mieux que de se lever un beau jour et de se dire et si on jouait? Placez la à mijoter quelques instants dans une cocotte bien chaude, et ressortez la avec un KiKiVienKiVeuKuisiner. Faites tourner le jeu, sur feu doux, en mêlant bien, de peur que ça n'attache aux parois de la sobriété. Devenez de plus en plus fou, ajoutez toujours plus d'ingrédients, de participants, de tout les pays, toujours plus d'idées qui font dire "mais oussk'ils vont chercher tout ça???"... Faites passer et repasser la drôle d'idée entre des mains de plus en plus expertes et diverses et tombez un jour sur un os. Découvrez alors, au milieu de votre gamelle, une carapace verte et une drôle de Turtle subitement en charge de l'organisation. Placez la Turtle au Bain Marie de ses idées et obtenez un KiKiVeuKiVienKuisiner 14 sur le Thème du Ravioli. Ne désespérez pas. Ne paniquez pas. Ne la Maudissez pas. Faites lui confiance....Laissez poser un petit mois, en observant. Finissez par vous lancer... Expliquez combien vous avez bataillé, étalé, râté, recommencé, pour finalement Triompher.... et vous écrier "C'est bien moi qui l'ait fait"...
A ce stade, allez yeuter du côté de la Turtle. Voyez dans ses yeux l'inquiétude des premiers jours, face au calme relatif des participants. Puis, notez le sourire qui éclaire son visage au fur et à mesure qu'elle voit arriver toutes sortes de Ravioli, des sucrés, des salés, des noirs, des roses, des blancs, des verts... Attendez encore, entendez la dire "Maintenant c'est Samedi, et l'Ravioli c'est fini".... Lisez à présent la panique dans le regard de la Turtle qui voit débouler une quarantaine de participations dans les 24 dernières heures, rigolez en la voyant batailler avec les liens, les photos, les mails qui déferlent à toute allure, en continu. Attention, bouchez vous les oreilles, en prévision du moment où elle va enfin réaliser, à 2 heures du matin, que les trois quarts des photos, patiemment intégrées au billet de récap' ne sont pas au bon format ;-). Prenez là alors 5 minutes dans vos bras, réconfortants, et dites lui que les bloggeurs ne sont pas méchants, sont juste pas des pro en informatique, et puis rappelez lui combien elle est fière d'avoir 81 fous qui l'on suivie dans l'aventure... Reculez vous un peu et regardez son visage qui s'illumine à nouveau en pensant à toutes ces Mama Italiennes qui, quel que soit leur âge, leur sexe, leur amour de la Pasta, ont relevé le défi, souvent pour la toute première fois ... et pour si bien le réussir.
Et bien voilà, après un mois de réflexion et de réalisations effrénées proches de la quête du Graal de votre part, après une course poursuite contre le temps digne de Schumacher de la Turtle, je suis enfin en mesure de vous présenter ce qui sera de loin et à jamais, je le décrète solennellement, la plus belle série de Ravioli jamais réalisée!!
Oui, oui, Messieurs, Mesdames, installez vous bien confortablement, chaussez vos lunettes et préparez vous pour un doux et merveilleux voyage au Pays du RAVIOLI !!

Avant d'embarquer pour ce voyage culinaire gracieux, original et déroutant, je vous invite à ne pas vous contenter de regarder ce récapitulatif pour voter. Allez vous balader, en cliquant sur le nom des 81 participants, dans leur univers, allez lire leur recette, l'histoire de sa réalisation, ses ingrédients, son aventure.... car c'est tout cela le kiki!
Enfin, je me dois, dans un souci de totale impartialité et pour satisfaire les recommandations de ce bon vieux Maître Nadjar (oui, oui, l'huissier de la Star Ac' est à mes côtés à l'instant où je vous parle ;-), de vous préciser que, parmi les participants, trois n'ont pas tout à fait respecté les consignes de la Turtle et auraient mérité un Carton Rouge : notre cher Patrick de La Cuisine de la Mer, Noémie de Mon Magimix et Moi, ainsi qu'AnneE de Station Gourmande, les trois ayant présenté une recette réalisée avec une pâte Won Ton achetée!! Oui, Môssieur, oui, Môdame, ils ont osé!! Rendez-vous compte, alors que les 78 autres participants ont sué sang et eau pour faire la leur !! Oui, mais voilà, il y a eu d'abord la participation implicite de Noémie, puis Patrick s'est lancé dans un vibrant plaidoyer, visant à faire fondre mon p'tit coeur tout vert... enfin, AnneE a discrètement demandé si elle pouvait participer... et je n'ai pas osé, oui, je l'avoue je n'ai pas pu leur dire non... Alors, je m'en remets à vous, jury (Raphie, ne bondit pas ainsi sur Patrick, enfin, on n'est pas à la star Ac' ici, ce n'est qu'un jeu!!), c'est à vous de déterminer s'ils méritent vos votes, malgré tout, car l'essentiel, n'est-il pas que tout le monde ait participé?

Et maintenant, voici le splendide Défilé des Raviolis en Folie
  1. 1001 Recettes, Claude Olivier et les Ravioles d'un Voyageur en Asie, Curry Jaune de poulet, façon plus casanière

  2. A Boire et à Manger, Eric et ses Ravioli de Pâte d'amande, coeur fondant au Praliné et sa Noisette grillée
  3. A Doux Déli'ce, Béré et ses Ravioli Poivrons Multicolors Ricotta et leur sauce aux Oignons Rouge, ail et ciboulette
  4. A Lire et a Manger, Marion et ses Ravioles au Foie Gras, Sauce aux Cèpes
  5. A mon humble Avis, Lisa et ses Ravioli au Confit et Cèpes et Ravioli à la purée de Haricots Verts
  6. Amuses Bouches, Sylviaa et ses Ravioli Chinois
  7. Anouchkaramel et ses Ravioli double
  8. Au Beurre fondu, Shinobi et ses Ravioli Coin Coin Airellés, sauce Forestière
  9. Au Petit Vermicel, Anne-Cé Celle qui sortait de derrière les Fagots du Kiki (Ravioli à la Courge Butternut)
  10. Aux Mille et Un Délices, Florianna et ses Ravioli au Saumon
  11. Beau à la Bouche, Loukoum et son Ravioli liquide au Pois de Rob
  12. Bec à Sucre et ses Ravioli Ebène Ivoire (Cacao et Chocolat blanc)
  13. Bichonne et ses Ravioli au Crabe, sauce hollandaise
  14. Blanc d'Oeuf, Stanislas et son Trio de Ravioli aux Letchis sur Lit de Rose
  15. Blog du Miam Miam, Nana et ses Petites Citrouilles de Maïs à la Sauge et au Chèvre
  16. Chez Becky et Liz, Hélène et ses Ravioli aux Petits Légumes
  17. Chez Elise et ses Ravioli en Rouge et noir
  18. Chez Inoule, Ingrid et ses Ravioli de Noël, sauce Canneberges
  19. Couverts et Découvertes, Samania et ses Bollyravioli (Curry de Crevettes)
  20. Croc en Bouche, Béa et ses Ravioli au Veau, Oignons et Noix
  21. Cuisine Campagne, Lilo et ses Ravioli d'Escargot au Beurre d'Ail et d'Ortie, velouté de Shitakés
  22. Cuisine de la mer, Patrick et ses Wonton d'araignée de mer à la mélisse
  23. Cuisine et Couleurs, Irisa et ses Raviolissimo (en Curry de Ris de Veau et Morilles)
  24. Cuisine et Voyage, Valérie et ses Sha Momo aux Légumes et Panir, accompagnés de Chutney de Tomates
  25. Cuisine Métisse, Véro et ses Ravioles du Sud Ouest
  26. Cuisine moi un Mouton, La sieste et ses Ravioli Suisses
  27. Cuochi Di Carta, et ses Tortelli Chèvre et Potimarron
  28. Dans la cuisine d'Anna et ses Pierogi au Fromage blanc, Pommes de terre et Oignons
  29. Dans la cuisine d'Audinette et ses Ravioli aux Epinards, Ricotta et Jambon fumé
  30. Deborahmia, Débo et ses Ravioli au Crabe et à la Coriandre
  31. Delicious et ses Ravioli étoilés au Butternut et fromage, Chutney d'oignons, Pesto de noix et tomates, sur Lit de purée de butternut
  32. DelimOon, VérO et ses Choco Ravio au Ma-ma
  33. Des Goûts et des couleurs, Miss Tiny et ses Funny Ravioli Iroquois
  34. Et si c'était bon, Mamina et ses Ravioli Fleurs
  35. Gluttony and Greediness, et ses Raviolis Courgettes-Ricotta à la crème de Tomate
  36. Gnocchi et Cie, Liliy et son Trio de Ravioli
  37. Guess what, Emilie et ses Ravioli aux deux Saumons
  38. Ici et d'ailleurs, Hafi et ses Ravioli Safran fourrés aux Crevettes et Arachides
  39. Instant gourmand, Mirabelle et ses Ravioli Noir, aux deux Saumons et à la Coriandre
  40. La Belle au Blé Dormant et ses Raviolis Chocolatés à la Banane et à la Poire, sans blé, sans lait
  41. La cerise sur le gâteau, Cerise et ses Ravioli frits Chèvre Miel
  42. La Cuisine de Caco et ses Ravioli Blettes Ricotta
  43. La cuisine de Fabien et ses Ravioli "dipinti" di patate e caciocavallo con salsa al peperone rosso
  44. La Popotte de Manue et ses Ravioli aux Girolles
  45. La Soupe à la fille, Ringo Churros et ses Ravioli de Polenta-Parmesan au Boudin et sirop Pommes-Poires caramélisées
  46. Le blog sur le plat, Clem et ses Ravioli au Jambon sec, Tomates séchées, Basilic et Mozzarella
  47. Le Petit Monde Elfique, Elfe et ses Ravioli Thon Feta en Habit de Potiron
  48. Le Placard d'Elle, Marie T et sa Dérive de Ravioli aux Pommes sur Mer de Cannelle
  49. Les Bonheurs de Prawn et ses Pierojki à la Crème de Marrons et au Citron
  50. Les Bonheurs de Senga et ses Ravioli d'Automne aux Couleurs d'Italie
  51. Les Délices de Manon, Kashyle et ses Ravioli au Saint Félicien, Brisures de Noix et Estragon
  52. Les Délices du Kerala, Charline et ses Ravioli Bonbons de Foie Gras au Confit d'Oignon Rouge et Gingembre, Soupe Courge, Muscade / Châtaigne/ Miel
  53. Les Gourmandises des P'tites Blogueuses, Virginie et ses Pâtes Oreillers fourrage Fraises, sauce Vanille
  54. Les Gourmandises d'Isa et ses Ravioli au Fromage de Chèvre et Shitakee sur spaghetti de Courgettes et jus de veau
  55. Les Mains dans l'Plat, P'tit Bouchon et ses Ravioli fourrés à la Pâte d'Amande Chocolat/Vanille, Sauce Chocolat Blanc

