A Turtle in a Kitchen

a déménagé

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Désolée pour le dérangement...

A Turtle in a Kitchen: juin 2008

juin 24, 2008

Yerevan, 29 ans, et quelques petites Billes apéritives sur des cures dents

Je sais. Ce titre est affligeant. En même temps, pas facile-facile de trouver un titre me permettant d'un coup d'un seul d'introduire tout ce que comporte ce billet sans autre fil conducteur que moi-même (en toute simplicité. Tiens, c'est une remarque que pourrait avoir cette chère Gisèle Bundchen, celle qui répond, lorsqu'on lui demande à quelle personne on la compare le plus souvent, le très sobre "à moi même": j'adoore!).
Bon, ça y est, je me perds. Reprenons depuis le début. Il était une fois une Turtle qui avait disparu de la blogosphère, laissant tous les membres de cette dernière terriblement désemparés (si, si, ne faites pas semblant, je sais que vous étiez inquiets). Les thèses les plus improbables et effrayantes circulaient déjà : avait-elle été terrassée par un raton laveur? Adoptée par le peuple Arménien? S'était-elle noyée dans sa thèse? Avait-elle définitivement oublié le chemin de sa Kitchen? ou s'était-elle enfuie dans un coin archi reculé de sa chère Bretagne, se réconfortant de cidre, de kouign amann et autres galettes de sarrasin, loin du monde hostile?
Rien de tout ça, à vrai dire. La Turtle, déjà rentrée depuis quelques quinze jours d'Arménie, a d'abord continué à ne pas toucher terre, persistant à être toujours entre deux lieux, deux départs, et deux challenges professionnels.
Une vie menée à cent à l'heure, pendant plusieurs semaines, à être au four et au moulin, en Arménie, à Nancy, puis en Haute Loire, et un retour intense sur la thèse. Ajoutez au tableau un atterrissage difficile, comme chaque fois que je perds, quelques jours, cette dernière de vue (et même si je sais que ces parenthèses où je respire m'apportent cette possibilité de renouveler mon regard, point essentiel), et vous avez un panel assez représentatif des dernières semaines.
En somme, la Turtle voyageuse avec une valise en forme de maison caparaçonnée sur le dos s'est transformée en Turtle totalement mobilisée par le travail.
Ceci expliquant cela, ce blog n'est plus alimenté, ce qui me frustre infiniment. Je vais donc tenter de reprendre aujourd'hui le fil de ces dernières semaines...

Yerevan, place de la République

Le mont Ararat, au loin




Il y a tant à dire.

Commençons par ces derniers jours où j'ai à nouveau du admettre le fait qu'une thèse est une construction permanente, que l'on touche et retouche jusqu'à obtenir enfin le tableau que l'on avait en tête depuis l'origine.

Le thésard (ou peut être devrais-je dire la Turtle thésarde) procède par étapes : dans les premiers temps, avançant par petites touches éparses, il se laisse guider par son intuition, laisse sa pensée se former, progressivement, et relativement sans angoisse. Puis vient une seconde phase, celle où il prend conscience de la cohérence (ou l'incohérence, mais on ne lui souhaite pas ;-)), de ce qu'il est en train de tracer, au fur et à mesure qu'il prend un peu de recul par rapport à l'ensemble. C'est à cet instant précis que sa main se met à trembler, car il prend alors conscience qu'il lui faut encore préciser et affiner les contours du dessin, et que, plus il les précise, plus les imperfections éclateront au grand jour. Il sait qu'il doit avoir alors le trait sûr car un seul trait malheureux peut gâcher le tout...
ça, c'est pour le contexte général. Imaginez qu'en plus, j'ai eu la bonne idée de commencer à former les membres de mon futur jury, que je suis allée attirer dans les mailles de mon filet en leur vendant un produit fini qui ne l'est pas! (Franchement, je pense que j'ai loupé ma vocation, j'aurais dû être commerciale: vous savez, du style qui vend des maisons sur plans... ;-))

D'abord toute contente d'avoir ainsi posé les jalons d'une future libération, j'ai, dans une sorte de "second effet Kiss Cool", réalisé que je m'étais ainsi mise au bord de la falaise, et qu'il était temps de commencer à respirer plus profondément, parce que cela signifiait que j'allais très prochainement sauter à l'eau... Folle, je suis! Tant pis. De toute façon, il va bien falloir y aller! Et la main recommence à trembler...