  56. Les Nectars de Maya et ses Ravioli Safranés Brocolis Poisson

  57. Les Sucreries de Bulle, Bullesucre et ses Ravioli Poire Fromage et Vanille
  58. Ma cuisine est verte, Melle Gudule et ses Ravis au Lit (Maroille/Courge et Topi/Roquefort)
  59. Mais pourquoi est ce que... Doriann et ses Ravioli Sucrés pas Raisonnables du Tout


  60. Manou dans sa cuisine, Prestopepito et ses Ravioli à la fondue de Poireau saumonée
  61. Mes essais dans la cuisine, Soizic et ses Ravioli tout Classiques mais Délicieux
  62. Mes idées nocturnes Agnès et ses Ravioli Chinois au Poulet et Celeri
  63. Mon Magimix et Moi, Noémie et ses Tortellini au Pesto
  64. MyDaBlog et ses Ravioli fourrés à la Crème Pâtissière, nappés de Crème Anglaise Chocolat/praliné
  65. Omo Chakir et ses Ravioli coeurs, Epinards et Ricotta, Poisson pané aux amandes à la sauce verte
  66. Passion Fusion, Stéphane et ses Zebraviolis Rose, Noir, Blanc, Zébrés, Ecrevisse, Canard, Prune

  67. Pastèque Porridge et Pita, Milly et ses Ravioli Crevette à la Vapeur, Chine
  68. Petite recette entre amis et les Ravioli maison au Mascarpone, Tomates mi-séchées et Jambon sec
  69. Pom Pom Pidou, Mistery Rose et ses Ravioli d'une Daimgue
  70. Popotte Mania, Cocotte en chocolat et ses Ravioli simplissimes mais régressifs
  71. Sahten, Salwa et ses Ravioli Verts à la Carotte
  72. Sous la Hotte de Bergamote et ses Ravioli Pâte de Chocolat, Frangipane de Pistache
  73. Station Gourmande, AnneE et ses Ravioli Demi-Lunes au Butternut, sauce à la noisette
  74. Supertouillette et ses Ravioli à la Courge sauce aux Noix
  75. The Froggies kitchen, Mily et ses Ravioli Safran Crevettes
  76. Tiloucuisine et ses Ravioli du... Samedi (Bolognaise, Cèpes et Tomates confites)
  77. Tours et Tartines, Mitsuko et ses Ravioli spécial Thanksgiving (potimarron/ marron et beurre de sauge, noix de pecan grillées)
  78. Un Dimanche à la Campagne, Gracianne et ses Ravioli All the Way from China (jiaozi)
  79. Une Fille en Chocolat et ses Ravioli aux Poires sauce Epicée

  80. Very Easy Kitchen et ses Ravioli Sibériens, les Pelmenis
  81. Viagiodinozze, Jojo et ses Ravioli di Zucca


    Et maintenant le vote !


Le vote devait se faire, comme à la précédente édition de Lilo grâce à un formulaire automatique, mis en place par son compagnon . Finalement, le système de vote ne fonctionne pas, à cause des nouveaux mécanismes antispam. Je vous demande donc de voter dans la zone de commentaire
comment voter ?
Saisissez votre pseudo (les votes anonymes ne seront pas pris en compte), ainsi que vos choix : vous pouvez sélectionner de 1 à 3 recettes. Trois points seront attribués au choix n°1, deux points au choix n°2 et un point au choix n°3. Par ailleurs, je vous remercie de ne pas voter trois fois pour la même recette.
Vous avez jusqu'à Vendredi soir 21 heures, pour voter, après c'est terminé!

Merci encore à tous et désolée pour ce contretemps, que nous ne pouvions, hélas, vraiment pas prévoir, car cela marchait encore il y a peu... Allez, que la fête continue et que le meilleur gagne ;-) !!

Conté par Alhya at 11/26/2006 01:13:00 PM | 194 comments Fiche recette

novembre 22, 2006

Biscotti Salés Olives noires, noix et pignons, Quiche aux lardons et lamelles de Comté inratable et Pruneaux en robe de poitrine fumée

ça y est, je recommence! A cette époque de l'année, c'est systématiquement pareil, je constate que malgré toutes les bonnes résolutions, j'empile tout un tas de choses que je m'étais promis de faire et que j'ai néanmoins régulièrement reporté, jusqu'à ce que ma mauvaise conscience fasse entendre sa voix. Prenez par exemple les dernières recettes salées du Buffet de pendaison de crémaillère de notre maison bretonne, et bien cela fait quinze jours que je reporte... Alors aujourd'hui, plus d'excuses, je m'y colle.
La première concernée est la Quiche aux Lardons et lamelles de Comté inratable. Alors bien sûr, je sais qu'il n'existe rien de plus banal qu'une Quiche aux Lardons et lamelles de Comté (je sais ce que vous dites... mais pourquoi répète-t-elle ce nom à rallonge à tout bout de champ? Et bien pour vous faire bien remarquer que je m'abstiens volontairement de parler de quiche lorraine, je ne veux pas créer la polémique moi! Et oui, parce que dans ma quichounette j'y glisse quantité de bon Comté et je sais combien les lorrains tiennent à leur version sans fromage... comme je suis pour que tout le monde vive en paix dans un monde serein, glamour et plein de respect... je m'abstiens de leur faire l'injure de qualifier de quiche lorraine ma quiche à moi ! ). Tout le monde a forcément sa recette de famille... du coup, je ne pensais mettre ici la mienne, mais l'autre jour, cette chère La Sieste me faisait très justement remarquer que je ne parlais pas souvent dans ma Môman. Il faut dire que c'est souvent avec ce bon vieux Pôpa que je me crèpe le chignon en cuisine... Pourtant, j'ai avec ma douce Môman des souvenirs très précis de moments passés à cuisiner et devinez un peu quel était l'un des plats fétiches, fait à quatre mains par la Turtle et Turtle's Mum ? Et bien oui! La quiche lorraine (là je prends le terme, parce qu'elle, elle respectait en jeune femme consciencieuse la Vraie version)!
Petite, quand Turtle's Mum passait dans la cuisine, je la suivais parfois à pas de loup.... Je me glissais discrètement tout près d'elle et là, toute attentive et silencieuse, afin de ne pas risquer d'être renvoyée dans dans ma chambre, je buvais chaque instant qui passait, décryptant le moindre geste maternel. Petite puce haute comme trois pommes (mes parents se sont longtemps demandé si je dépasserais un jour le mètre douze... et ont été bien rassurés de constater que je finissais vaillamment par atteindre le mètre soixante, mais ceci fût le fruit d'une longue maturation de mon corps qui s'allongea progressivement... très très progressivement.. pour ménager le suspense), les petits doigts solidement accrochés au bord de la table et les yeux passant difficilement au dessus, j'observais la manière dont elle mêlait les ingrédients, jusqu'à obtenir mystérieusement une boule de pâte qu'elle travaillait un peu, avant de l'étaler au rouleau, consciencieusement. Lorsque, soulevant celle-ci des deux mains, elle s'apprêtait à la placer dans le plat à tarte, je glissais futivement une petite main pour avancer le plat juste en dessous, ravie de démontrer ainsi toute l'utilité de ma présence dans ses jupes. Elle fonçait alors la pâte dans le moule et il en résultait comme par hasard quelques chutes, qu'elle partageait avec moi et que nous dévorions dans un regard complice. J'aime toujours autant le goût unique de cette pâte pourtant si indigeste non cuite... Ensuite, elle me faisait monter sur une chaise et munie d'une fourchette, j'avais la responsabilité ô combien primordiale de piquer consciencieusement la pâte, formant des petits trous réguliers en de multiples endroits... Pendant ce temps, elle cassait les oeufs dans un bol en plastique orange très 70's, les battait énergiquement au fouet, et je versais alors progressivement le lait préalablement mesuré à l'aide du verre gradué en plastique... Enfin je restais un bon quart d'heure, la tête baissée devant la porte du four, observant l'évolution de la cuisson de ce que je pouvais appeler fièrement Notre quiche! ;-).... j'adorais ça
Je crois bien que la quiche est le premier plat salé que j'ai réalisé, adolescente. J'ai repris un à un les gestes maternels... mangé la pâte superflue, piqué celle confortablement installée dans le moule... La quiche de ma maman était délicieuse, mais il lui arrivait parfois de rendre un peu d'eau, qui mouillait le fond de pâte et contrariait sérieusement Turtle's Mum. Aujourd'hui, je n'utilise plus la même préparation aux oeufs. J'ai adapté ses proportions il y a fort longtemps et la quiche qui en résulte est absolument inratable. Je n'ai jamais eu le moindre souci de pâte non cuite et elle remporte tous les suffrages.

Ingrédients:

Une pâte brisée :

  • 300 g de farine
  • 150 g de beurre demi sel
  • 1 oeuf
  • 1 peu d'eau

Garniture:

  • 150 g de lardons
  • 100 g de comté en lamelle (au pire, du gruyère, mais c'est moins bon)
  • 2 oeufs + 2 jaunes
  • 1/4 L de lait
  • 1/4 L de crème liquide (15 % MG c'est suffisant)
  • Noix de Muscade
  • Poivre noir ou/et mélange 5 baies

Marche à suivre:

  • Préchauffer le four th 7
  • Préparer la pâte : mettre la farine dans un cul de poule, ajouter le beurre mou en morceaux, travailler les deux, de façon à obtenir une préparation sablonneuse ; ajouter l'oeuf légèrement battu, et mélanger du bout des doigts, rapidement, si nécessaire ajouter peu à peu un filet d'eau tiède, jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène et lisse qui se décolle des parois (surtout ne pas trop la travailler)
  • Etaler la pâte au rouleau sur un plan de travail fariné et foncer un moule à tarte avec. Placer le moule ainsi garni 30 minutes au congélateur (pour éviter qu'à la cuisson elle ne s'effondre sur les côtés)
  • Faire chauffer une poêle, à sec. Une fois chaude, y verser les lardons, les faire griller à point , réserver , en éliminant la graisse
  • Dans un saladier, battre les 2 oeufs et les 2 jaunes, ajouter le lait, la crème, puis le comté coupé en fines lamelles, une cuillère à café rase de noix de muscade, les lardons, un peu de poivre noir et du mélange 5 baies, saler si nécessaire (mais faire attention, les lardons sont déjà très salés)
  • Cuire 10 minutes à blanc la pâte à tarte directement sortie du congelateur
  • Une fois la pâte précuite, verser la préparation aux oeufs
  • Cuire le tout 25 à 35 minutes à 200 ° (entre th 6 et 7)

Bilan des courses:

La quiche est onctueuse et assez riche, tout en n'étant pas non plus lourde... (rien n'interdit de mettre de la crème allégée, ce qui limitera les calories). Obtenir une telle texture est assez proche de la quête du Graal ;-). Il faut dire que je suis assez critique à l'égard d'une quiche: réalisée avec seulement de la crème, elle devient très vite écoeurante et, faite seulement avec du lait, se repose le problème rencontré par Turtle's Mum, un peu d'eau apparaît souvent lors de la cuisson et elle a tendance à ne pas se tenir, ce qui interdit de l'utiliser coupée en petits cubes pour l'apéritif. Certains préfèrent ébouillanter les lardons quelques minutes, pour ma part, je trouve que cela ôte la note croustillante d'un léger passage du lardon dans une poêle qui donne ce petit goût de noisette unique. Enfin, le Comté, plus savoureux qu'un basique gruyère est parfois marié chez moi de parmesan ou totalement remplacé par un autre fromage tel que le pecorino dans une version plus italienne. Grâce aux fines lamelles de comté, l'on tombe parfois, au détour d'une bouchée, sur sa texture moelleuse et son petit goût typé. La saveur de la quiche est relevée par la force du poivre noir ou des baies et la touche de muscade délicate et subtile...

Voici à présent Les Biscottis Olives noires, Noix et Pignons. Je me souviens précisément de cette recette et d'où elle provient car c'est une des toutes premières que j'ai notée en découvrant les blogs de cuisine. C'est celle de la remarquable Mercotte. J'ai suivi, à quelques tous petits détails près, sa recette, que vous trouverez ici dans une version pistaches et pignons.


Ingrédients:

  • 175 g de Farine torréfiée
  • 40 g de polenta
  • 1 oeuf
  • 6 cl lait
  • 1 zeste citron
  • 1/2 sachet de levure
  • 40 g d'huile de noisettes (ou à défaut, d'olive)
  • 50 g d'olives noires
  • 20 g de pignons
  • 20 g de noix de grenoble
  • fleur de sel de Guérande

Marche à suivre:

  • Préchauffer four à 170 °
  • Faire torréfier la farine quelques minutes, dans le four (un peu moins de 10 minutes)
  • Faire griller les pignons et les noix quelques minutes à sec dans une poêle
  • Tamiser la farine et la levure y ajouter l’œuf, la polenta, puis l’huile, le lait, 2g de fleur de sel, le zeste de citron et le jus
  • Faire une boule avec la pâte obtenue l’aplatir
  • Répartir les fruits secs
  • Former 2 boudins de pâte
  • Parsemer de quelques grains de pignons concassés et d'un peu de fleur de sel
  • Réserver au frais 15 minutes
  • Cuire les boudins 35 à 40 minutes et refroidir sur grille
  • Couper alors en tranches de 1cm d'épaisseur et passer 10 mn au four pour les dorer un peu

Bilan des courses:

Ces biscottis sont tellement agréables à déguster avec un bon verre de vin que je ne peux que vivement vous encourager à les faire. Ils ont véritablement la texture d'un biscotti (ce qui tombe plutôt bien, j'en conviens). Très friable, la pâte éclate en bouche en une multitude de fines particules savoureuses. Ce type de texture est tout simplement parfait à l'apéritif, où l'on a justement que trop de plaisir à boire une gorgée pour étancher la soif éventuellement créée par ces petites choses sablées. Ne vous attendez donc pas à quelque chose d'onctueux, ça explose sous la dent, distillant les arômes du sud au travers de l'olive noire et des pignons, la noix emporte enfin le tout dans un foisonnement de saveurs.... la prochaine fois, j'y ajouterai probablement quelques herbes aromatiques, du romarin, ou de la sauge...

Enfin, la dernière recette, qui n'en est même pas une, tellement elle est simple, est devenue un incontournable de mes apéros dînatoires. Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas encore, ou pour rappeler aux autres d'en préparer, voici Les Pruneaux en robe de Poitrine fumée:

Ingrédients:

  • Des pruneaux dénoyautés
  • 200 g de poitrine fumée
  • petits pics en bois

Marche à suivre:

  • Faire préchauffer le four Th 7
  • Prendre un pruneau, l'enrouler d'une demi tranche de poitrine fumée, piquer à l'aide d'un pic en bois, déposer au fur et à mesure sur un papier sulfurisé placé sur le lèche frite du four
  • Passer environ 10 minutes au four
  • Servir immédiatement

Bilan des courses:

Les pruneaux sont le parfait mélange sucré/salé. Je crois d'ailleurs que c'est une des toutes premières choses sucrée/salée que j'ai apprécié. Ces petites bouchées constituent également une des préférées de Pôpa qui, pourtant, tient en respect quiconque tente de lui faire manger le moindre fruit avec du salé (et ce, alors qu'il tartine généreusement de beurre salé son pain, avant de le couvrir de confiture de fraise le matin... mais allez savoir pourquoi, c'est pas pareil!! ;-). Enfin, même les Farouches Opposants des Pruneaux dont sont membres mes frérots (bah!!! t'as vu la couleur??? t'es pas folle??? tu veux que je mange ça? hors de question!) se laissent gagner par l'euphorie gustative que crée ce petit paquet de bonheur!

Pour terminer, j'ai bien reçu une jolie Carte dans le cadre du jeu la Pôste Gourmande #2 et promis, je fais dès que possible le billet! Merci à son expéditrice, dont je ne révèle pas pour l'instant l'identité... Et à propos de jeu, je vous rappelle que le KiKiVeuKiVienKuisiner 14.. court encore jusqu'à Samedi minuit !! Tic tac... tic tac... plus que quelques jours pour épater la Turtle (et les autres ;-)!

Conté par Alhya at 11/22/2006 11:46:00 PM | 75 comments Fiche recette

novembre 18, 2006

Retour de marché et millefeuilles d'Aubergines et Figues fraîches sur crème de ricotta aux noisettes


Il y a peu de temps, je réalisais à quel point ma façon de cuisiner a changé modifiant en conséquence celle dont je fais mes courses. Aujourd'hui, s'il y a une chose que je ne louperais pour rien au monde, c'est mon petit tour du dimanche matin sur le marché de mon quartier. Oh, bien sûr, à Lyon on trouve des marchés plus alléchants, bien mieux achalandés ou variés que ce petit marché de proximité. Oui, mais voilà, celui-ci c'est le mien et il est totalement indissociable des plaisirs simples du dimanche.

Ce que je préfère, ce jour là, c'est laisser la possibilité à mon mon organisme de décider quel est le moment adéquat pour mettre un terme à mon repos de guerrière (enfin, sous réserve que mon voisin n'ait pas décidé de refaire de fond en comble le ménage de son appart aux aurores ou encore la décoration de ses murs à grand renfort de coups de marteaux). J'adore le moment précis où , après avoir navigué quelques instants dans ce monde intermédiaire et mystérieux qui conduit des sphères profondes du sommeil à celles du réveil, je prends tout à coup conscience de mon corps, puis réalise que nous sommes dimanche matin et que c'est donc jour de marché! Je saute alors de mon lit et, dès mon café avalé, je me dirige droit vers lui, monnaie prête à être utilisée dans une poche, yeux grands ouverts, j'hume l'air à la recherche de mon stand préféré. Pour être tout à fait exacte, comme un petit animal curieux, je fais d'abord le tour du propriétaire, je regarde un à un les stands, j'observe quelles sont les merveilles dont regorgent chacun d'eux et, une fois tous les produits détaillés, examinés, comparés, j'entame mon deuxième tour, celui qui me conduira à acheter sur le stand en haut à droite de jolies pommes, sur celui du milieu gauche les dernières figues, et enfin, à l'opposé du premier stand, les superbes aubergines généreuses à la peau luisante qui ont fait valoir leurs atours parmi les produits alentours. Au fur et à mesure de mon évolution dans ce petit univers coloré et bruyant, mes bras s'alourdissent d'un, deux, trois sacs, je discute, je souris aux passants, tout simplement parce que je me sens bien et que j'ai une furieuse envie de partager cette douce sensation avec les gens qui m'entourent, je suis envahie par la vie du marché et ses codes. Quand, installée dans une file, j'attends patiemment mon tour, je lance une petite phrase à l'attention de ma voisine, je rebondis à la remarque faite par un enfant à sa maman, je rigole. Quand arrive enfin mon tour, je complimente, interroge le marchand, le paie et m'envole dans un grand "à la semaine prochaine!". Ensuite, je reprends le chemin en sens inverse, un effronté sourire encore dessiné sur les lèvres, bien décidé à rester encore un peu là .... Les bras si comblés de paquets que je ne sais plus comment trouver une phalange de disponible pour récupérer au fond de ma poche mon jeu de clés, j'ouvre tant bien que mal dans un espèce d'exercice d'équilibriste la lourde porte de mon immeuble, je monte deux à deux les marches qui me séparent de mon nid douillet, et après avoir enfin franchi la porte de mon chez moi, je dépose dans un dernier effort tout ce beau monde sur la table du salon. Et là, après avoir ôté mon manteau, les mains enfin libres, j'ouvre mes petits sacs, je les vide un à un sur la table du salon et je regarde systématiquement dans un soupir de satisfaction la jolie association qui en résulte. Ne me reste plus alors qu'à les ranger au fond de mon bac à légumes, avec précaution, laissant sur le dessus ceux qui devront être rapidement consommés. Et là, pendant que j'accomplis tous ces gestes mon cerveau imagine le menu du déjeuner... J'adore ce moment précis où tout est possible.
La semaine dernière, à l'appel de Claire Emma qui a lancé l'idée que l'on photographie nos retours du marché, j'ai enfin pensé à faire une petite photo de famille de mes achats du jour. Chaque retour du marché est unique, variant au fil des saisons, en fonction des légumes et fruits que chacune propose, au grès de la beauté des fruits et légumes qui ont attiré mon regard, en fonction également des prix qui peuvent me conduire à craquer pour un produit que je n'avais pas prévu d'acheter et puis, il y a les incontournables. Parmi eux, les carottes, les aubergines, et... les navets ;-) .... Mais non!!! Ne partez pas en courant avant que je vous ai expliqué!
Je sais que pour la plupart des gens, le navet fait partie des légumes de seconde zone, les éternels oubliés, ceux dont on admet à la rigueur la présence au milieu d'une soupe ou d'un plat de viande longuement mijoté, entouré de confrères bien plus beaux ou alléchants... Oui, mais moi, les navets, je les aime... d'amour. Je les ai redécouverts il y a peu et un de mes petits plaisirs des soirs de fatigue, c'est de me préparer une grande poêlée de navets. Je les fait braiser, avant de les faire sauter dans une sauce dont j'ai le secret, un rien sucrée/salée, qui fait valoir à merveille la richesse de ce légume mal aimé ... et les jours de total régression, je les mets dans un plat, les recouvre d'une généreuse pâte brisée et je me régale ensuite de ma sublimissime tatin de navets caramélisés.... Ce petit plat c'est mon péché mignon et je l'aime tant que lorsque je vois de beaux navets tout frais comme en ce moment, je ne résiste pas et je les achète en quantité. ça surprend même les maraîchers qui m'appellent "la jeune fille aux navets" .. Bon, je sais, on a déjà eu titre plus sexy, mais je l'aime bien ce surnom, et puis c'est vrai, c'est ma p'tite touche de Turtle !
Voici le contenu de mon dernier retour de marché:
  • une dizaine de pommes bien fermes, des Pink lady et quelques granny smith
  • une dizaine (ou plus... ;-) de magnifiques navets
  • quatre grosses aubergines
  • quatre ou cinq grosses courgettes
  • cinq belles carottes
  • un fenouil généreux
  • une butternut (légèrement petite, elle n'a d'ailleurs pas fait long feu)
  • une autre courge, dont je n'ai pas pu connaître le nom, le vendeur ne le connaissait pas et autant vous dire que je ne me suis pas fait prier pour lui faire remarquer, dans un grand sourire, qu'il était en dessous de tout!! ;-)
  • 500 g des dernières figues fraîches de la saison (2 euros à peine, inouï!)
  • et enfin deux belles patates douces