En remontant un peu le temps, on tombe sur mon anniversaire. Une énorme soirée, organisée avec la complicité de celle qui, depuis des mois, est devenue une amie intime, et qui a bien voulu m'aider à accueillir les trente personnes que j'avais convié à célébrer un anniversaire placé sous le signe du "Last Year Before"... un tas de choses très importantes, ou plus anecdotiques, qui devraient arriver l'an prochain.


Cette petite fête, je l'avais programmée avant de partir pour l'Arménie, pas du tout inquiète à l'idée de devoir organiser cette dernière trois jours après mon retour. J'étais alors persuadée de revivre en Arménie, si ce n'est une expérience aussi fabuleuse qu'en Égypte, à tout le moins approchante.


Pourquoi de telles certitudes? Sûrement parce que cette opportunité de partir en Arménie m'avait été précisément offerte là-bas, à l'instant précis où, confortablement installée face aux Pyramides juste éclairées par le soleil déclinant, je devisais autour d'un verre, avec mes comparses de voyage. Un téléphone, sonnant à l'improviste pour proposer à l'un de nous ce nouvel opus de nos aventures universitaires et le chargeant de recruter des collègues, quelques regards échangés, hilares, avec mes deux amis, et nous devenions de nouveaux Mousquetaires de l'enseignement à l'étranger.


Ainsi, je ne me doutais pas, en lançant les invitations pour mon anniversaire que, de l'Arménie, en plus d'une grosse fatigue liée au manque de sommeil, et d'une crève monumentale, finissant presque de m'achever physiquement, j'allais ramener cette drôle d'impression d'avoir vécu quelques cinq jours infiniment déstabilisants.
Pour être tout à fait honnête, je me sentais, en rentrant de ce pays, si fatiguée que j'aurais bien volonté cédé à la facilité d'annuler purement et simplement la petite fête. Mais c'était sans compter l'énergie téméraire et la présence de mes amis, bien décidés pour leur part à festoyer autour d'un barbecue. Leur enthousiasme et leur présence m'ont définitivement convaincue qu'il était de mon devoir d'affronter le buffet gargantuesque imaginé dans l'urgence 3 jours avant.

Je me suis donc, une nouvelle fois, laissée porter par l'euphorie ambiante, sans résister, ni trop chercher à comprendre ce qui m'arrivait, ne retenant que la chance que j'avais de connaitre celles et ceux qui ne lâchent pas, quelles que soient les circonstances.
Cuisinant à 4 puis 6 mains, nous avons enchaîné durant 48 heures les gâteaux, verrines et autres salades, ayant vocation à accompagner les grillades. Malgré mon apparent lâcher prise, j'avoue que lorsque la pluie omniprésente depuis quelques jours m'a définitivement contrainte à organiser la soirée à l'intérieur, je n'ai pas bronché, mais n'en ai pas moins intimement pensé que, définitivement, j'aurais mieux fait d'annuler... Et là résidait bien toute la faiblesse de mon imagination!

En somme, il m'a fallu attendre de voir que les premières grillades, préparées pour l'occasion, se mettaient tranquillement à cuire sur trois énormes barbecues placés sur la terrasse, sous l'auvent, pendant que la grande majorité de mes plus fidèles amis arrivaient par grappes, tout sourire, s'agrégeant alors, tout naturellement, près de la cheminée pour les uns, dans le salon ou la cuisine pour les autres, créant autant de petits groupes au sein desquels les uns et les autres se mêlaient, discutaient, et rigolaient, pour pouvoir définitivement plonger dans ce moment absolument parfait.
Je suis encore sacrément émue en repensant à l'immense générosité dont ils ont fait preuve par la qualité de leur présence, autant que par leurs cadeaux, ce soir-là. Je souris en compulsant toutes ces photos où des gens hilares partagent jusqu'à très tard dans la nuit les conversations, les verres et les plats dans un plaisir manifeste ! Au delà de cela, croiser leurs regards, voir leur sourire, me font très clairement prendre conscience que chacun, à sa manière, est important dans ma vie.
Je m'émerveille encore de leur capacité à se mêler, malgré le fait qu'ils ne se connaissaient pas, très souvent, ayant tous croisé ma route pour des raisons différentes, où à des époques distinctes. Et pourtant, l'alchimie a pris. Certainement qu'au fond de moi, je n'en doutais pas vraiment, lorsque je lançais les invitations à l'attention de tous ceux et toutes celles qui, au cours de ces dix dernières années, ont compté. Il n'empêche. Il est infiniment déstabilisant parfois de s'apercevoir, ne serait-ce qu'au cours de quelques instants magiques, que l'on connaît quantité de gens merveilleux.
Sans compter qu'en faisant pour moi de cette soirée un moment tout bonnement parfait, ils m'ont aidée sans le savoir à déposer enfin ma valise, lourde d'impressions confuses et déstabilisantes, ramenée d'Arménie.