Tout ceci pour moi seule... Je m'aperçois en l'écrivant que ça fait pas mal! Mais il faut dire que les fruits et légumes constituent une part essentielle de chacun de mes trois repas quotidiens, j'en consomme beaucoup! En outre, j'aime la diversité, je me fais au minimum 3 à 4 légumes différents à chaque repas... le stock descend donc très vite!



Passons maintenant aux choses sérieuses... je vous présente aujourd'hui une petite recette réalisée à l'aide des figues fraîches et aubergines achetées à cette occasion. Je l'ai faite jeudi dernier, pour la venue d'une amie de marque. J'avais opté pour un repas sur la thématique sucrée/salée et ceci constituait un des accompagnements.

Il s'agit d'un Millefeuilles d'Aubergines, figues fraîches sur crème de ricotta aux noisettes.

Je n'ai pas suivi une recette, j'ai seulement suivi mes envies et utilisé une présentation en millefeuilles, vue notamment chez Eric, ou encore chez Noémie.

Ingrédients : pour deux millefeuilles

  • 1 belle grosse aubergine (la choisir de préférence bien rondelette plutôt qu'allongée, ainsi, la surface du millefeuilles sera plus large et évitera le risque d'une reconstitution prenant les allures de tour géante!
  • 2 grosses figues fraîches
  • 100 g de ricotta
  • une quinzaine de noisettes fraîches, légèrement concassées
  • quelques grains de poivre de séchuan, ou, à défaut, de poivre noir
  • Huile de noisettes

Marche à suivre:

La cuisson au four de l'aubergine est un peu longue, mais pendant ce temps, nul besoin de veiller près des fourneaux, on peut vaquer à ses occupations

  • Préchauffer le four Th 7, 210 °
  • Laver soigneusement les aubergines (on garde la peau, il faut donc qu'elle soit impeccable)
  • En partant de la base, découper dans la largeur des rondelles d'un bon centimètre d'épaisseur
  • Mettre une feuille d'aluminium sur la grille du four. Déposer sur elles les rondelles d'aubergine, une à une, sans qu'elles se chevauchent, saupoudrer les tranches d'un peu de gros sel, recouvrir le tout d'une autre feuille d'aluminium et souder les bords en les pliant ensemble de façon à faire une papillote plate et bien étanche
  • Glisser la grille dans le four, à mi-hauteur
  • Laisser cuire gentiment entre 40 et 50 minutes, selon la puissance de votre four, dans le mien, au bout de 45 minutes elles étaient à point (en appuyant légèrement sur une tranche avec une fourchette, la chair s'enfonce, sans résister)
  • Concasser légèrement, à l'aide de votre mortier ou d'un mixeur, les noisettes, les faire griller quelques instants à sec dans une poêle chaude, en remuant régulièrement pour qu'elles ne brûlent pas
  • Mettre dans un saladier la ricotta, la battre légèrement, à l'aide d'une fourchette de façon à obtenir un mélange onctueux, ajouter les morceaux de noisette grillés, quelques graines de poivre de séchuan finement moulu (ce poivre a beaucoup de goût, il ne faut pas trop en mettre), un peu de sel et un soupçon d'huile de noisettes
  • Laver consciencieusement les figues, les couper dans le sens de la largeur en fines rondelles (quelques millimètres), réserver
  • Quand les aubergines sont cuites, poser dans un plat la tranche la plus large d'aubergine, déposer au centre une grosse demi cuillérée à soupe de crème de ricotta, une tranche de figue, saler un chouillat la figue, déposer à nouveau une tranche d'aubergine, puis une cuillérée de ricotta, la tranche de figue, le soupçon de sel, etc.. jusqu'à épuisement des ingrédients
  • Finir avec une noisette entière et quelques grains de poivre séchuan
  • Passer au four les millefeuilles entre quinze et vingt minutes, en baissant le four à Th6 (je les avais préparé en avance et précuit dans un premier temps dix minutes. Au moment du repas, je les ai remis au chaud encore 10 minutes pour les réchauffer, et c'était parfait)
  • Au moment de servir recouvrir le millefeuille d'un généreux filet d'huile de noisettes

Bilan des courses:

J'avais volontairement opté pour un accompagnement assez sobre, car le reste du repas était déjà très épicé et ce plat là devait adoucir le reste.

Ce millefeuilles est véritablement ultra simple et le goût de la recette tient uniquement à la saveur des ingrédients utilisés.

Son originalité tient à la présence de la figue et de la Ricotta. En chauffant, cette dernière s'épaissit légèrement, tout en restant fabuleusement onctueuse. Fraîche, elle a un peu la texture d'un chèvre frais, et peut d'ailleurs être remplacée par ce dernier. Cependant, elle est plus légère en goût, ce qui lui permet de laisser intacte toute la saveur naturelle de l'aubergine, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'apprécie tout particulièrement son alliance avec les légumes en général (vous l'aviez sûrement compris au fil des recettes ...) .

L'association légèrement sucrée de la figue est très subtile. En cuisant, cette dernière répand comme un sirop à peine sucré et chaud, qui dégouline légèrement sur la ricotta et l'aubergine et explose en bouche lorsqu'on croque dedans. Je dois dire que je suis tout particulièrement convaincue par l'association des saveurs subtiles de l'aubergine moelleuse et tendre, de la figue suave et de la touche salée et noisettée de la crème de ricotta... Enfin, la dent s'attarde de temps à autre sur le croquant de la noisette qui apporte son petit goût subtil au tout, souligné par l'huile de noisettes... Tout simplement diablement fondant et délicat.... Dans une version non végétarienne, on ajoutera un généreux morceau de jambon fumé ou, mieux encore, un morceau de pancetta, et là je pense qu'on atteindra des sommets en cumulant la note très salée et parfumée de la charcuterie italienne à ce millefeuilles tout doux.


Vous apercevez ici, s'écoulant doucement mais sûrement, le sirop de la figue fraîche.... un régal... en doutez vous encore?


Conté par Alhya at 11/18/2006 03:14:00 PM | 83 comments Fiche recette

novembre 14, 2006

Amaretti "bronzés au soleil" pour cause de parlotte intempestive et flash back en Italie




Il y a des jours où on se dit juste qu'on aurait définitivement mieux fait de rester bien au chaud sous sa couette.... Où tout s'acharne pour que rien ne se réalise comme prévu... Où on a des milliers de choses à faire et où on n'arrive absolument pas à faire ce qu'il faut au moment où on le veut. J'ai vécu une de ces journées là hier et en rentrant hier soir... j'avais juste une furieuse envie d'appuyer sur la touche "rewind" pour faire en sorte de modifier le cours des choses et faire, qu'enfin, ça se passe comme j'aurai voulu que ça se passe. Face à l'impossibilité de la chose, je me suis dit qu'il n'y avait qu'une chose à faire : profiter de la rédaction d'un billet pour me replonger illico dans le souvenir d'une de ces petites recettes toutes simples, réalisée il y a quelques temps déjà, mais qui m'a laissé un souvenir bien agréable.

Au moment où je l'ai faite, j'avais réalisé une crème anglaise, il me restait du coup des blancs sur les bras... ils ne pouvaient pas terminer bêtement leur vie dans l'évier, et je n'avais pas envie de les congeler (ce qui est, par ailleurs, une méthode très pratique, pour cela, il suffit de les mettre dans un sachet de congelation). Du coup, j'ai regardé un peu mon Carnet de Recettes Magique, afin de trouver une recette permettant d'utiliser seulement des blancs... Et là, j'ai vu, comme une évidence, en haut de la page 55 (je plaisante, mon carnet n'a pas de pages numérotées... quoique, c'est peut-être une idée à creuser....) la recette des Amaretti, notée il y a quelques mois dans ma bible des recettes , et jamais testée...
Plus aucune raison donc pour retarder davantage l'essai de cette recette très brillamment interprétée par Camille de Cakes in the City (les siens sont véritablement merveilleux, allez y jeter un oeil si , après ma description, vous hésitez encore à les tester illico presto!)
Les amaretti, pour ceux qui ne connaîtraient pas, sont des petits biscuits italiens que l'on peut servir à l'heure du thé, ou mieux encore, avec un vin sucré du type Vino Santo, à l'heure de l'apéro. C'est comme ça que je les ai découverts pour ma part... en Italie, il y a quelques années.... Je vous ai déjà parlé ici, de mon merveilleux et bien trop court séjour en Toscane. Permettez moi néanmoins de me replonger un instant dans le contexte de ce lieu merveilleux pour tenter de vous faire partager toute la richesse de ce moment unique de découverte.
C'était au mois d'août. Un soir, ma soeur, mon beau frère, ma moitié de l'époque et moi, devisions sur la terrasse de notre maison de location Toscane, autour d'antipasti dont toutes les petites épiceries italiennes regorgent et d'un généreux vin italien débusqué au détour d'une de nos visites diurnes, lorsqu'il nous prit l'envie subite de partir découvrir Arrezo by night. Ni une ni deux, nous primes les voitures afin d'arpenter les rues pavées de cette douce cité, à l'heure où tous les italiens investissent à nouveau leur ville. Guidés par le mouvement général, nous marchâmes, dans les rues étroites, traversées ponctuellement par un bolide à deux roues forçant à céder momentanément le centre de la rue pour ne pas risquer de perdre un bras ou une jambe au passage (il n'y a qu'en Italie où j'ai pu constater à quel point la voiture et les deux roues sont prioritaires sur n'importe quel humain brinqueballant tranquillement ses savates sur le bitume ;-). C'est ainsi que nous tombâmes alors nez à nez avec la Piazza Grande. Là, nous nous assîmes autour d'une petite table en fer forgé, afin de déguster, au contact de l'air devenu enfin respirable après le départ du soleil écrasant de la journée, un grand verre de vin. Le spectacle était tout simplement étonnant : le soir, cette place immense est le point de rencontre des italiens qui s'y rejoignent, qui pour déguster une de ces glaces dont seuls les italiens ont le secret, qui pour boire une bière, le tout dans une ambiance chaleureuse, bruyante des mille et une voix chantantes des hommes et femmes qui, après une journée bien remplie, s'y racontent des milliards d'histoires, haussant de temps en temps le ton, pris dans le feu de leur récit, avant de se taire un instant pour laisser éclater les rires de leur auditoire ... C'est fou comme parfois le bruit de la vie peut être rassurant et combien la présence concomitante d'un certain nombre de personnes en un lieu magique, scintillant des lumières des bâtiments anciens et cafés environnants, peut générer du bien être, faire qu'un sourire se dessine inconsciemment sur les visages, comme par contagion...
C'est ainsi que pris dans la magie du moment et du lieu, en toute confiance, nous nous laissâmes guidés par les conseils éclairés du serveur. Il nous proposa de tester leur nectar, le Vino Santo, lequel était servi avec quantité de petits amaretti disposés dans une jolie coupelle. Je me revois croquant, suivant toujours les conseils du serveur, dans une de ces petites choses, avant de plonger dans la foulée mes lèvres dans le grand verre contenant cet alcool sucré et un peu liquoreux au goût unique... Fermant alors tout à coup les yeux, au moment précis où l'explosion des saveurs de cette alliance parfaite envahissait ma bouche, je fus envahie d'une sensation intense de plénitude : du plaisir à l'état pur. Et c'est alors que dans cet univers ampli de la mélopée chantante des voix alentours, je fus brutalement persuadée de véritablement plonger en immersion totale dans la culture si unique, si riche de ce beau pays. Les italiens maîtrisent définitivement l'art de vivre....
Lorsque j'ai testé cette recette dans ma bien lyonnaise maison et que j'ai pu à nouveau croquer dans un de ces petits gâteaux, ce souvenir est réapparu, aussi fort qu'à l'instant où je l'avais vécu... Du bonheur, vous dis-je!
Voici donc la recette des Amaretti, réalisée telle que la proposait Camille :
Ingrédients:
  • 2 blancs d'oeuf (avouez que vous vous en doutiez, n'est-ce pas ?), 3 s'ils sont petits
  • 300 g de poudre d'amandes (moi, je n'en avais que 280 g, mais je me suis dis que l'amande ne m'en voudrait pas...)
  • 300 g de sucre glace (du coup, j'ai mis que 280 g de sucre glace... pour l'égalité) + un peu pour rouler les amaretti dedans
  • 0,5 cc d'extrait d'amande (je n'en avais pas, mais à mon goût, cela ne manquait pas...)

Marche à suivre:

C'est "on ne peut plus simple", comme dirait ma grand mère :

  • Mettre le four en chauffe Th 3
  • Mêler la poudre d'amande et le sucre,
  • Ajouter les blancs
  • Mélanger jusqu'à ce qu'une boule se forme
  • Faire des petites boules, vous pouvez le faire avec une cuillère, moi je les fais avec les doigts (Bon là, par honnêteté, je dois vous prévenir, la pâte s'accroche aux doigts... mais je n'en démords pas... la cuisine c'est mieux avec les doigts... Il reste plus qu'à espérer qu'à ce moment précis le téléphone ne se mette pas à sonner...je sais, ça sent le vécu!)
  • Rouler les petites boules dans un peu de sucre glace
  • Déposer les petits tas de pâte, qui n'ont pas besoin d'être très uniformes, sur une plaque couverte de papier sulfurisé
  • Cuire 20 minutes (moi, les miens, je les ai oubliés, lancée dans une conversation passionnante, j'ai totalement perdu la notion du temps... et, j'ai un peu honte de le dire, je crois bien qu'ils ont cuit près de 35 minutes)

Bilan des courses:

Même s'ils avaient un peu trop cuit (Mea culpa, je promets, je ne parlotterai plus autant à l'avenir...), ils se sont révélés être tout à fait aussi bons que dans mon souvenir. Croustillants et tendres à la fois...

Lorsqu'on croque dans la croûte légère de l'amaretti, on tombe immédiatement sur l'intérieur fondant et légèrement onctueux de la pâte... L'amande fait alors valoir ses arômes uniques pour emporter le cerveau dans un monde de douceur... Point d'écoeurement en vue dans cette dégustation, ils sont légers et tellement agréables qu'ils deviennent dès l'instant où on y a goûté de véritables pousse-au-crime...

Je conseille de varier la taille des petites boules de pâte, car en fonction de celle ci vous obtiendrez des amaretti plus ou moins onctueux et vous satisferez ainsi tous les goûts et toutes les tailles d'estomac!!

Je ne peux, à présent, que vous inciter à céder au plaisir de l'art de vivre italien en plongeant vos quenottes dans cette délicieuse moitié d'amaretti....

Conté par Alhya at 11/14/2006 09:15:00 PM | 92 comments Fiche recette

novembre 11, 2006

Samoussas épinards ricotta et Blinis au saumon sur crème de ricotta citron et aneth

Je me souviens d'une époque où j'arpentais régulièrement les rayons des supermarchés en me disant "mais bon sang, qu'est ce que je vais bien pouvoir me faire à manger?". J'avais l'impression qu'il n'y avait aucun choix, qu'une fois que j'avais fait le plein de pâtes, de riz, de pommes de terre et des quelques misérables légumes qui trouvaient exceptionnellement place dans mon caddie, il n'y avait tout simplement plus rien. A l'époque, mon quotidien était fait de cordons bleus, de poissons panés surgelés, de saucisses de Strasbourg, de patates dauphines, de plats surgelés à réchauffer en 5 minutes chrono et, pour la bonne conscience, de boîtes de haricots verts ou encore de soupes en brick (j'en ai des frissons rétrospectifs ;-)). Il faut dire qu'en réalité les 3/4 des produits du supermarché ne m'étaient guère accessibles, puisque je ne savais pas les cuisiner...
A présent, j'entends fréquemment le fameux "mais bon sang, qu'est ce que je vais bien pouvoir me faire à manger?" dans la bouche de ma P'tite Caille et de Grand Yo qui ont tout deux quitté le nid parental il y a peu, pour découvrir que s'ils avaient bien appris un certain nombre de choses au contact de mes parents, n'y figurait certainement pas l'art et la manière de faire des courses, d'inventer des repas, en bref, de cuisiner... (mis à part quelques bons p'tits plats paternels du type Escalopes de veau à la crème et à l'armagnac avec des frites, qui cependant ne sont guère adaptés au jeune adulte, confronté à la nécessité de faire des repas deux fois par jour et aux restrictions financières liées à la prise d'indépendance).
Voilà pourquoi, de temps en temps, mes zouaves déboulent à l'improviste, tombant sur leur Turtle de soeur. Pleins d'enthousiasme, ils s'installent face à moi et me lancent :
"Bon alors, explique moi. Comment tu procèdes?" (pour la petite histoire, ils prennent parfois même un papier et un stylo, prêts à noter consciencieusement mes recommandations, c'est dire leur bonne volonté!!)
La belle question! Comment je procède? Mais je n'en sais tout simplement rien! Quand j'entre dans un magasin, je ne sais à présent plus où donner de la tête : tout est appel à la découverte, promesse de voyage gustatif, invitation à la réinvention. Dès que je pose les yeux sur un produit, j'ai immédiatement en tête des millions de possibilités, et une seule question, "comment avoir le temps d'essayer tout ce qui me tente diablement?".
Confrontée à l'oeil interrogateur et plein d'espoir de mes frères, j'essaie de reprendre au commencement, de retrouver comment je suis passée du stade précédent du "il n'y a rien" au "il y a trop" ;-), afin de pouvoir leur transmettre cette méthode infaillible qu'ils espèrent, le BA- BA de la cuisine. Je commence alors à leur expliquer que ça passe d'abord par l'apprentissage de quelques méthodes de préparation de légumes, de poissons ou de viandes, de la découverte des épices, puis de l'ouverture progressive à d'autres cultures. Je leur explique ceci, et tout à coup prise au jeu, je commence à décrire, à titre d'exemple, comment l'on cuit une carotte ou une aubergine pour qu'elle ne ressemble pas à un simple truc fadasse et sans intérêt, et là, dans l'instant, je vois l'étincelle de leur intérêt foutre brusquement le camp par l'oreille gauche... Ils me laissent néanmoins parler un moment, tentant de camouffler leur manque d'attention, puis m'assènent le terrible "Bon ok, mais sois plus précise, donne moi des idées de repas". Et c'est là que je mesure que je n'arrive pas à leur faire comprendre l'essentiel : pour moi, savoir cuisiner, ce n'est certainement pas partir d'un menu type, c'est découvrir un produit, un ingrédient, un fruit ou un légume autour duquel on créera un repas. C'est se lever le matin en ayant envie de manger une salade composée de tas de légumes colorés, de quelques fruits, de jolis morceaux de poulets grillés. C'est encore apercevoir dans la sphère du cerveau où se niche l'imagination, un entremet au chocolat, onctueux, dans lequel on a terriblement envie de plonger sa cuillère et qui conduira à rechercher la recette permettant d'assouvir cette envie, au besoin en l'inventant. C'est enfin avoir très envie, un jour où les températures chutent et où tout s'est comme acharné à jouer contre nous, d'un potage plein de légumes, de saveurs et vitamines, que l'on dégustera avec délectation, appréciant l'incomparable sensation réconfortante qu'il crée.
Comment expliquer cela? Comment réduire la cuisine à des formules magiques de menus pré-formatés? La découverte de la cuisine a précisément abattu toutes les barrières qui limitaient mon quotidien, m'a conduite à toujours changer, à m'ouvrir en permanence à de nouvelles expériences! Je ne sais que le jour même, voire à l'instant précis où j'entre dans la cuisine, ce que je vais faire!
Mes frères reprennent alors, tentant de me placer face à d'éventuelles contradictions "ouais, d'accord, mais tu fais bien tes courses tous les quinze jours, donc tu prévois bien un minimum, non?" . Je réfléchis alors et j'admets qu'effectivement, je ne fais pas mes courses au quotidien, donc je prévois. Oui, mais ça n'empêche que c'est lorsque j'ouvre mes placards et que j'observe les produits qui siègent sagement sur leurs rayons, attendant leur heure patiemment, que j'ai l'idée de mon menu. C'est comme une formule magique qui se met en place, tout à coup, je les imagine associés à tel légume précédemment aperçu dans le bac du frigo, et ensuite se crée l'association dont j'ai envie et la recette qui va avec! Il est très rare, sauf lorsque j'invite ou que j'organise un évènement spécial, que je parte au supermarché avec une liste d'ingrédients précise, faite expressément pour une recette.
En deux mots, selon moi, la cuisine suppose essentiellement de la curiosité. A défaut, pour l'instant, d'arriver à transmettre ceci à mes frères... (et Dieu sait si ça me frustre!), lorsque je cuisine pour eux, je tente de toujours éveiller leur palais à de nouvelles découvertes, à des associations surprenantes, qui suscitent leur intérêt, car la clef n'est-elle pas fondamentalement là?
Aujourd'hui, c'est tout spécialement en pensant à eux que je veux insister sur une vérité toute simple, aussi vraie que la précédente, découverte quand je suis entrée à pas de loup dans le monde merveilleux de la cuisine : les choses les plus simples à réaliser sont souvent celles qui emportent tous les suffrages, nul besoin d'être un chef trois étoiles pour se faire plaisir!
Pour illustrer cette remarque, je vous présente aujourd'hui deux recettes, réalisées pour le buffet d'inauguration de notre maison bretonne, qui entrent parfaitement dans cette catégorie : simplissimes, délicieuses et suscitant l'admiration de ceux pour qui la cuisine constitue encore un monde mystérieux, voire hostile.
Tout d'abord les Blinis saumon fumé sur crème ricotta citron et aneth, ensuite les Samoussas épinards ricotta (oui, j'aime la ricotta ;-) . Pour les Blinis, j'ai pris une recette expliquée par Sophie Dudemaine, sur Télé Matin, l'année dernière. Je l'avais déjà réalisée auparavant dans la version telle qu'expliquée par Sophie, qui y ajoutait des morceaux d'aubergine. Ici, comme je voulais les servir avec du saumon, je n'ai pas ajouté d'aubergine. Pour les Samoussas, j'en avais déjà fait précédemment (voir ici), cette fois, il me restait un peu du mélange réalisé pour Les Triangles feuilletés épinards, ricotta, tomates confites et pignons, j'ai donc utilisé cela pour garnir mes feuilles de brick.
Blinis saumon sur crème ricotta, citron et aneth