L'Arménie....


Comment parler de ce voyage sans risquer de paraître injuste, partiale, ou blessante pour ceux qui aiment plus que tout ce pays ?

Comment ne pas accentuer des aspects ressentis si violemment, tandis qu'ils ne reflètent sûrement que partiellement la réalité?

Buttant sur cette difficulté, j'ai plusieurs fois effacé les billets écrits et même un instant renoncé à en parler ici. Avec un peu de recul, je me dis que, finalement, les sentiments nuancés ressentis là bas ne sont ni plus ni moins subjectifs que ceux décrits à mon retour d'Egypte. Et ce, dans la mesure où dans les deux cas, je ne témoigne ici que de ce que j'ai vécu, sans prétendre à aucun moment détenir la vérité sur ces pays.

Pour l'Arménie, cette vision est d'autant plus relative que je sais n'avoir découvert, au cours de ces cinq jours, que les chemins d'Yerevan, la capitale, et, surtout, n'avoir rencontré que quelques arméniens, pour l'essentiel dans le cadre de l'Université, ce qui influence fondamentalement mon regard.

Ces préalables étant posés, si j'essaie de comprendre pourquoi je me suis sentie si vite sur la défensive, dès les premiers instants passés à fouler les pavés d'Yerevan, je revois notre arrivée, en début de soirée.
Etre alors accueilli à l'aéroport d'un pays totalement inconnu, par un chauffeur de taxi ne parlant pas notre langue, et se bornant à tendre subitement un téléphone, où une personne dont on ne sait rien indique simplement que le taxi va nous conduire dans notre appartement, et qu'il convient de lui donner 5000 diram, sans autre explication. Drôle de sensation de malaise et de solitude. De celle que l'on ressent en pénétrant dans une maison dont la porte est ouverte, sans qu'il y ait de maîtresse de maison pour vous aider à vous familiariser avec les lieux.

Vues de la Rue Abovyan, l'une des rues principales d'Yerevan, partant de la Place de la République

Dès le lendemain matin, à peine débarqués à l'Université pour évaluer les mémoires de fin d'études des étudiants arméniens au nom de l'Université française, sentir qu'il va y avoir confrontation, et que les dès sont partiellement pipés. Mélange de défiance et de méfiance, de manipulation et d'intimidation de la part du corps enseignant et des autres membres du jury, issus du milieu professionnel.
Très vite, réaliser que nous ne sommes pas en "terre amie", que cet affrontement latent avec des membres de l'Université Arménienne, bien décidés à nous imposer leur propre conception d'une évaluation où la méritocratie n'est qu'une figure de style et où la naissance importe plus que le niveau réel des étudiants, n'est que le reflet d'un système corrompu où l'intimidation règne principalement.
Immense malaise pour nous, ressenti d'autant plus violemment que nous n'étions pas préparés à une telle découverte et qu'il nous fallait définir nous même quelle était notre marge de manoeuvre dans ce partenariat engageant l'université française elle-même.
En rire et tenter de défendre nos conceptions, au moins à la marge, telles ont été nos premières armes. Et, très vite, nous avons ainsi retrouvé nos marques. Seul l'inconnu est finalement déstabilisant. Une fois que l'on comprend comment fonctionne le système, l'on peut s'en accommoder, voire tenter de le modifier. Ne nous arcboutant plus sur nos critères habituels, et ne nous présentant plus, dès lors, comme les défenseurs d'un modèle universel, nous avons appris à jouer avec ce nouveau système, compris au fur et à mesure comment influencer ses rouages, sans dramatiser aucunement les "petites défaites", et en apprenant à intervenir sur la petite marge de manoeuvre dont nous disposions finalement, afin de tenir compte de ce qui nous semblait être la vraie valeur du candidat que nous écoutions au cours de ces journées de soutenances interminables.