Ingrédients: pour une bonne trentaine de blinis

  • 2 oeufs
  • 100 g de farine
  • 70 g de farine de blé noir
  • 50 g de beurre demi sel
  • 1 yaourt
  • 10 cl de crème liquide
  • 10 cl de lait
  • 1 s. de levure

pour la garniture:

  • 8 à 10 tranches de saumon fumé
  • Ricotta (1 pot)
  • 1 jus de citron
  • Aneth (2 CS)

Marche à suivre:

  • Mêler la levure et les farines
  • Mélanger avec les jaunes et le yaourt
  • Faire fondre le beurre et intégrer au mélange, délayer le tout avec le lait et la crème
  • Laisser poser sous un torchon, 30 minutes au moins
  • Monter les blancs en neige fermer, les intégrer délicatement à l'aide d'une cuillère en bois à la pâte
  • Faire chauffer une poêle antiadhésive sur feu assez vif
  • Huiler à l'aide d'un sopalin la poêle
  • Une fois cette dernière bien chaude, verser l'équivalent d'une louche, en plusieurs endroits, de façon à obtenir des blinies d'environ 8 cm de diamètre
  • Dès que les bords du blinis commencent à être cuits (environ 2 minutes), retourner et cuire encore une minute sur l'autre face
  • Réserver les blinis cuits sur un plat et recommencer la procédure jusqu'à épuisement de la pâte
  • Au moment de tartiner les blinis, battre la ricotta bien fraîche au fouet électrique, ajouter le jus de citron, veiller à ce que le mélange reste assez épais (si nécessaire, ne pas mettre la totalité du jus de citron), intégrer un peu de poivre noir fraîchement concassé, enfin l'aneth
  • Une fois les blinis à température ambiante, recouvrir d'une généreuse cuillère de la crème de ricotta à l'aneth et recouvrir d'un quart de tranche de saumon
  • Servir immédiatement, ou à défaut, maintenir au frais afin que la crème et le saumon ne se réchauffent. L'idéal est cependant de les servir juste après les avoir assemblés, car le blini reste alors à température ambiante, ce qui lui permet de rester très onctueux

Samoussas épinards et ricotta

Ingrédients:

  • 250 g d'épinards cuits
  • 1/2 pot de ricotta
  • 30 g de gruyère (facultatif)
  • 1 CS de crème fraîche épaisse
  • Feuilles de brick coupées en deux
  • Poivre noir concassé
  • du beurre pour les bricks

Marche à suivre:

  • Faire tomber les épinards dans une poêle chaude, avec un filet d'huile d'olive, quelques minutes, jusqu'à ce qu'ils aient juste rendu leur eau
  • Mélanger les épinards avec le gruyère et la crème fraîche, la ricotta, sel si nécessaire et poivre noir
  • Faire chauffer le four à 180 °
  • Avec un pinceau, badigeonner la demi-feuille de brick de beurre fondu
  • Plier la feuille de brick en deux, dans le sens de la longueur
  • Déposer une grosse cuillérée du mélange en bas, plier le bord gauche vers la droit, en passant au dessus de la préparation, puis le bord droite sur la gauche et ainsi de suite jusqu'à la fin (cf. ici pour une méthode de pliage en images que je trouve tout à fait géniale parce qu'il s'agit d'une version sucrée des samoussas ;-), faite par la reine du Pétrin, Avital)
  • Faire cuire une dizaine de minutes à th 7, jusqu'à ce que les bricks soient légèrement dorées
  • Servir aussitôt

Bilan des courses:

J'avoue que réaliser ces recettes nécessite un peu de temps. Néanmoins, ceux qui n'ont jamais eu la chance de goûter des blinis préparés le jour même de leur réalisation, ne savent pas à côté de quoi ils passent. Rien à voir avec les blinis sous vides achetés dans le commerce. Ceux là, faits avec des blancs montés en neige, sont aériens tout en étant onctueux en bouche. La crème ricotta, aneth et citron fonctionne à merveille avec le saumon fumé, soulignant la saveur de ce dernier, tout en n'écrasant pas son goût.
Pour ce qui est des samoussas, le côté croustillant de la feuille de brick est très présent, rendant plus agréable encore la saveur du mélange ricotta/épinards. J'avoue que cette version emporte tout particulièrement mon adhésion, plus légère que la version servie en pâte feuilletée ! Quant au mélange épinards, ricotta j'en ai déjà parlé au sujet des triangles feuilletés... je ne m'étendrai pas, mais honnêtement, c'est terriblement bon.
Ces samoussas peuvent, tout comme les blinis, constituer l'entrée d'un repas, servis avec une jolie salade composée, ou encore constituer un repas entier si l'on en sert plusieurs par personne et que l'on souhaite faire un repas assez léger.
Allez, les garçons, aux fourneaux à présent!! ;-)

Conté par Alhya at 11/11/2006 11:40:00 AM | 77 comments Fiche recette

novembre 07, 2006

Fondant au chocolat et caramel au beurre salé, de Nathalie, remasteurisé par Lilizen

En ce moment, j'ai bien du mal à dégager un moment pour me coller à la rédaction de mes billets et pourtant j'ai bon nombre de recettes en réserve! Mais que voulez vous, c'est la course permanente! Alors pour cette fois, je vais tricher un peu, pas de long texte, pas de grands moments philosophiques, pas de souvenirs d'enfance (j'en vois déjà qui respirent, dites donc, je vous ai vu!! sacrés cocos va!), juste le plaisir de regarder quelques photos....
Je vous présente en fait aujourd'hui une bombasse calorica, le truc prêt à démolir n'importe quel régime, juste pour quelques instants de pur bonheur et de lâcher prise.... ceux où l'on fond littéralement sous l'immense plaisir que procure immédiatement le fait de plonger sa cuillère dans cette chose encore légèrement tiède et de la conduire droit vers la bouche. Vous savez, ces fameux petits plaisirs du palais qui durent quelques instants à peine et suscitent cette légère poussée d'adrénaline, directement inspirée par la culpabilité, parce que l'on sait très bien que non.. non... ce n'est définitivement pas sérieux et que non... non... on ne devrait pas céder... et que pourtant, non...non... on ne peut pas résister....
Avouez mesdames et messieurs, que chacun de vous a un jour ressenti cela... quand à chaque cuillère on pense "il faut que j'arrête... ", avant de se dire "bon, allez.... c'est la dernière", puis "... allez, juste une petite dernière pour la route"... Jusqu'à ce qu'on ait finalement, de lichette en lichette, dévorer plus d'une grosse part et demi de ce démon tentateur incarné qu'est le gâteau que je vous présente aujourd'hui....
Avouez, également, qu'il n'y a rien de plus réconfortant que le chocolat pour se redonner le moral quand le manque de lumière commence à se faire cruel, faisant lentement mais sûrement décliner le niveau des batteries et l'énergie qui va avec... D'abord c'est scientifiquement prouvé, le chocolat est riche en fer et en magnésium et ces deux choses sont terriblement bonnes pour la santé!! Si c'est pas un argument choc, ça franchement! Bon... bien sûr, il y a les autres ingrédients ..... le caramel au beurre salé... et puis le beurre et puis les oeufs... bon j'arrête là car la liste est trop longue, mais sachez juste, pour terminer, que franchement, il faut savoir de temps en temps (j'ai bien de temps en temps, ne vous servez pas de mes remarques pour justifier des écarts quotidiens hein!) se faire plaisir, être doux et gentil avec sa petite personne, afin de lui redonner envie de se lever le matin, d'affronter les premières gelées matinales, envie de se donner du mal au travail, à la maison ou encore à la gym. Bref, il faut savoir ponctuellement se "pouloter" comme dit ma Grand mère chérie, se procurer du bien être en barre , et ce fondant, croyez moi, c'est du concentré de réconfort...
En parlant de l'association du chocolat au réconfort, ça me rappelle un épisode de Sex and the city qui m'avait fait hurler de rire, tellement je m'étais identifiée à l'une des héroïnes, la très désopilante Miranda. Celle-ci se faisait un bon gros gâteau au chocolat, un soir de déprime, et commençait à en manger une part, puis deux, puis trois... jusqu'à ce qu'elle finisse par jeter le reste dans la poubelle, pour ne plus céder à la tentation. La scène suivante, on la voyait récupérer le gâteau dans la poubelle pour le finir et appeler alors Carrie, lui disant grosso modo qu'elle était définitivement une fille désespérée, condamnée à rester célibataire toute sa vie, parce qu'elle en était réduite à dévorer un gâteau au chocolat à même la poubelle... Je me rends compte que pour comprendre le caractère drôlissime de la scène, il faut la voir ;-)... Quoi qu'il en soit, et je ne sais pas pourquoi ;-), ça m'a parlé!