Les trois premiers jours, nous avons ainsi dilué notre énergie à mener ce qui prenait les allures d'un combat. A l'heure du dîner, nous repartions de l'Université, un peu dépités, pour découvrir une ville impalpable, fuyante, cachée, si difficile à ressentir.

La froideur apparente de ce peuple, dissimulant probablement une grande pudeur, nous laissait tels trois ovnis, perdus sur des routes presque désertes, très loin du fourmillement et du foisonnement "capharnaümesque" de l'Egypte, malgré quelques étonnants traits de ressemblance.

Un peu désoeuvrés, ne sachant comment entrer à proprement parler en contact avec ce lieu, nous avons tenté d'en observer les signes caractéristiques. Nous avons arpenté les quartiers de la ville, succession d'immeubles tous construits sur le même modèle, reflets d'une ancienne Arménie soviétique qui se délabre, et sur les ruines de laquelle le libéralisme s'est développé, tel un champignon, laissant subsister les signes improbables, et relativement tristes à nos yeux, de son passé.





Nous avons ainsi observé les contours d'une ville submergée par une vague de libéralisme économique, proliférant sans aucun cadre, prenant la suite sans transition d'années de dictat.
Une ville où règne dans certaines rues "le clinquant" caractéristique des plus grandes capitales d'Europe, et le culte de l'argent dont il témoigne


Tandis que derrière l'apparence, partout règne le chaos, la saleté, la pauvreté, soulignant violemment la tristesse et l'inquiétude d'un peuple blessé dans sa chair, qui ne participe pas à cette ouverture économique si soudaine, et en subit tous les excès. Une ville qui offre au regard les plus grands signes extérieurs de richesse, tandis que le peuple a à peine de quoi se nourrir.


Après ces quelques semaines, il me reste de l'Arménie l'image d'un pays à la croisée des chemins, hostile au regard d'européens qu'ils perçoivent arrogants, et dont ils sont intimement persuadés qu'ils sont venus là pour les juger, présentant leur modèle libéral et prétendument égalitaire en étendard.... L'image d'une ville reflétant par toutes ses pores la période de transition dans laquelle elle se situe.
Un pays tourné vers un avenir qu'il lui appartient de définir entièrement, en partant de l'héritage si complexe dont il bénéficie.

Il me reste encore l'image de la campagne, située à quelques kilomètres à peine de Yerevan, mais qu'il faut plusieurs heures pour rejoindre, tant les infrastructures routières, défoncées et aussi trouées qu'un vaste gruyère imposent de conduire lentement. Un réseau routier reflétant l'absence cruelle d'un Etat se définissant autrement qu'en tant que force purement contraignante. Et, perdus au sein milieu de ces immenses paysages verts, presque déserts,
quelques lieux
Qui, en dépit de leur beauté, ne dissimulent jamais totalement l'extrême pauvreté qui les entoure, laissant cette impression persistante qu'il n'importe plus à personne de construire ce pays. Que les mille et un chantiers de cette ville en train de se reconstruire par petites touches diffuses, et sans logique apparente, ne sont portés que par l'intérêt personnel des plus forts, sans que la plupart des arméniens, aux moyens bien trop modestes pour partager une vie à peine moins chère qu'en Europe, aient le courage d'y participer, ou d'en imposer les courbes.


Il me restera encore de ce voyage l'immense frustration liée à la quasi-impossibilité d'établir le contact avec la population.

Même si, au cours des derniers jours, quelques visages...



ont balayé d'un revers de main ceux, plus hostiles, des plus puissants, et rendue plus forte encore l'impression générale de n'avoir pas pu, ou su, rencontrer ce peuple à l'histoire si lourde ...
Il me restera enfin l'immense certitude que cette expérience était à faire, et que j'avais au moins raison sur un point fondamental, lorsque j'acceptais en Égypte de participer à ce voyage : j'avais à mes côtés les deux personnes les plus à même de m'aider à faire de ce voyage une riche et belle expérience.
Allez, pour me faire pardonner d'avoir mis tant de temps à écrire, voici une première recette réalisée à l'occasion de mon anniversaire. Une recette toute simple, faite pour l'apéritif et très appréciée à en croire la rapidité avec laquelle elle a disparu!