ça c'est le dessus de plus près, qui est légèrement caramélisé... juste pour le plaisir


Bon, allez, sans plus vous faire attendre, je vous livre la recette du fameux Fondant au chocolat Nathalie, remasteurisé Caramel au beurre salé par Lilizen... parce que tant qu'à se faire plaisir, allons y franchement!

Pour la version de Lilizen, c'est par ici. Je n'ai rien modifié, j'ai tout suivi à la lettre... mais je vous préviens, avant de vous redonner la méthode et les ingrédients, âmes sensibles s'abstenir, tout ceux que l'idée même d'intégrer une plaquette de beurre entière dans une recette fait grimper aux rideaux (ah non, c'est pas la bonne expression, je voulais dire, fait bondir de terreur ;-) lapsus révélateur... , Freud, si tu m'entends!) quittez vite ce lieu de perdition et ce, sans même vous retourner, les autres, c'est par ici :

Ingrédients:

  • 200g de très bon chocolat noir à 70%
  • 200g de très bon beurre (j'ajoute salé, parce que oui, la Bretagne entre toujours pas la route du beurre dans ma cuisine, on ne change pas une équipe qui gagne!)
  • 5 oeufs
  • 1 càs de farine
  • 100 g de sucre (si vous ne faites pas de ganache caramel, vous devez mettre 250 g de sucre)

pour la ganache au caramel

  • 100g de sucre
  • 2 càs d'eau
  • 50g de beurre salé
  • 7 CàS de crème fraîche

Marche à suivre:

  • Préparer la ganache au caramel : faire fondre le sucre et l'eau dans une casserole, sans tourner. Laisser buller pour amener à caramélisation. Hors du feu, ajouter le beurre en tournant vivement (si ça s'amalgame trop rapidement, refaire fondre quelques instants sur le feu), ajouter enfin la crème fraîche en tournant vivement jusqu'à l'obtention d'un mélange bien crémeux
  • Faire chauffer le four à 190°.
  • Faire fondre ensemble au bain-marie, le chocolat et le beurre
  • Ajouter le sucre et laissez refroidir 1 peu
  • Ajouter 1 à 1, chaque oeuf, en remuant bien après chacun d'eux
  • Puis ajouter environ 150 g de ganache au caramel (en lisant ça, je me rends compte que moi j'avais mis la totalité de la ganache préparée, sans peur et sans reproche la Turtle, ;-) je me demande du coup si je n'en avais pas mis trop)
  • Enfin, ajouter la farine et lisser bien le mélange.
  • Verser dans 1 moule et faire cuire 20 minutes environ
  • Sortez du four.Le gâteau doit être légèrement tremblotant au milieu.
  • Laisser refroidir




allez, un léger zoom sur la cuillère

Bilan des courses:

Lilizen recommandait de le laisser refroidir et même de le déguster trois jours après.... Evidemment, j'ai comme zapé cette étape dans ma furieuse envie de goûter cette merveille. Nous l'avons donc dégusté à peine tiède, vous savez? Quand il est encore un peu fumant... Ben ouais .... et c'était divinement bon... et diablement écoeurant... !!!

Goûter à cette petite chose c'est glisser dans un monde d'onctuosité, délicieusement fort en chocolat mais très, très riche... Ah ça, on les sentait les 250 g de beurre et les 150 g (au moins) de ganache au caramel... mes frères ont adoré! Honnêtement, j'ai beaucoup aimé les premières cuillères mais j'ai trouvé que bien vite, il fallait s'arrêter... Etant donné que mes frérots n'ont, pour leur part, pas ressenti le besoin de calmer leurs ardeurs vis à vis de ce pauvre fondant, je n'ai pas eu le plaisir de le tester refroidi... Probablement que s'il fonctionne comme la truffe géante de la mère Anne, lui faire l' honneur de l'attendre un peu, c'est lui faire gagner en saveurs et lui donner une petite chance d'être légèrement moins écoeurant...

Mais sachez tout de même qu'il est exactement tel que les photos, je l'espère, le laissent imaginer... il fond littéralement en bouche, faisant brusquement éclore les saveurs du chocolat noir puissant. C'est pourquoi, je vous recommande vivement de n'utiliser que du chocolat à très forte teneur en cacao. En outre, si je le refais, ce qui dépendra de l'état de ma (mauvaise) conscience... ;-), je ne rajouterai pas de sucre à la ganache au caramel qui sucre déjà largement le tout et j'ajouterai volontiers quelques zestes d'orange pour dynamiser un peu le tout, ou encore, un soupçon de fève tonka...

Voilà, vous savez tout, alors maintenant, allez en paix, mes petites brebis méritantes et surtout n'oubliez pas, faites vous du bien, car cela ne peut certainement pas vous faire de mal.... de temps en temps ;-)!


Conté par Alhya at 11/07/2006 09:00:00 PM | 100 comments Fiche recette

novembre 04, 2006

Des muffins et des cakes pleins de légumes et de saveurs parce que la Vie a le sens de l'humour




Est-ce que la Vie a le sens de l'humour? Par la vie, j'entends le Destin, le Tout Puissant, les Forces occultes (bien que je sois moins attirée, personnellement, par cette dernière option) , ce que vous voulez en fait... Et bien, moi, après mûre réflexion (bien une demi heure, calée ce matin sous ma grande couette et refusant de mettre un peton dehors pour aller mettre en marche le radiateur), je dirais oui!
Franchement a-t-on vu plus farceuse qu' Elle ces derniers mois? Sans hésiter trente secondes, Elle nous propose une petite canicule au mois de juillet (je la soupçonne d'avoir fait ça juste pour faire cuire la Turtle dans sa carapace, ou plus exactement sur son écran d'ordinateur et faire griller ses quelques malheureux neurones qui ne pensaient plus qu'à se rafraîchir à l'aide d'un grand ventilateur.. mais je m'abstiendrai, de peur que vous n'en déduisiez que la Turtle est totalement égocentrée ;-)...) . Ensuite, Elle est se fend la banane en nous concoctant un petit automne au mois d'août, nous organise l'été en septembre, pour enfin se décider tout à coup cette semaine à faire un peu chuter les températures histoire qu'on arrête de passer nos week ends au bord de la plage... et contrecarrer mon projet de vendre tous mes pulls à des magasins de fripes, sur les conseils de la Turtle qui pensait que cette année, ça allait être tongs à gogo tout l'hiver !
Face à cela, deux réactions possibles : soit on cède au catastrophisme ambiant et on se dit que c'est définitivement la fin des haricots, Mais oui, ma bonne dame, c'est la planète qui se réchauffe, The end of the word is coming, et tout ça à cause de qui??? Et bien de nous, pauvres énergumènes que nous sommes, debout sur pâtes et si fiers de l'être, seuls à avoir réussi, en quelques centaines d'années à peine, à détruire la moitié des ressources naturelles (je dis ça, j'ai pas vérifié, s'entend, scientifiquement, c'est du grosso modo, je vais pas vous faire un cours, hein ...) et même que dans moins de cinquante ans, il n'y aura plus de poisson dans la mer (hé, d'ailleurs, les amis, les poissons c'est moitié de mon alimentation, alors si vous ne voulez pas que la Turtle n'ait plus rien à se mettre sous la dent d'ici 50 ans, -et je sais que cet argument est The Argurment- on se calme!!! ).... Soit on se dit qu'on peut se fendre la poire face aux bonnes blagues qu'Elle nous propose... On pourrait même faire comme la Turtle et se placer en roue libre, dans le genre "plus rien ne me surprend, qu'elle que soit la blague du jour, je suis prête : et oui, j'ai toujours à portée de main dans mon sac, mon maillot de bain fétiche et tout décoloré, et une écharpe, au cas où !"...
Franchement, ce matin, j'opte pour la seconde vision, parce que n'en déplaise aux rabats joies, j'ai une pêche d'enfer et ce, même si Elle m'a encore fait une blagounette il y a deux nuits à peine.
A chaque saison s'associe quelques avantages, quelques inconvénients (oui, oui, c'est scientifiquement prouvé par la Turtle, Elle a bien fait les choses la Vie, ...un jour, si j'ai le temps, je développerai). Parmi les évènements qui se produisent normalement l'été et qui contrecarrent un tantinet le bonheur intense que je ressens à exposer mes guibolles aux premiers rayons du soleil, il y a celui constitué par les visites nocturnes des moustiques. Ce fait anodin pour la plupart des gens, se transforme souvent pour moi en calvaire intense et en une véritable guerre des tranchées... j'ai une peau à moustiques! Si si, mettez dix personnes dans une pièce, c'est toujours sur moi qu'ils s'acharnent, toujours!
Mais revenons-en à la nuit avant-dernière. Tranquillement en train de dormir et de savourer le repos de la guerrière (Ouais!! j'aime bien me congratuler, valoriser mon quotidien et me dire que je suis un peu une aventurière de la Vie, alors du coup, je peux prendre le repos qui va avec!), mon oreille s'est retrouvée brutalement titillée par un léger bruit, sournois, fébrile mais bien là, celui d'un moustique!! Non, mais franchement, un moustique le 2 novembre dans ma chambre!! Evidemment, tout de suite le lobe droit de mon cerveau a envoyé au lobe gauche (je me doute bien que ce n'est pas tout à fait comme ça que ça se passe, mais c'est comme ça que j'imagine la scène!) que j'étais sûrement en train de rêver et qu'il n'était pas du tout l'heure, ni la saison, pour s'inquiéter d'un moustique!! Mais finalement définitivement réveillée par une furieuse démangeaison de la cuisse droite et de l'épaule gauche, j'ai été contrainte d'allumer et de guetter, à moitié endormie, le responsable de mon calvaire nocturne. Avez-vous déjà remarqué comme le moustique est fourbe et sait si bien se camoufler juste au moment où la lumière surgit? Après dix bonnes minutes passées à scruter l'horizon, c'est à dire toutes les tâches noires sur le mur, l'oreille à l'affût, j'ai rééteins, pensant que le moustique n'était finalement peut être apparu que dans mes rêves. A peine la pénombre à nouveau présente, cette enflure est revenu allègrement me narguer en se faisant entendre à nouveau tout proche de mon oreille. Une heure!!! Il m'a fallu une heure, montre en main, à éteindre, rallumer, avant d'éteindre à nouveau, pour finalement venir à bout de cet invité incongru (il y a une jolie trace rouge et noire maintenant sur mon mur ;-)).
Au réveil, le lendemain, j'ai été à deux doigts de me dire que je n'appréciais pas trop le sens de l'humour de cette coquine de Vie qui s'acharnait à modifier le cours normal des choses... Mais ce matin, mes amis, ce matin, je suis réconciliée avec ma Grande copine. A l'heure qu'il est, je vois un rayon de soleil s'infiltrer à pas de loup dans mon petit appartement, j'ai aéré un grand coup mon salon et le nez m'a piqué de sentir tout à coup ce froid sec qui annonce l'hiver. Après avoir allumé mes radiateurs, j'ai dégusté mon grand bol de café brûlant, tout en observant les gens dans la rue, la main serrant le col de leur manteau tout contre leur gorge. Ce matin je sais que ça y est, la Vie a décidé de faire venir l'automne et je me surprends à penser que je trouve ça bien agréable, la venue de cet automne qui s'est tant fait attendre ... Et vous voyez, là, il me semble que non seulement la Vie a le sens de l'humour, mais qu'en plus, elle force parfois à voir les choses sous un angle différent et à regarder un peu plus loin que le bout de son nez... et ma foi, cette petite pensée m'est bien agréable!
Du coup, et même si les premiers frimas vous conduisent déjà vers les bonnes sousoupes et autres choucroutes, je vais encore présenter aujourd'hui deux recettes réalisées au cours du buffet de pendaison de crémaillère de notre maison bretonne cet été. D'abord, parce que je m'étais engagée à le faire et la Turtle n'a qu'une parole (ben oui, Môssieur, Môdame, quand elle dit, elle fait, un point c'est tout! ;-), ensuite parce qu'en fait, automne ou pas, ces muffins et ce cake trouveront probablement une petite place dans vos assiettes s'ils vous plaisent et, qu'enfin, moi aussi, je suis d'humour farceuse et j'ai bien envie de vous coller sous le nez les photos toutes ensoleillées et sur fond marin de ces recettes!
Voici donc les Muffins aux deux poivrons thon et câpres et le Cake Courgette, feta et curry, pour que survive l'été au fin fond de l'automne!