Il s'agit de Petites Billes de chèvre frais, herbes fraîches, et raisins frais ou noisettes et piment d'espelette


Ingrédients:


  • 2 fromages de chèvre frais, type Petit Billy

  • Une 20 aine de brins de ciboulette frais, ou de feuilles de persil plat, ou encore de basilic frais, au choix

  • Une 20 aine de noisettes entières

  • Quelques grains de raisin blanc frais

  • Sel, poivre

  • Un peu de sirop de riz, ou de sirop d'érable (facultatif)

  • Quelques gouttes de jus de citron

  • Huile de noix ou d'olive très parfumée

  • Piment d'Espelette ou paprika

Marche à suivre:

  • écraser le fromage frais dans un bol, à l'aide d'une fourchette, pour qu'il s'assouplisse, en ajoutant quelques gouttes de jus de citron et un soupçon d'huile d'olive ou de noix bien parfumée, et, éventuellement, à peine de sirop de riz ou d'érable pour adoucir la force du chèvre frais.

  • Ciseler les herbes fraîches et les incorporer, délicatement, saler et poivrer selon les goûts.

  • Diviser la préparation en deux. Dans l'une d'elle, ajouter des morceaux de raisin blanc coupé en petits cubes, en veillant à enlever les pépins. Dans l'autre, ajouter un soupçon de piment d'espelette ou de paprika (on peut aussi ajouter quelques morceaux très fins de poivrons, pour ajouter du croquant). Vérifier l'assaisonnement et rectifier si nécessaire (notamment en ajoutant un peu de sirop d'érable ou de riz, si vous trouvez la préparation un peu amère)

  • Former alors des petites billes à l'aide de la préparation, en roulant l'équivalent d'une petite cuillère entre les paumes des mains, rapidement.

  • Rouler ensuite les billes sans raisin dans les noisettes préalablement grossièrement découpées au couteau et placées dans une petite assiette

  • Disposez les billes dans des assiettes au frais, en ajoutant des pics pour le moment de l'apéritif

Bilan des courses:

Personnellement, je suis entièrement fan de ce type de préparation pour l'apéritif, et elles s'imposent naturellement à moi dès que viennent les beaux jours.

D'une, parce que cette recette est ultra simple et rapide à réaliser.

De deux, parce qu'elle est fraîche, et ne coupe pas l'appétit, avant le dîner.

De trois, parce qu'avec ces deux associations, j'ai mélangé les textures et associé des saveurs dont je raffole, et que l'on ne pense pas forcément naturellement à marier, en plus, j'ai fait un carton plein!

De quatre, parce que c'est esthétiquement une pure merveille, de mon point de vue !


De cinq, parce que le principe de cette recette donne lieu à toutes les variations possibles et imaginables.

D'ailleurs, parce que ces petites billes ne constituent pas même une recette, tant elles se font toutes seules et sont adaptables, je ne vais pas développer plus que cela leur intérêt gustatif. Je vous laisse les faire, si vous voulez le découvrir. Néanmoins, parce que je suis une Turtle super sympa, avant que vous vous lanciez, je vous soumets deux petits conseils, que l'expérience me permet de transmettre (la grande, grande classe ;-))!).


Si vous réalisez la plus classique, celle mêlant le croquant de la noisette, la fraîcheur piquante de la ciboulette, et le piment d'Espelette, au chèvre frais, je vous invite à l'associer à un soupçon de sirop sucré, afin que le chèvre frais ne marque pas le pas sur les autres saveurs.


Si c'est la plus originale qui vous a tapé dans l'oeil, celle mêlant cette fois la suavité du raisin blanc, et le piquant de la ciboulette et du persil plat au chèvre frais, n'oubliez pas de la sublimer à l'aide d'une huile d'olive très parfumée, qui soulignera la rondeur en bouche du tout.


Si après tout ça, vous ne testez pas, c'est que, véritablement, il ne me reste plus qu'à m'exiler en Arménie ;-)!

Conté par Alhya at 6/24/2008 01:05:00 PM | 28 comments Fiche recette