Pour les muffins aux deux poivrons, thon et câpres

Ingrédients:

  • 2 poivrons rouge
  • 1 poivron vert
  • 2 boîtes de thon au naturel
  • 1 grosse poignée de câpres
  • 140 g de beurre
  • 200 g de farine
  • 20 cl de crème liquide
  • 3 oeufs
  • 1 sachet de levure
  • 1 CS de moutarde
  • estragon frais

Marche à suivre:

  • Mettre à chauffer le four th 7
  • Placer les poivrons sur une feuille d'aluminium et mettre cette dernière directement sur la grille du four, laisser cuire en retournant de temps en temps les poivrons, pour qu'ils grillent sur toutes les faces
  • Pendant ce temps, dans un bol un peu profond, écraser le thon à la fourchette pour qu'il se détache en petits morceaux, ajouter la moutarde, et la crème fraiche, mélanger bien pour obtenir un mélange uniforme
  • Dans un cul de poule, battre les oeufs, ajouter le beurre préalablement fondu, incorporer progressivement la farine et la levure tamisés ensemble, ajouter enfin le mélange au thon,
  • Sortir les poivrons du four, ôter la partie centrale avec les pépins et la peau, détailler en petits cubes, ajouter au mélange précédent
  • Ajouter les cubes de poivron à l'appareil, les câpres et des feuilles d'estragon ciselées
  • Saler et poivrer
  • Verser dans les moules à muffins
  • Cuire une vingtaine de minutes à Th 7, la lame d'un couteau doit ressortir sèche

Pour le Cake courgettes feta et curry

Le cake aux courgettes et feta est un classique de mes apéros dînatoires, je l'ai déjà présenté sous une autre version ici , avec de l'aubergine. Je le fais avec beaucoup de légumes, ce qui le rend onctueux à souhait.

Ingrédients:

  • 400 à 500 g de courgettes
  • 200 g de feta (on peut en mettre moins ou faire moitié feta/ moitié avec un autre fromage à pâte dure)
  • 200 g de farine
  • 1 dl d'huile d'olive
  • 1 dl de lait
  • 50 g de gruyère ou de parmesan (mieux, le parmesan, plus de saveurs)
  • 3 oeufs
  • 1 sachet de levure
  • Basilic frais
  • épices (moi, j'ai mis 1cc de curry)
  • sel et poivre
  • Marche à suivre:

    • Eplucher les courgettes, les couper en petits dés
    • Les mettre à cuire dans une poêle, avec un filet d'huile d'olive, en les salant légèrement, pour qu'elles rendent leur eau, à feu moyen (pendant 25 à 20 minutes, en remuant régulièrement pour qu'elles n'attachent pas et cuisent uniformément), saupoudrez-les du curry
    • Mettre le four en chauffe, th 6/7
    • Pendant ce temps, battre les oeufs en omelette
    • Après avoir intimement mêlé la farine et la levure, les ajouter aux oeufs, avec l'huile et le lait.
    • Bien mélanger pour qu'il n'y ait pas de grumeaux, ajouter le parmesan râpé
    • Couper la feta en petits dés (comme ce type de fromage ne fond pas à la cuisson, de la taille des morceaux dépendra l'effet recherché : plus vous voulez sentir la feta, plus les morceaux doivent être gros et inversement)
    • Une fois que les courgettes ont bien fondu dans la poêle, réserver
    • Ajouter les courgettes et la feta à la préparation de base
    • Ajouter le basilic frais légèrement ciselé, le poivre noir fraîchement concasser, et saler éventuellement (attention, parmesan et feta sont déjà des fromages salés)
    • Mettre la préparation dans un plat à cake et enfourner entre 40 et 45 minutes : le cake est cuit quand la lame du couteau ressort sèche (moi, je dis à peu près sèche, parce que j'aime qu'il reste très moelleux)

    Bilan des courses:

    Comme je le disais, le cake aux courgettes et à la feta est un grand classique à la maison. C'est un des préférés , réclamé à corps et à cris par mes frérots (imaginez le très sexy appel du "un cake aux courgettes, un cake aux courgettes la Turtle", avouez qu'avec ça, on sait qu'on est une femme parfaitement accomplie!).

    Plus sérieusement, avant de découvrir cette façon de cuisiner les cakes, j'étais plutôt brouillée avec eux. Souvent présents sur le buffets, je les trouvais toujours étouffe-chrétien, parfaitement insipides et, qui plus est, caloriques. Bref, ils n'avaient aucun avantage à mes yeux. Oui, mais ça, c'était avant de réaliser cette version aux légumes. Ce cake a l'avantage d'être extrêmement onctueux, alors même qu'il est parfaitement cuit, avec une croûte croustillante sous la dent. La courgette ajoute en bouche sa texture fondante et sa douceur, laquelle est agréablement relevée par le goût typé du curry, épice qui s'associe admirablement avec la saveur de ce légume. J'y ajoute régulièrement des petites graines de sésame grillées ou des graines de tournesol, ce qui apporte une petite saveur supplémentaire et accentue le petit côté croquant sous la dent.

    En somme, ce cake est croustillant, tandis que son coeur est tendre et généreux. Une fois que l'on a goûté cette recette, nul retour possible vers des classiques cakes jambon olives, parole de Turtle!

    Servez-le avec une belle salade variée, chaud ou froid (mais à mes yeux, il est meilleur chaud), et vous aurez un repas complet et équilibré!

    Les muffins aux deux poivrons et au thon étaient en revanche une première et je dois bien dire qu'ils ont eu un franc succès. Je les ai imaginé après avoir fait le dip poivronné au thon, ayant fort apprécié ce mélange de saveurs. (Pour les ingrédients, j'ai fait en fonction du contenu du frigo et en suivant mon intuition. Je les ai appelé muffins, puisqu'ils étaient faits dans des moules à muffins, mais je m'excuse tout de suite auprès de ceux que l'application de ce terme à mes petites choses choquerait pour cause de non respect de La recette du muffin). Ces petits muffins ont été bien vite dévorés et ont surpris bon nombre des invités. Comme pour la recette précédente, la texture est onctueuse, les poivrons verts ajoutent une touche un peu piquante, tandis que la douceur du poivron rouge compense le tout, les câpres dispensent leur légère saveur acidulée, l'estragon se marie à merveille avec le thon... Du bonheur et l'été dans la bouche!

    Bien sûr, les ingrédients des deux recettes peuvent être réinterprétés à l'envie. Pour être plus tendance, ou de saison, on pourrait tout à faire y intégrer du potiron, des poireaux, ou tout autre légume de saison. Mais, si vous croquez dans l'une ou l'autre de ces petites choses, c'est l'odeur du sable fin mêlée à celle du monoï et l'impression délicieuse de retrouver quelques instants la saveur d'un soir d'été qui vous submergeront furtivement, discrètement et après cela, si vous ne considérez toujours pas que la Vie a définitivement l'art de vous surprendre, alors.....

    Conté par Alhya at 11/04/2006 11:45:00 AM | 79 comments Fiche recette